De l’importance de favoriser les échanges et le dialogue interne : au tour de la FNAC

Pour ceux qui se sont intéressés à l’article que j’avais publié sur la plateforme web des salariés mécontents de chez Intel, deux autres exemples de ce qui se passe lorsqu’on refuse de laisser s’exprimer les opinions en interne.

Un premier que j’avais mentionné en commentaire sur l’article en question, GreenDotLife, concernant les salariés de Deloitte.

Le second, plus proche de nous, concerne les salariés de la FNAC : il s’agit de Blogofnac. Et dès le premier billet on est fixés.
Je suis le premier à reconnaitre que ce type de pratique n’est pas toujours inspiré par les meilleurs sentiments, et que l’entreprise concernée peut être également la proie d’une campagne mal intentionnée. Il n’en reste pas moins qu’on empêchera plus l’ouverture des dialogues. Et l’entreprise ne pourra l’ignorer sous peine d’être exclue d’une conversation la concernant.

Reste à se demander comment faire en sorte que tout cela ne se passe qu’en interne, et que la soupape de sécurité n’ait pas à exploser aux yeux du plus grand nombre.

Eviter que votre intranet ne se retrouve sur internet

Qui dit intranet 2.0 dit transparence et visibilité. Qui dit transparence et visibilité dit risque. Ce qui nous ramène une fois de plus à la compréhension qu’un environnement d’entreprise donné peut avoir du risque, de la manière dont il le tolère par rapport à ses enjeux.

L’exemple du blog où une banque invite ses collaborateurs à discuter de la manière dont elle est dirigée peut en avoir surpris, voir choqué quelques uns. Avec, bien entendu, le sous-entendu légitime “ça ne peut pas marcher chez moi”.

De quoi a t-on peur en fait ? Que les salariés parlent de ce qui va mal ? A la bonne heure, cela fait des années qu’ils en parlent à la machine à café ou par email. Que cela se sache à l’intérieur ? Il fort surprenant de se rendre compte que bien souvent seuls les opérationnels ont conscience des réalités de l’entreprise étant donné que dans un tel contexte on ne fait jamais remonter les mauvaises nouvelles aux décideurs qui ont ainsi une vision totalement éronnée de la réalité de leur propre entreprise (mais j’ai une jolie note en préparation là dessus…). Alors que s’ils avaient su…. Et puis on a jamais fait baisser la température en cassant un thermomètre.

Ce que je trouve dangereux avec de telles attitudes c’est qu’avec les moyens que chacun a à disposition hors de l’entreprise, ce qu’on ne voulait pas voir dit à l’intérieur de l’entreprise peut se retrouver étalé à l’extérieur. Ou comment faire d’une source de progrès potentiel une véritable bombe non maitrisable.

C’est que qui est arrivé il y a quelques temps chez Intel. Collaborateurs actuels et passés de l’entreprise se sont réunis pour maintenir ce site qui représente à mon sens le pire cauchemar de n’importe quelel entreprise. On y parle quand même de toute les erreurs de l’entreprise, de son management, des nombreux procès gagnés par les salariés contre l’employeur… Reste à savoir si plus d’ouverture en interne aurait permis d’éviter une telle catastrophe en termes d’image.
Cela vous inspire quelque chose ?