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Innovation | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

L’entreprise de demain ? Une galère !

Je n’apprendrai rien à personne en disant que pour faire comprendre un concept nouveau à quelqu’un qui n’a aucun background en la matière, l’analogie avec quelque chose de connu est souvent le moyen le plus pédagogique de parvenir à quelque chose. Remarquez que ce moyen est également très pratique pour que la personne en question aide son “instructeur” à remettre un peu les pieds sur terre. Bien sur, on essaie de choisir une analogie qui “parle” à la personne concernée, soit en fonction de son contexte soit parce qu’il s’agit d’une référence connue et partagée de tous.

Au hasard d’une discussion l’autre jour, quelque chose m’est venu à l’esprit pour parler des sujets “2.0″, “social” et autres. Ca ne vaut que ce que ça vaut mais c’est l’été, les vacances, alors on peut se permettre quelques légèretés.

Prenons l’exemple d’une galère. Vous savez bien, ce bateau avec des messieurs qui rament, d’autres leur hurlent dessus et un qui dirige. Essayons de nous imaginer l’évolution de la galère entre l’époque dite “1.0″ et l’époque dite “2.0″. [Read more...]

Doit on encadrer la collaboration ?

Résumé : avec l’arrivée du social software dans l’entreprise est né le rêve d’une collaboration auto-générée, auto-pilotée qui s’affranchirait de tous les cadres et les règles pour produire des résultats hors du commun. La vérité est toute autre et tout le monde en convient aujourd’hui. Devant l’abondance des choix le collaborateur est perdu d’autant plus que pendant longtemps la “proposition d’usage” du lui a été faite n’avait pas de sens par rapport à ses contraintes quotidiennes et ses objectifs. Tom Davenport nous suggère donc le limiter le périmètre collaboratif afin de renforcer sens et focus : des outils précis pour un temps donné et un objectif défini. SI ce mode de fonctionnement a fait ses preuves et semble aujourd’hui indispensable dans le travail quotidien et pour l’utilisateur lambda il ne faut pas jeter pour autant l’idée de l’entreprise “communautaire” fonctionnant par simple sérendipité : les deux se complètent mais ne concernent pas les mêmes tâches, les mêmes sujets, les mêmes besoins. Mais il faut reconnaitre que l’option de Davenport concerne beaucoup plus de monde et, surtout, s’applique à améliorer ce qui est le plus vital et le plus directement lié à la création de valeur.

Avec l’arrivée des outils 2.0 dans l’entreprise est né le mythe d’une collaboration globale, organique, où chacun se mettrait à collaborer avec les autres pour non seulement faire son travail mais en plus réaliser des choses exceptionnelles, inattendues, hors des silos organisationnels. Et force est de reconnaitre que cela ne fonctionne pas. Ou du moins pas de la manière dont on l’espérait.

La raison en est simple et a souvent été traitée ici et ailleurs. Tout partait du caractère inéluctable et universel du réseau et des communautés. Or :

- le réseau est une chose à ne pas confondre avec les communautés…qui ne sont pas non plus des équipes.

- les communautés sont des communautés et n’existent que par le volontariat de ceux qui veulent créer des choses hors et en plus du flux de travail. Donc pas nécessairement la collaboration comme on l’entend traditionnellement.

- à l’inverse du web où les personnes utilisant un outil donné et ayant des pratiques communes se retrouvent pour réaliser des choses ensemble, l’essentiel du travail en entreprise se fait en équipes constituées ce qui impose d’unifier pratiques et outils au sein de ces équipes. La différence est énorme entre réunir ceux qui ont changé et changer ceux qu’on a réuni…

Le paradigme “2.0″ est donc incomplet dans le cadre des activités de “production” traditionnelles si on ne l’amende pas quelque peu. Ce qui me rappelle deux choses : [Read more...]

Rejoignez moi pour le “Social Business Jam” du 8 au 11 février

Vous avez certainement déjà entendu parler des “Jams” d’IBM. Au départ il s’agit d’une pratique interne, visant, sur une période courte, à stimuler les échanges sur un sujet donné afin de favoriser l’innovation. Certains Jams ont ainsi réuni plus de 150 000 personnes en ligne.

