La transparence nuit-elle à la sincérité dans réseaux sociaux d’affaires ?

Résumé : les réseaux sociaux, spécialement en matière d’affaires, nécessitent la confiance et la confiance nécessite la transparence. Cette vérité admise de tous supporte-t-elle des exceptions ? Visiblement oui. Parce que la transparence encombre l’échange d’éléments qui parasitent sa qualité, amènent à des décisions irrationnelles au regard de la qualité intrinsèque de la proposition d’affaire… Bref, la transparence nuit à la sincérité. L’exemple d’une plateforme de réseau d’affaire anonyme nous questionne donc des questions telles que  : confiance dans l’invividu vs dans le système, anonymat vs impossibilité d’être identifié et, au final, nous amène à nous demander si trop de transparence et trop de “people centricity” ne sont pas contraire à l’objectif de l’établissement d’une relation d’affaire.

 

Cela fait quelques temps qu’on parle de la possibilité d’être ou non anonyme sur un réseau social. Certaines plateformes, comme Google +, veulent obliger les gens à y utiliser leur véritable identité et non un pseudo, là où d”autres laissent le choix à chacun. Au delà de ça, il y a aussi les us et coutumes, la “bienséance sociale” qui, selon les outils, encourage telle ou telle pratique. Il y a pleins de raisons d’avoir un pseudo sur twitter (ne serait-ce qu’à cause de la limite de 140 caractères…), ça peut sembler déplacé sur Facebook et totalement hors de propos sur LinkedIn.

Maintenant, si on m’avait posé la question il y a quelques semaines j’aurais dit que je suis favorable à l’utilisation des vraies identités. Ayant une utilisation plutôt professionnelle de tous ces outils, j’aime savoir à qui je parle. De la même manière même si je peux accepter de “liker” la page d’une marque, hors de question de devenir “ami” avec elle lorsqu’elle détourne le profil utilisateur à des fins autres que celles pour lequel il a été prévu. Quant à twitter je fais la différence entre “pseudo non indentifiable” et “pseudo identifiable” : on peut utiliser un pseudo pour différentes raisons (marque personnelle, séparation de plusieurs thématiques et activités qui y sont relatives) tout en ne cachant pas l’identifié de la personne qui est derrière.

Alors bien sur, il y a le cas de régimes politiques un peu “spéciaux”, les risques liés à la profession etc… qui peuvent créer des exceptions légitimes. Mais, a priori, j’aurais dit préférer que l’identité de tout interlocuteur soit clairement identifiable. C’était jusqu’à une rencontre qui a eu lieu début septembre.

Un ami vient me trouver et me dit “je dois te montrer un truc….un réseau social anonyme”. “Un quoi ?”. “Un réseau social fondé sur l’anonymat”. En temps normal je me serai écroulé de rire mais connaissant bien la personne en question je me suis dit qu’il fallait peut être que je lui accorde quelques minutes pour qu’il me montre sa découverte.

Il s’agit d’un réseau social professionnel, de type LinkedIn ou Viadeo mais avec une différence notable. On s’y inscrit sous son vrai nom, qui est d’ailleurs validé, et plutôt que retrouver ou inviter son réseau sur la plateforme, on partage juste les noms des personnes qu’on connait. On ne donne à l’outil que les noms (qui n’ont qu’une valeur relative), pas les coordonnées ou emails des personnes. Si, par exemple, je dis que je connais Anthony Poncier, Directeur chez Uséo (exemple pris au hasard), toute personne qui cherche à le rencontrer devra passer par moi (ou une autre personne connaissant Anthony), m’expliquera pourquoi il veut le contacter. Démarre une discussion qui a pour but, pour moi, de valider que cette demande a du sens et de la valeur pour Anthony. Et ce de manière anonyme (je ne connais pas le nom du demandeur…qui ne sait pas qu’il me parle à moi). Je peux décider que ça n’en vaut pas la peine et stopper  la conversation ou alors décider qu’au contraire ça a du sens. A ce moment là on peut décider de faire tomber l’anonymat, procéder à la mise en relation, voire discuter des conditions de cette dernière (commissionnement par exemple).

