Une petite note en forme de revue presse étant donné que vous pouvez trouver dans une seule revue des articles susceptibles de vous intéresser. L’édition de février de “Management” comporte un dossier sur les réseaux et un sur les limites des indicateurs de performance. Deux sujets qui comme vous le savez me tiennent à cœur.
Et si vos indicateurs vous amenaient dans la mauvaise direction ?
Quoi qu’on en dise et même si le petit monde de l’entreprise dite 2.0 a longtemps été frileux avec cette notion, la mesure est essentielle à l’entreprise. Très simplement parce qu’elle permet de valider, piloter et comprendre ce qui est fait.
Mis à part les expérimentations (encore que…) et les cas d’extrême urgence où le plus grand brouillard règne, on ne fait rien en tendant un doigt mouillé au vent.
Ceux qui ont essayé de faire évoluer quoi que ce soit dans une entreprise, et l’entreprise 2.0 ne fait pas exception à la règle, même à un niveau quasi anecdotique, ont déjà certainement eu affaire à la dictature de l’indicateur. En effet il arrive que la nouveauté fasse virer un ou plusieurs indicateurs au rouge. Pour être plus précis on déduit un impact négatif sur la performance en fonction de ce que les indicateurs nous disent.
Et si on se posait la question hautement hérétique de savoir si finalement il n’arrive pas que les indicateurs nous amènent à l’opposé du but recherché ?
Essayez vous de repousser vos limites ou d’améliorer des indicateurs ?
Quelle que soit la période dans laquelle on se situe, quelle que soit la situation de l’entreprise, l’objectif reste de toujours mieux faire. On lance une foule de projet, on change ce qui peut être changé, le tout avec des résultats pour le moins variables qui vont de la régression à l’amélioration en passant par le status quo. Quoi qu’il en soit il faudra de toute manière recommencer très rapidement que ce soit pour réparer les pots cassés ou pour améliorer une fois de plus un résultat positif.
Doit on en penser que dirigeants et managers sont voués à être éternellement confronté au mythe de Sisyphe ou qu’un peu d’ordre gagnerait à être mis dans tout cela afin de concentrer les efforts sur des projets qui réussissent ?
Quand la recherche de la performance vous amène à vous tirer une balle dans pied…ou pensées sur la financiarisation de l’économie et du management
Quelques idées en vrac que je vous livre brut de décoffrage. Tout est parti d’un échange de mail.
Moi : “mais vous avez des projets 2.0 dans ton entreprise”
Lui (ton désabusé): “pff non…on est bien trop concentrés sur le présent pour de telles préoccupations à long terme”
Echange classique, mots très (trop) souvent entendus. On entend souvent également “on a pas le temps”, “on est pas prêts”, “mais quel est le bénéfice”…mais au delà de ça quelles réalités cet échange a priori anodin recouvre t’il ? Il s’agit en fait de nombreux postulats qui au fond sont autant d’éléments bloquants pour l’entreprise. Loin de moi l’idée de dire qu’ils ne sont pas fondés, bien au contraire ils le sont le plus souvent. Ce sont parfois les conséquences qu’on en tire qui amènent à des comportements pour le moins surprenants.
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