La semaine prochaine IBM organise un Jam sur le Social Business (la nouvelle appellation de l’entreprise 2.0) et invite toute personne intéressée à rejoindre l’événement en ligne pour discuter des sujets suivants :

  • Building the Social Business of the Future
  • Building Participatory Organizations Through Social Adoption
  • Using Social to Understand and Engage with Customers
  • What does Social mean for IT?
  • Identifying Risks and Establishing Governance

L’événement sera animé en ligne par de nombreux grands noms du sujet, accompagnés de quelques “VIP” qui participeront aux discussions en ligne. La liste est relativement impressionnante  et prestigieuse. J’ai l’honneur d’avoir été invité à faire partie de cette équipe aux coté de quelques noms qui ne vous sont certainement pas étrangers.

Je vous invite donc à nous rejoindre pendant ces trois jours pour participer à ce moment d’échange et d’innovation.

Pour cela il suffit de vous inscrire en cliquant ici : http://ibm.co/joinsbjam … et de nous rejoindre pendant le JAM à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit vu que l’événement est planétaire.

Au plaisir de vous retrouver nombreux en ligne à cette occasion…(et de montrer une forte présence française…ce qui ne gâchera rien…)

Vous cherchez la solution à une problématique business ? Ne démarrez pas un plan media sociaux…

Résumé : malgré une nette amélioration de la maturité générale sur le sujet, on continue à trop entendre des démarches incantatoires du genre ‘si vous n’utilisez pas les médias sociaux vous allez mourir”. Non seulement le caractère systématique du discours appliqué à tous les sujets agace les décideurs et nuit à sa crédibilité mais, en plus, il les induit en erreur. Se dire que les médias sociaux sont le seul moyen d’arriver à quelque chose amène à construire des stratégies centrées sur l’utilisation de l’outil au lieu de construire des stratégies pour résoudre une problématique. Jamais un outil ne contribuera à exécuter un plan qui n’existe pas.

Clairvoyant comme à son habitude, Luis Suarez disait il y a quelques temps “Ne commencez pas par les outils, ils ne sont pas votre destination finale“. Je suis certain que contrairement à il y a encore deux ans tout le monde finit par intégrer et comprendre ce point de vue et que même du coté des éditeurs on admet, même si c’est parfois contre nature pour des personnes qui vivent de la vente de licence, que le produit n’est qu’une partie d’une démarche de changement plus globale.

Oui mais…

Le petit monde des convaincus des médias sociaux pêche encore par trop de prosélytisme. La question n’est pas tant la justesse du discours que son caractère systématique et manichéen. Prenez une problématique métier quelle qu’elle soit, il suffit qu’elle devienne un peu à la mode pour qu’on ait droit au “Si vous n’utilisez pas les médias sociaux pour…….votre entreprise risque de…..”. A décliner à l’envi : “Si vous n’utilisez les médias sociaux pour innover, impliquer vos collaborateurs, partager, communiquer avec vos clients…. , votre entreprise risque de mourir, de devenir obsolète, de perdre ses clients…..”. Vous allez voir que demain il faudra utiliser les media sociaux pour repeindre le hall d’accueil.

Un discours qui pose des problèmes en termes de crédibilité….et qui est d’une certaine manière tromper car en partie faux.

Un problème de crédibilité d’abord.  Les décideurs entendent ce type de discours depuis quelques années, décliné sur tous les sujets possibles et imaginables et leur caractère systématique tend à agacer et affecter leur crédibilité. A chaque problème on leur dira qu’il faut utiliser les médias sociaux pour le résoudre…il ne faut donc pas s’étonner qu’ils n’y prêtent plus attention car non seulement ils s’attendent à ce qu’on le leur dise mais en plus cela transforme de plus le monde le petit monde des médias sociaux en secte qui ne prêche que pour sa paroisse en permanence.