Pourquoi l’anonymat ? J’ai pu en discuter avec Philippe Mangeard, le fondateur de JKPM, la plateforme en question. [Read more...]

YouOnTheWeb : découvrez les enjeux du personal branding le 28 mars

image-14Après un Barcamp couronné de succès l’année dernière, l’équipe de l’ESC Lille remet le couvert cette année avec YouOnTheWeb : Une journée complète pour Co-apprendre, sensibiliser, partager, échanger autour de l’identité numérique.

Il s’agit d’un concept vaste, nébuleux, parfois appréhendé sous l’angle réducteur de l’autopromotion, ce qui n’est pas fait pour le servir.

La réalité est toute autres : gestion de sa vie privée, de son image, de son employabilité, valorisation de ses expertises en interne dans l’entreprise… personne n’y échappe.

L’impact est également plus profond : cela pose des problématiques évidentes de recrutement pour les entreprises (mais doit on parler de recrutement ou de rapprochement…), de capacité pour le manager à travailler en réseau, à identifier et valoriser les compétences, créer un climat d’apprentissage continu par l’échange d’expérience…

Bref autant de sujet qui seront abordés au long de la journée avec des experts mais également des entreprises qui ont commencé à lancer des démarches innovantes dans ce domaine. [Read more...]

Réputation en ligne : un peu de régulation s’impose

La problématique est simple : avec la démultiplication des réseaux en ligne il devient pour le moins difficile de ne pas laisser de trace sur internet. D’ailleurs même si on ne laisse aucune trace d’autres peuvent en laisser pour vous en parlant de vous. Ca n’est pas le propos de cet article mais la question de la visibilité et de la réputation professionnelle au sein même des entreprises commence d’ores et déjà à se poser mais avec moins d’accuité : en interne on cadre davantage ses propos et l’hypervisibilité est plus un atout pour ceux qui savent s’en servir qu’une menace pour ceux qui la négligent.

A mon avis cette question n’aura plus lieu d’être dans quelques années : avec l’expérience cette gestion deviendra naturelle et les individus seront très attentifs à ce qu’ils rendront visible, au bon “dimensionnement” de leur réseau et de leur périmètre selon l’objectif poursuivi, bref à ne plus mélanger torchons et serviettes d’une part, et la serviette de la maison et celle de la cantine d’entreprise d’autre part.

Reste qu’avec l’état d’immaturité actuel d’une grande part des utilisateurs, nombre sont les casseroles qui trainent ça et là (objectivement parlant, car subjectivement chacun assume le fait de dévoiler tel ou tel pan de sa personne peu importe l’opinion que les autres peuvent en avoir), et, pire encore, il reste les traces que les autres ont laissé pour nous.

Deux moyens de contrebalancer ceci : prendre soi même la parole et “noyer” les informations indésirables selon le sage principe qu’il vaut mieux que les conversations nous concernant aient lieu avec nous que sans nous, ou faire appel à ce que j’appelle un “nettoyeur”, activité dont je parlais ici il y a plus d’un an.

Je pensais ne pas avoir à revenir sur le sujet mais il s’avère qu’il est revenu sous les feux de la rampe durant ce week-end. [Read more...]

The Todeka Project : entre réseaux sociaux et identité numérique

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Les réseaux sociaux et l’identité numérique sont deux problématiques clé du moment, et probablement des questions importantes pour l’avenir même de nos activités en ligne.

Un nouvel acteur est en train de se mettre en place, “The Todeka Project”. Il me semble bien qu’il s’agisse d’un Ziki au périmètre élargi qui intégrerait, en plus, la certification de l’identité. Pour en savoir plus inscrivez-vous ici.

Pour le pitch… [Read more...]

