Warning: strlen() expects parameter 1 to be string, array given in /homez.65/duperrin/www/wp-content/plugins/simply-exclude/simplyexclude.php on line 1449
Internet | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Le 2.0 va-t-il enfin apprendre l’entreprise ?

Comme je le disais dans une note précédente les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer. En général lorsqu’un phénomène nouveau émerge on enchaîne les étapes suivantes : extase et dispersion des initiatives même si ça n’apporte rien, rejet (car on a fait n’importe quoi avant et qu’en plus c’est bien de suivre la mode de ceux qui se mettent à critiquer) puis utilisation efficace et raisonnée.

Dans ce sens l’avantage de la crise, ramenée à l’entreprise 2.0, c’est qu’elle met définitivement un point d’arrêt à la première phase et va réduire la seconde à sa portion congrue car comme je l’expliquais ici il va falloir vite se concentrer sur des enjeux d’efficacité et mettre en place ce qu’il faut, peu importe le nom que ça porte.

Même si cela peut en choquer certains j’ai toujours trouvé qu’en général les contributions les plus intéressantes sur l’entreprise 2.0 venaient non pas du monde du 2.0 mais des professionnels de l’entreprise, bien qu’il y ait quelques heureuses exceptions. Normal, car par définition même, les uns essaient de trouver un espace d’expression pour des outils en rupture avec des modes de fonctionnement traditionnels alors que les autres essaient simplement de résoudre des problématiques business. Fort heureusement nous étions et sommes toujours dans un contexte où les deux se rejoignent.

Maintenant où cela nous mène-t-il ?

[Read more...]

La perte de temps n’est pas une question d’outil

Il s’agit là d’unes des principales objections érigées à priori contre l’entrée de tout ce qui rentre dans la catégorie du “social software” dans l’entreprise : cela ferait perdre du temps aux collaborateurs. Mais pour répondre à cette question il s’agit de bien identifier, au delà des mots, l’inquiétude qu’elle recouvre.

Parce que le mode de fonctionnement proposé, lui, n’appelle que peu de discussion : dans le contexte actuel on est plus efficaces en réseau qu’en silo, point. Mais alors pourquoi tant d’inquiétudes ? En fait on ne met pas en doute l’efficacité des outils mais l’usage en qu’en feraient les collaborateurs, des attitudes déviantes qui feraient d’un outil de productivité un outil d’improductivité.

Deux cas sont à traiter : celui, large, de l’accès depuis l’entreprise à internet, et celui de la mise à disposition en interne d’outils similaires à ceux qu’on trouve sur le net.

[Read more...]

Un bon manager se juge à l’usage que ses équipes font du net

Discours en vogue dans les entreprises : les collaborateurs perdent du temps sur les réseaux sociaux, et même sur internet en général. Il faut donc verrouiller tous les accès.
Si en matière de réseaux sociaux je pense que tout dépend de l’outil et de l’usage, et par conséquent je conseille de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, je trouve cette attitude plus que regrettable pour ce qui concerne internet en général.

Quels sont donc les motifs invoqués ?

[Read more...]

Digital Natives, e-culture et e-tudiants: ça vous inspire ?

On nous rabat les oreilles avec les digital natives, l’e-culture, le fait que ceux qui nous suivent transformeront le monde et l’entreprise. Mais qu’en est il exactement ?

Se pose également la question sous-jacente de l’utilisation des nouveaux outils dans le processus éducatif. Car le Digital Native est un Digital Learner, ce qui compte finalement peut être plus que tout le reste. Car s’il ne peut apprendre sa différence risque fort de ne rien lui apporter.

Avec comme le remarque justement brainfeed :

En filigrane, une question émerge. La fracture numérique est-elle vraiment là où on nous la montre? Que penser, alors de ces affirmations:

  • my parents use e-mail … I text instant message
  • 76% de mes professeurs n’ont jamais utilisé de wikis, de blogs, de podcasts…
  • une fois par semaine, 14% de mes professeurs me laissent créer quelquechose au moyen de nouvelles technologies; 63% ne le font jamais…

Il est urgent de s’intéresser aux étudiants du 21ème Siècle!

Le Web 2.0 en perspective

Une fois n’est pas coutume c’est plus de web que d’entreprise que je voulais pour parler ici en vous faisant part de mes premières réflexions suite à la lecture de Le web 2.0 en perspective : Une analyse socio-économique de l’internetde Franck Rebillard.

J’ai apprécié le recul rare dont fait preuve l’auteur dans ce qui est souvent présenté comme une révolution et un véritable changement du rapport de force entre individu et médias, et globalement du leadership des contenus sur la toile.

Loin de chercher à briser un mythe, il nous explique que ce que nous vivons n’est peut être pas si nouveau que ça, et surtout que le phénomène n’est pas si global qu’on le pense. Mais avec justesse il montre des tendances sous-jacentes beaucoup plus profondes qui prouvent que “quelque chose” se passe bel et bien. C’est justement parce qu’il tord le cou à quelques lieux communs si souvent cités en exemples qu’il arrive à donner du sens à des choses plus subtiles sur lesquelles on ne s’apesantit pas assez.

Alors même si on parle surtout de médias et pas des usages en entreprise j’estime l’ouvrage utile à qui voudrait, au delà des buzzwords et autre tartes à la crême, comprendre l’aspect social des évolutions en cours.

Je terminairai par…la conclusion

[...] nous plaiderons pour terminer en faveur dune place plus grande à accorder aux apports des sciences sociales dans l’accompagnement, notamment politique, des TIC. Il ne s’agit pas d’un playdoyer pro-domo, encore moins d’une revendication corporatiste, mais de la croyance sincère en la nécessité de contrebalancer la domination des visions technicistes par une réaffirmation de la composante intrinsèquement sociale du développement des technologies. Si nous voulons en maitriser le cours, ne pas rester aveugles face aux inégalités u’il peut générer ni en subir les conséquences dans une complètre inconscience, alors il est impératif de repérer les logiques et d’observer les modalités effectives de l’évolution des TIC en société.