Rappelons nous notre jeunesse. Et les discours des parents essayant de nous faire manger des choses que nous apprécions peu. “Tu dois manger ça pour grandir / ne pas être malade / être bon à l’école / ne pas être fatigué”. A chaque fois qu’on se sentait un peu malade ou faible on devinait la réponse avant même d’avoir fait état de notre problème. Et, logiquement, ça nous agaçait ou nous faisait sourire, mais ne nous amenait jamais à consommer l’aliment détesté.

Mais il y a pire : le discours est faux. Disons le crument : Dire que si une entreprise n’utilise pas les médias sociaux pour innover, impliquer ou je ne sais quoi il lui arrivera les pires choses est une escroquerie intellectuelle. Vous avez un problème d’innovation, d’implication de vos collaborateurs, installez donc une plateforme adéquate et attendez… Vous risquez d’attendre longtemps avant que quoi que ce soit ne se passe. [Read more...]

Rien ne se perd, rien ne se crée, tous se transforme…mais pas par hasard

Résumé : il y a un chainon manquant dans le discours sur l’entreprise 2.0 qui ne rassure pas les entreprises. On leur demande un effort certain pour générer de l’information, créer des connexions entre collaborateurs, on leur explique les bénéfices évidents qu’elles peuvent en tirer sans expliquer pour autant la mécanique qui assurera la transformation de ce potentiel informel en résultats concrets. L’absence de cet élément dans le discours est d’ailleurs surement une raison pour laquelle il manque beaucoup de matière à la difficile argumentation sur le ROI. Cette transformation, trop souvent gardée sous silence, voire rarement prévue, relèvera certainement de la mise en place de mécanismes organisationnels, managériaux, d’un travail sur les process.

En fait si un chimiste regardait une entreprise au travers du principe attribué à Lavoisier, il se dirait qu’il est impossible de sortir quoi que ce soit d’un tel système :

• Rien ne se perd : faux, l’entreprise perd tout. Elle perd ses savoirs non capitalisés au fil des départs en retraite ou des démissions. Qu’il s’agisse de la NASA ou de Boeing, certains ont l’ont déjà appris dans la douleur, mais tout le monde n’a pas encore commencé à préparer le futur. Pire encore, elle n’arrive même pas à retrouver ce qui est encore entre ses murs. “Si HP savait ce qu’HP sait on serait trois fois plus productifs” disait un PGD d’Hewlett-Packard… et bien le problème reste d’actualité.

- Rien ne se crée : c’est la différence entre l’entreprise et la chimie : l’entreprise crée, innove et crée des choses nouvelles. Voilà pour la théorie. Dans la pratique elle ne crée pas, ou plus exactement pas assez. Pas assez d’innovation, pas assez solutions à des problèmes nouveaux (ou pas assez vite) : on peine à trouver de quoi résoudre les problèmes…sans parler de la capacité de mise en œuvre et d’initiative.

• Tout se transforme : effectivement…à condition qu’on le veuille. Non seulement une réaction ne se passe pas par hasard, en tout cas pas dans l’entreprise qui a consciencieusement construit des silos de manière à ce que les éléments ne se mélangent pas et qui, qu’on le veuille ou non, doit garder toute réaction sous contrôle ou en tout cas en estimer la dangerosité potentielle en cas de perte de contrôle pour savoir, justement quel degré de contrôle lui appliquer. L’héritage taylorien et la peur chronique de la nouveauté ayant la vie dure…on opte en général pour le “tout silo” et “tout contrôle”…ce qui fait qu’au final on transforme peu, si ça n’est par chance ou parce qu’un manager monte un laboratoire clandestin.

C’est là que les choses deviennent intéressantes. Nombre d’entreprises ont tout de même saisi l’ampleur de l’enjeu et se disent qu’elles devraient favoriser la transformation si elles ne veulent pas se retrouver en difficulté dans très peu de temps. Favoriser la capitalisation et le partage de l’information, briser les silos, et tout cela pour créer, innover davantage, plus vite…c’est un chantier en cours (ou prévu) dans beaucoup d’organisations et dans le jargon des initiés on parle de “passage à l’entreprise 2.0″.

