ICC 2008 ce sera les 13 et 14 octobre

Avec la rentrée vient son petit lot de conférences. Et dans les grands classiques que j’aime retrouver à chaque rentrée il y le salon ICC (Rencontres Innovation, Compétitivité et Connaissance), qui aura lieu cette année à l’Hotel Lutetia, pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’un des trop rares événements où les interventions font preuve d’une réelle compréhension des enjeux à un niveau macro plutot que d’essaier de faire de l’audience avec du “bling bling” sans aucun recul.

Première journée plutot orientée intelligence économique, mais l’évolution de l’entreprise ne va-t-elle pas dans le sens d’une veille économique interne systématisée qui semble être une réponse pertinente aux enjeux de l’économie de la connaissance ?

La seconde journée sera plus orientée vieille et entreprise 2.0.

Profitez de l’excellence du plateau d’autant plus, et c’est assez rare pour le souligner, il s’agit d’un évènement gratuit.

Par ailleurs, ceux qui avaient apprécié mon article sur l’innovation chez Finaref pourront en profiter pour écouter Carlos Diaz revenir sur ce cas.

Dans un futur billet quelques mots sur la web 2.0 expo de Berlin pour laquelle je vous properai des inscriptions à prix préférentiels.

L’entreprise n’est pas un vase clos : l’exemple de Starbucks

Qu’on se le dise, l’entreprise n’est pas une tour d’ivoire qui peut (sur)vivre en se protégeant du monde extérieur. Au contraire elle doit s’en enrichir et s’en faire un allié. Et ce pour différentes raisons :

- améliorer son benchmark en bénéficiant des retours et des idées de ce qui compte le plus pour elle : son marché, ses clients, sa ou ses communautés.

- éviter d’être dépassée : quoi qu’il en soit les individus parlent. Autant se joindre à la discussion et en tirer profit que faire la sourde oreille. On se déconnecte ainsi de son environnement et on se crée une image peu avenante.

- garder le contrôle : à mettre de barrières là ou une lame de fond se présente on prend le risque de voir le barrage céder. Alors qu’en canalisant le tout on crée une énergie que l’on peut mettre à profit.

- mettre en place une démarche d’intelligence économique à moindre frais.

C’est exactement ce que vient de décider Starbucks, via MyStarbucksIdea et dont Pascal Veilleux nous parle ici. Pas besoin d’en dire plus, son article résume fort bien la situation.

Un détail toutefois a propos du risque de voir la concurrence se nourrir des idées émises chez Starbucks. Pour moi c’est un faux problème : le même constat (qui est purement objectif et factuel) n’a pas la même conséquence selon les entreprises. En fonction de leur culture, deux entreprises traiteront la même information différemment et cela amènera à deux plans d’actions différents. Le marché est le même pour tous, par contre il faut y agir en fonction de ce qu’on est, pas en se prenant pour d’autres sous peine d’aller droit à l’échec.

Mais encore faut il avoir l’information…

En tout cas les places de marché de l’information sont une tendance de plus en plus lourde, un modèle qui n’en n’est qu’à ses balbutiements mais qui va certainement se construire peu à peu.

Innover c’est la santé

Premier point dont j’aimerais vous parler suite à la convention du MEDEF, l’impératif d’innovation. Une problématique que je vais lier ici aux questions d’intelligence économique car une bonne logique de benchmarking amène aussi à aller voir ce qui se passe à l’extérieur de la membrane de l’entreprise.

J’ai choisi ici de vous présenter trois vidéos. Les deux premières traitent de l’innovation en tant qu’enjeu non pas seulement pour l’entreprise stricto sensu mais pour tout l’écosystème entreprenarial européen : lorsque la performance de vos partenaires voire de vos concurrents contribue à votre propre performance. La troisième traite de l’intelligence économique vue comme source d’avantage concurrentiel, portée par le travail en réseau et l’utilisation de la connaissance.

