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Gestion De L’information Et Des Connaissances | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Les documentalistes, nouveaux leviers pour dynamiser votre entreprise

Tout est parti de cette première note sur la médiathèque de l’ESC Lille et de quelques discussions avec la responsable d’un service documentation, un métier que je n’avais jamais cotoyé ni appréhendé jusqu’alors. Alors je me suis livré à un rapide sondage dans mon entourage sur la vision que les gens avaient de ce métier au sein de leur entreprise.

Je pense que résultat de ce micro-trottoir ne surprendra personne. On me parle du “gardien du temple de la connaissane”, de la personne qui “sait ou l’information se trouve”. Avec également une vision très “archiviste” de l’information en question. J’ai l’impression qu’on me parle de vieilles reliques poussiéreuses qui n’intéressent que ceux qui veulent parfaire leur connaissance du passé, sans grande utilité au quotidien. Et d’ailleurs qu’on pense “information papier”, personne ne me parlant d’informations concernant l’actualité, de veille, ni d’information numérique. Et je revois en pensée l’antique dame qui me disait ou trouver un recueil de jurisprudence des années 50 dans mes premières années de fac de droit après s’être plongée dans une boite de fiches qui faisaient bien leur age et devaient être d’époque. Une blague circulait d’ailleurs que la dame, le recueil et les fiches étaient entrés dans la bibliothèque la même année pour ne jamais en sortir.

Rien à voir avec les discussions que j’ai pu avoir avec la personne concernée. Rien à voir avec ce qui a été mis en place à Lille. Vision déformée de la réalité ou les entreprises ayant compris l’importance des enjeux liés à ce poste sont elles encore minoritaires ? Cela doit tenir des deux. [Read more...]

L’art du management de l’information

Merci à Brainsfeed d’avoir attiré mon attention sur cette interview de Tom Davenport dans Les Echos.

Je me permet de citer leur bref résumé :

Le Journal Les Echos nous a proposé, hier (19.02.08), un intéressant article rédigé par Thomas Davenport sur la gestion de linformation. Dans ce document, le professeur de la School of Management de lUniversité de Boston nous recommande (entre autres):

  • darrêter de penser et parler de la plomberie (technique) au profit de leau (information)
  • de réfléchir au constat que le succès de la gestion de linformation repose à 5% sur la technologie et à 95% sur la psychologie (Tom Peters) alors que les entreprises ne consacrent pas 1% de leur budget aux problèmes humains
  • de commencer par cartographier la présence de linformation dans lentreprise (sans attendre la mise en place de systèmes de gestion de linformation)
  • de briser la main mise des techniciens (informaticiens) sur les fonctions de gestion de linformation
  • daider les documentalistes à sapproprier les nouveaux métiers de gestion de linformation
  • de prendre exemple sur la télévision et la presse en ce qui concerne la diffusion de linformation

[Mise à jour] : j’ajouterai également cette phrase tirée in extenso de l’article

“Aujourd’hui, il est extrêmement facile pour un employé individuel de créer sa propre base de données indépendante. Si elles veulent faire aboutir leur projet de standardisation de l’information, les entreprises n’auront donc d’autre solution que de faire valoir des facteurs de motivation.”

Je n’aurais pas dit mieux.

Quelque chose à ajouter ?

Les nouvelles technologies changent notre rapport au monde

Rien de tel pour comprendre à quel point notre société se trouve à un point d’inflexion que d’en appeler à l’avis non pas d’un technophile sur lequel pèsera une présomption de prosélytisme mais à celui d’un philosophe reconnu qui se pose davantage en observateur de notre société avec un recul que nous n’avons parfois pas le temps de prendre.

Je vous conseille donc de regarder avec attention cette longue intervention de Michel Serres qui nous explique comment, à son avis, les nouvelles technologies changent aujourd’hui non seulement notre rapport à l’information mais également au monde. Et de se rendre compte que les transformations vont largement au delà du seul fait d’utiliser des outils pour faire ce qu’on faisait autrement avant.

“Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents” nous dit il. L’occasion pour nous de réfléchir à cette phrase dont il convient, à mon avis, de tirer toutes les conséquences pour ne pas se fourvoyer sur les chemins que nous suivons. L’outil nous condamne à devenir intelligents, il ne nous rend pas intelligents.

A méditer.

Via le JP-Blog.

Les enjeux d’une bonne gouvernance de l’information et l’importance des réseaux informels

Alors que la place de l’information dans la performance de l’organisation va crescendo, se pose naturellement la nécessité de mettre en place une gouvernance adéquate.

Une gouvernance pourquoi ? Parce que qui dit opportunité dit risque et que c’est en se protégeant intelligemment contre ces derniers qu’on évite un jour de jeter le bébé avec l’eau du bain en fermant tous les robinets et mettant tout sous un contrôle disproportionné et contre productif. Et parce que dans un monde où on n’a pas encore le reflexe de mettre l’information a profit (souvenez vous que l’avenir de l’informel passe par sa connection avec le formel…et que la valeur se créera demain sur cette capacité à lier les deux) il n’est pas superflu de se doter d’un mode d’emploi de l’information.

Il s’agit d’un enjeu stratégique qui revêt d’étranges similitudes avec le débat entreprise 1.0 / 2.0. [Read more...]

Comment la technologie va transformer l’entreprise en 2008

Encore une étude fort intéressante de chez…McKinsey bien sur. Elle est disponible ici et a été très bien commentée ici.