Mais, pour être honnête, un grand nombre hésite à passer le pas, se demandant si le jeu en vaut la chandelle. Et attend toujours des réponses à cette question. Certains parleront de calcul de ROI, je suis plus enclin à dire qu’elles veulent la certitude que quelque chose va se passer. Dit en d’autres mots, elles veulent des garanties quant à la transformation, ce qui est une question à double tranchant car d’un coté elle apporte la réponse à une question stratégique mais, d’un autre coté, cela impose d’envisager un changement profond dans le quotidien, ce qui fait peur. Mais c’est bien là que réside la différence entre un vrais progrès et un simple projet cosmétique. [Read more...]

Venez parler des “New Polymath” avec Vinnie Mirchandani

Parmi les conférences qui m’ont le plus marqué à Boston le mois dernier fige l’intervention de Vinnie Mirchandini, l’auteur de “The New Polymath”. La raison en est simple : il nous apporte une vision à la fois opérationnelle, pragmatique, sociétale, technique et humaine d’une nouvelle forme d’entreprise en phase avec son temps, opérant un parallèle intéressant avec la pluridisciplinarité des artistes de la Renaissance.

En quelques mots c’est un parfait condensé de toutes ces problématiques de co-évolution des Hommes, de l’Entreprise, de la société et des technologies qui sont au cœur des réflexions de beaucoup d’entre nous, et des nouvelles hybridités qui se mettent en place en termes de business models, de compétences etc… et que nous devons apprendre à maitriser.

Dans les heures qui viennent “The New Polymath” sera (enfin) distribué en Europe (et donc en France) (Le site de l’ouvrage est ici si vous voulez en savoir davantage et la table des matières est un menu très appétissant).

Plus important encore, et c’est l’objet principal de ce billet, Vinnie sera à Paris le vendredi 23 Juillet et nous nous proposons de réunir de manière informelle tous ceux qui veulent le rencontrer, partager sa vision, parler de son livre avec lui au cours d’un tweetup.

Vous êtes donc cordialement invités à nous rejoindre le Vendredi 23 Juillet au Delaville Café, 34 bd Bonne Nouvelle 7510 Paris à partir de 18h30 pour un agréable moment de discussion dans une ambiance conviviale. Il parait même que Vinnie aura quelques exemplaires de son livre sur lui pour les offrir…

Il vous suffit de vous inscrire ici (indispensable pour qu’on puisse dimensionner la salle…). Même si vous n’êtes pas utilisateur de twitter (comment est-ce possible…) il y a un lien pour s’inscrire sur la droite de la page de l’événement.

Quelques informations indispensables (et en anglais) pour en savoir plus :

Featured Guest: Vinnie Mirchandani, author of recently published book, The New Polymath. And a raffle of few copies of the book.

The Book:

A Polymath—the Greek word for Renaissance Man—is someone who excels in many disciplines. From Leonardo da Vinci to Benjamin Franklin, we have relied on Polymaths to innovate and find creative solutions to the problems of the day. As our challenges have grown exponentially we need to bring together da Vinci, Franklin, and many more. The New Polymath is an enterprise that excels in multiple technologies—infotech, cleantech, healthtech, and other tech—and leverages multiple talent pools to create new medicine, new energy, and new algorithms. the diversity of today’s technology palette and to profile over 150+ innovative people,. products and places at::

  • Large multinationals such as GE and BP
  • Fast-growing, midsized companies like Cognizant and salesforce.com
  • The cleantech industry in China, farms in Ireland, and the back roads of Rwanda

The Author:

Mirchandani goes by the moniker of “Deal Architect,” and coaches enterprises on how to exploit disruptive technology trends. A former Gartner analyst and PwC consultant, he is now a prolific blogger, writing about technology-enabled innovation on his “New Florence, New Renaissance” blog and about waste in technology on his “Deal Architect” blog. He has keynoted at many business and technology conferences and has been quoted in the Wall Street Journal, BusinessWeek, The Financial Times, CIO Magazine, and other executive and technology publications.