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Utiliser le web 2.0 pour l’image de votre entreprise

Cela fait quelques temps que je n’avais pas abordé la question du “web 2.0″ hors de l’entreprise. Si les logiques ne sont pas toujours les mêmes que dans le cadre d’une utilisation interne, certains aspects sont communs. Notamment celui lié à la crainte de perdre le contrôle, de se retrouver dans un monde qu’on ne maîtrise pas. Avec un point commun : devant un phénomène inéluctable soit on se protège et on s’isole soit on le transforme en opportunité. Et ce d’autant plus qu’il s’agit d’information, vecteur à la fois de valeur et de réputation, et que l’entreprise étant de plus en plus poreuse, ce qui circule dehors est toujours amené à impacter ce qui se passe dedans. Encore une fois, on s’en sert ou on subit.

Tout cela pour vous signaler cette présentation issue de cet intéressant billet. En plus, autre bonne nouvelle, cela vient d’IDRH, preuve que les acteurs “traditionnels” s’intéressent à ce qui n’est donc plus de l’émergent mais une réalité avec laquelle il va falloir composer. Et plus les entreprises auront de partenaires aptes à les accompagner mieux ce sera.

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Intelligence économique ou collective ?

Réflexion intéressante chez Hervé Kabla puis chez YGG sur les notions d’intelligences économiques et collectives : que recouvrent elles, parle t’on de la même chose….

Mon avis la dessus :

- l’intelligence économique et l’intelligence collective représentent deux notions totalement distinctes a priori.

- toutefois dans le contexte actuel l’intelligence économique ne peut être que collective. Mais l’intelligence collective n’est pas forcément économique.

Pour les détails voir la réflexion d’YGG dans la quelle je me reconnais largement.

La surcharge informationnelle est un mythe

surchargeOn l’appelle aussi infobésité et elle est la cause de tous nos maux. Elle met sous stress celui qui ne fait pas gérer un tel volume d’information, elle est source de perte de productivité, et sa croissance se fait de l’avis de tous à qualité décroissante. Le mal est tellement profond que la lutte contre l’infobésité est une cause partagée des managers, DSI, RH…en bref de tous ceux qui sont intéressés au bon fonctionnement de l’entreprise.

Surcharge informationnelle. Vous y croyez, vous ? Parce que pour être franc je n’ai aucunement l’impression d’être surchargé d’information, bien au contraire. D’ailleurs je serais fort satisfait que l’on me donne des moyens d’en avoir encore plus. Primo je manque d’information, Secondo je suis certain que si j’en avais plus je gagnerai beaucoup de temps. Et je pense même que mon cas, loin d’être unique est plutôt une généralité.

Notre problème n’est en aucun cas la surcharge informationnelle qui n’est qu’une vue de l’esprit. Ce n’est pas l’information qui nous sature mais les données. Ce n’est pas qu’un simple changement de terminologie opéré par un tour de passe passe. Passer de la donnée à l’information peut entrainer des remises en cause non négligeables de pas mal de certitudes. [Read more...]

Des blogs sur les travailleurs du savoir

intelligencePour comprendre l’impérieuse nécessité de travailler autrement encore faut il savoir pourquoi et comprendre le monde dans lequel nous allons être amenés à évoluer, ses acteurs et leurs spécificités.

A ce titre je vous recommande les blogs des étudiants du Master Intelligence Economique et Communication d’entreprise de Poitiers dont les thématiques sont véritablement au coeur des enjeux de demain (et d’aujourd’hui également pour ceux qui ouvrent les yeux) :

Blog 1 : La notion d’autonomie chez les travailleurs du savoir

Blog 2 : Les médias face à l’Intelligence Economique

Blog 3 : Gérer ses compétences personnelles

Blog 4 : L’évaluation de l’information

(Info Via Outils Froids)
Tant que j’y suis, un coup de chapeau aux enseignants qui innovent en incluant de telles modalités de travail dans leur process pédagogique