Que dire de plus ? Distribuer l’innovation améliorer la “connexion” entre les individus, extraire davantage de valeur des intéractions humaines, transformer l’information en business…je serais tenté de dire qu’à force on commence vraiment à cerner ce qui nous attend dans les temps à venir.

Repenser l’information : encore un autre changement de paradigme

Je dis souvent que connecter individus et information (et surtout individus via l’information) est une donnée clé de la performance organisationnelle dans l’économie de la connaissance. Il importe notamment de comprendre que si une partie du capital informationnel de l’entreprise, une partie infime en proportion mais capitale en raison de son caractère structurant doit être figée, stockée, gravée dans le marbre, le reste, qui était jusqu’à présent négligé au point de ne pas être capitalisé, revêt une importance nouvelle.

Globalement il s’agit de considérer qu’une part sans cesse croissante de l’information doit être vivante, considérée comme un flux et non un stock, sujette à évolution et non à cristallisation.

Rien de mieux pour illustrer ceci que cette vidéo trouvée chez Sébastien. (PS : Si je rate ou ais raté le billet où tu développes ton point de vue merci de faire un trackack ou laisser un commentaire ici afin que l’on puisse suivre.)

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C’est d’ailleurs ce à quoi Alexis Mons faisait référence il y a déjà quelque temps : l’information est un flux et une matière maléable, un outil et non plus uniquement un produit fini.

Cela nous amène également à envisager une nouvelle segmentation des savoirs. Une personne me disait dernièrement “cela ne sert donc plus de mémoriser tant tout change rapidement ? “. Je n’irai pas jusque là, justement. Mais il va falloir clairement accepter qu’il existe des fondamentaux que chacun doit maitriser afin, justement d’avoir un minimum de bases qui permettent de participer à l’intelligence et l’enrichissement collectif…et que le reste sera en perpetuelle évolution. Avec les indidences que l’on imagine sur les mécanismes de contrôle et de validation…

L’entreprise 2.0 face à la productivité (1) : approche contextuelle

Comme promis et avec un brin de retard quelques pensées suite au débat pertinemment lancé par Rodolphe Helderlé sur la notion de productivité à l’aune de l’entreprise 2.0 (ou des outils 2.0… mieux vaut attaquer la réalité de la question de s’échiner sur des questions de périmètre). J’en profiterai pour distiller quelques réflexions sur le ROI de ces mêmes sujets, les deux sujets étant intimement liés. Bien entendu je ne prétend en aucun cas avoir la formule magique et toute réflexion sur des phénomènes en cours de maturation ne peut pas essence être exacte sauf à savoir prédire l’avenir. En attendant donc le marc de café 2.0, essayons de prendre un peu de recul sur ce que nous pouvons constater concrètement aujourd’hui. Et comme j’ai promis de ne plus faire des notes de 15 pages, celle-ci sera donc divisée en différentes parties publiées au long de la semaine.

[Read more...]

Quelle valeur pour l’information ?

La question de l’information est centrale dans le paradigme de l’entreprise 2.0. On a besoin de faire intéragir davantage de personnes par le biais d’échanges le plus souvent informels, c’est une donnée qui semble de plus en plus acquise. Tout cela, nous le savons aussi, parce que le contexte de l’économie du savoir (de la connaissance, de l’immatériel….choisissez ce qui vous sied le mieux) fait que la matière première nécessaire à la création de valeur se trouve dans la tête des collaborateurs, et pas ailleurs.

Bien entendu, il faut du temps pour acquérir l’information à titre individuel, il en faut également pour la restituer à la collectivité, puis encore un peu pour qu’un individu récupère ce qui a été restitué, l’enrichisse éventullement et rende le tout disponible…et ainsi de suite dans un schéma “acquisition, traitement, restitution” qui se répète à l’infini. C’est là que le bat blesse souvent : chacune de ces activités prend “un certain temps”. Cela peut aller de 30 secondes pour partager une information captée à l’extérieur comme une heure pour se livrer à une analyse profonde. Entre le manager qui dit “mes collaborateurs ne sont pas payés pour produire de l’information car ça les empêche de produire tout court” et le collaborateur qui culpabilise car il a peur qu’on pense qu’il ne travaille pas…. nous avons là un frein énorme à la constitution d’une organisation apprenante adaptée à la compétition dans l’économie du savoir, tirant le meilleur profit de ses knowledge workers, captant sa connaissance informelle (seul moyen de la valoriser). [Read more...]

Les freins au partage de l’information

Le partage de l’information est essentiel dans l’entreprise en réseau. C’est identifié comme un chantier clé par le management, par la direction, qui se plaignent le plus souvent du manque d’engagement des collaborateurs dans des attitudes de partage. Ce qui est amusant c’est que les freins auxquels se heurte le management….il les a posé lui même et font partie intégrante de son mode de fonctionnement.

Vu chez Vincent, qui l’a repris de chez Peter-Anthony Glick, dix freins (non exhaustifs) au partage d’information.

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Donner l’information à la bonne personne…et faire confiance

L’information transmise dans l’entreprise est le plus souvent inexploitable car transmise à la mauvaise personne. De plus nous n’avons le temps de traiter tout ce qui nous parvient (ça me rappelle quelque chose…).

Si on arrive à identifier le vrai décideur (ou de manière plus générale celui qui, au sein de l’entreprise, peut nous aider à avancer) on raccourcit les cycles de prise de décision et on devient plus performant.

Cela pose également la question de l’importance de la confiance au sein de l’entreprise (j’y rattacherai également les notions d’autonomie et droit à l’erreur).

Un excellent article que je vous conseille chez Keyros.