The Tweetup:

In an informal setting Mirchandani will discuss major themes for the book and how he used social networks in every aspect of the book process – from research to editing to marketing as described in this blog post

http://florence20.typepad.com/renaissance/2010/07/an-enterprise-20-case-study-my-book.html.

Additionally, there will be a raffle for copies of the boo which is just starting to ship in Europe, so you could get one of the first copies in France.

Commentary on book:

Benjamin Fried, CIO, Google, Inc “Mirchandani inspires us to return to IT’s roots, with the transformative power that comes from putting technology innovation in service to business and society”

Andy Mulholland, Global CTO, Capgemini ” An excellent read on multiple levels: to learn from; to be entertained by; and most of all, to leave you wondering what you could personally achieve.”

Abbie Lundberg, former Editor in Chief, CIO Magazine “(The Book) is an absolute refutation of the idea that there’s a lack of innovation going on; it is a veritable firehose of innovation examples, presented by someone who knows what it takes to make innovation happen inside organizations large and small.”

Vos clients sont ils plus fiables que vos salariés ?

Qu’on nomme la chose “crowdsourcing”, “open innovation,” “innovation participative”,”innovation distribuée” ou encore qu’il s’agisse (et c’est la logique des choses) d’une brique d’un dispositif d’amélioration continue ou, pour en finir, d’une logique de “social crm“, la logique selon laquelle l’entreprise doit co-construire avec tous, salariés et clients, devient un fait acquis, quand bien même beaucoup de questions se posent quant à la mise en œuvre.

Il est certains questionnements qui reviennent de manière relativement récurrente :

- j’ai 30 000 salariés qui connaissent mon entreprise et mes produits alors pourquoi prendre le risque de s’ouvrir vers l’extérieur. On est bien assez nombreux comme cela.

- dois-je travailler avec mes salariés et les externes de manière conjointe ? dois-je isoler les uns et les autres dans différentes bulles ?

La vérité est que si l’entreprise qui s’engage dans une telle voie a un but, les participants, indépendamment de leur bonne foi, peuvent avoir des buts inconscients parfois divergents. Rien de grave mais encore faut il le savoir et agir en conséquence.

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Au fait, qu’est-ce qu’un CRM ? Et qu’est ce que ça devrait être

La force des acronymes c’est qu’on les mémorise. Leur faiblesse est qu’on en oublie vite le sens. Prenons par exemple le cas du CRM. CRM, faut il le rappeler, signifie “Customer Relationship Management” ce qui en français donne “Gestion de la relation client”. Je répète : gestion de la relation client.

Lorsqu’on regarde de plus près, force est de reconnaitre que le CRM a été dévoyé pour ne devenir, dans le meilleur des cas, qu’un outil de “sales enablement” (un outil servant aux commerciaux pour optimiser leur processus de vente) et, dans le pire de cas, un outil de reporting à destination de la direction des ventes sans aucun apport pour le collaborateur qui ne le renseigne qu’à regret, voire en baclant cette tâche fastidieuse.

N’en voulons pas au outils, c’est la notion même de “relation client” qui a été dévoyée. Eux n’ont fait que suivre. [Read more...]

Le talon d’Achille de l’entreprise 2.0 ? La décision.

Partons du principe que l’entreprise 2.0 arrive, par le biais de logiques mêlant community management et management socio-collaboratif, a rendre l’information et les individus plus accessibles et identifiables dans le but d’accélérer et faciliter l’exécution au quotidien, résoudre des problèmes et collecter les idées qui permettront de construire les produits et les modes opératoires de demain. Même si cela semble séduisant, y a une faiblesse dans le raisonnement.

Toutes ces dynamiques, ces informations ne génèrent aucune valeur en soi. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles mêmes si la valeur de ces procédés est intuitivement admise, il reste un brin de logique dans l’esprit des décideurs qui fait qu’ils peinent à voir la valeur tangible derrière.