Venyo vous aide à vous batir une réputation online

venyoDans un monde qui interagit et collabore la notion de confiance devient une donnée centrale. Ebay et Amazon l’ont bien compris, qui intègrent depuis longtemps des systèmes de notation / évaluation de leurs membres.

Le but de Venyo est de vous permettre de valoriser la confiance que l’on vous porte sur le net. Comment ? En faisant noter vos publications par vos lecteurs et ainsi évaluer la qualité de vos contributions. Si tout le monde trouve que ce que vous écrivez est bon vous aurez donc un excellent indice de confiance. Vos lecteurs peuvent associer un tag à une note ce qui permet de voir votre indice de confiance en fonction de mots clé. Bien entendu tout cela est formalisé dans un “indice” appelé le Vindex.
Cela me conforte dans ma vision de l’importance de la confiance et de la réputation dans les communautés virtuelles (attention : la communauté peut être virtuelle mais l’impact en termes de business, emploi etc. peut être lui réel et quantifiable). [Read more...]

Nettoyeur de réputation

poubelleLa gestion de la réputation est un thème d’actualité tant il est important de faire attention aux trace qu’on laisse sur la toile. L’approche plébiscitée jusqu’ici était de maitriser son e-dentité en publiant soi même ce que l’on désire porter à la connaissance du monde plutôt que laisser les autres parler de nous à notre place.

Un pas de plus vient d’être franchi aux USA avec reputationdefender. Un discours bien huilé qui peut faire froid dans le dos vous fait comprendre que quelle que soit votre situation il ne doit rien rester de compromettant pour vous sur le web. Alors on vous propose de tout effacer. Auraient ils une technologie spéciale? Non, juste une armée d’avocats prêts à bondir sur le mondre webmaster pour qu’il fasse le ménage dans ce qu’il a pu publier sur vous.
Bien entendu c’est payant (différentes formules jusqu’à $15 par mois).

Des outils pour gérer votre e-dentité

Une petite note sur trois outils que certains d’entre vous connaissent déjà afin de manager votre e-dentité, c’est à dire avoir un meilleur contrôle de l’information émegent en tête de liste lorsqu’on fait une recherche sur votre nom pour internet.

- claimid vous permet de créer et d’organiser les articles que vous écrivez par des bookmarks que vous pouvez ensuite tagger et organiser comme bon vous semble. Vous pouvez également y adjoindre les articles où l’on parle de vous. Pas mal mais à améliorer…j’aimerais par exemple qu’il puisse enregistrer automatiquement les articles que je publie chez moi, afin de n’utiliser le mode manuel que pour les blogs collaboratifs où j’écris occasionnellement. (exemple: mon claimid)

- ziki vous permet d’aggréger les flux rss de tous les endroits où vous publiez, qu’il s’agisse d’articles, de photos, de bookmarks. Dommage, comme pour claimid, qu’on ne puisse y ajouter manuellement un article que l’on a publié sur un blog multi-auteur. Vous pouvez également chercher dans ziki des personnes qui utilisent les mêmes mots clé que vous par exemple.

Un autre point à noter, ziki a commencé à acheter des liens sponsorisés avec les noms de ses membres: on tape votre nom dans google et une pub renvoyant vers votre ziki apparait en haut de liste. Pratique. On peut se dire qu’on arrive au même résultat en tenant un blog sous son nom, mais dans l’esprit c’est bien vu (visiblement si cela vous gêne vous pouvez demander à ce qu’ils suspendent ce service au cas par cas). Exemple: mon ziki.
- Naymz (que je viens de découvrir) c’est un peu la même chose que ziki sauf que vous le nourissez avec des liens vers des sources (blogs, boomarks del.icio.us) ou des profils (linkedin, openbc..). Il affiche donc ces liens mais pas le contenu. Par contre il ne fonctionne pas qu’avec google et optimise votre présence dans d’autres moteurs de recherche. Exemple: mon profil naymz.

Des outils de networking pratiques non?

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