Toutes ces choses, ce capital informel, humain, organisationnel etc… ne créent en fait qu’un potentiel. Un immense potentiel, soit, mais uniquement un potentiel. On en revient à ce que je disais par rapport aux cartes de stratégie. Tout cela ne sert que si réutilisé dans le cadre du business structuré et formalisé. Pour cela, il y a plusieurs moyens.

La routine sociale : qui incorpore la réutilisation des données générées par les utilisateurs dans le workflow quotidien.

• La décision : qui fait que quelque chose de nouveau sera utilisé ou commencé.

C’est ce second point qui nous intéresse aujourd’hui.

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Un manifeste “socialnomics”

J’avais attiré ici votre attention sur le terme “Socialnomics”. Quel intérêt ? Dans un monde interconnecté (et pas que par internet mais où les choses font que tout finit par impacter tout par ricochet), il importe de comprendre le contexte pour définir les systèmes (entreprise, projets, organisation, management…) qu’on désire mettre en œuvre. Essayons donc de synthétiser tout cela.

- le monde est plein de parties prenantes. Vous saviez déjà pour vos actionnaires, vos employés. Vos partenaires et clients également. Désormais vos clients et même vos non-clients entrent dans la danse : tous ont des attentes, tous ont des raisons de vous dire pourquoi ils vous font ou non confiance, tous peuvent à l’origine d’un mouvement de masse pouvant impacter positivement ou négativement votre business.

- les parties prenantes comptent autant que vos actionnaires : il devient de plus en difficiles de satisfaire les uns en mécontentant et ignorant les autres. Pire, ce sont même les premiers qui décident de ce qu’il faut faire pour satisfaire les seconds.

- la valeur est un flux. Comprenons par là qu’elle ne se crée pas au tiroir caisse où à la signature d’un contrat mais tout au long d’un flux (ça beaucoup l’avaient déjà compris) qui prend sa source hors de l’entreprise, la traverse, et retourne hors de l’entreprise.

- la localisation est un concept obsolète. On avait déjà commencé à comprendre que les intéractions “entreprise-parties prenantes” ne dépendaient plus de la localisation physique de ces derniers mais se déplaçaient en ligne. Mais en ligne ne signifie plus “le site de l’entreprise”, cela peut être partout, au gré des blogs, réseaux sociaux que chacun fréquente. Ce n’est plus au consommateur de rejoindre l’entreprise, c’est à elle d’être présente là où il le faut.

- la manière dont on fait du business est au moins aussi importante pour la performance que le business lui-même. Question de valeurs donc, de culture (ce qu’une entreprise comme Danone a identifié et mis à profit depuis quelques années déjà), mais également le retour en force (momentané ?) de l’éthique.

- Le fameux “to” de B2B, B2C, unidirectionnel laisse la place au “with” bijectif.

dans une économie de l’information, l’entreprise ne valorise que ce que le public n’est pas capable de créer par lui-même sans elle.

- lorsque l’entreprise communique avec l’extérieur (et d’ailleurs en “communication corporate interne” également), ce qui compte n’est plus tant le volume d’information poussé mais le niveau d’attention gagné.

Cela n’ira pas sans résoudre quelques challenges au nombre desquels :

- mettre en place le processus et les conditions “humaines” qui fera qu’on arrivera à intégrer la créativité et l’intelligence des parties prenantes dans les biens et services ainsi que dans le travail quotidien.

- manager la schizophrénie du collaborateur qui fait partie de l’écosystème des paries prenantes mais adopte des comportements radicalement différents lorsqu’il porte son costume de consommateur et celui d’employé.

- repenser l’entreprise, toujours en tant “qu’organisation à finalité productive”, mais non plus en tant qu’organe maitre d’un dispositif de “push”, “enterprise to market” mais en tant que cheville ouvrière intermédiaire d’une boucle “market to market”.

- repositionner les offres sur ce que la collaboration de masse entre internautes ne peut produire

- savoir trier le bon grain de l’ivraie dans la masse de tous les signaux, ne pas tomber dans l’excès inverse de la situation actuelle et se retrouver dans une posture de soumission qui rendrait l’action de l’entrepris incohérente et sa stratégie peu lisible.