Le prix Intrablog 2008 est lancé

C’est le printemps, le soleil est de retour…et comme l’an dernier le prix Intrablog viens nous apporter son lot d’air frais. Air frais parce qu’il nous permet de découvrir des individus, des initiatives d’entreprises qui élargissent notre vision du “champ des possibles” et apportent un peu de sang neuf dans l’écosystème de ceux qui s’intéressent aux bénéfices que les entreprises peuvent tirer de nouveaux modes de travail, de communication, supportés par des outils d’une nouvelle génération.

Je suis bien placé pour en parler, sachant ce que m’a apporté le prix que j’avais remporté l’an dernier et tous les échanges fructueux qui s’en étaient suivi avec des professionnels passionnés rencontrés à l’occasion.

Cette année je passe de l’autre coté de la barrière et intègre le jury. Un jury poids lourd puisqu’à nos amis de B-r-ent se joignent, entre autre, Claude Malaison, Jane McConnell, François Nonnenmacher et bien d’autres que vous découvrirez au fur et à mesure.

Une audience qui s’élargit en effet puisque le prix concerne désormais également le Québec. L’occasion d’apprécier le dynamisme de nos cousins d’outre-atlantique et les échanges de plus en plus nombreux entre les professionnels français et québécois, comme le prouve le débarquement massif de frenchies au prochain Webcom-Montréal où j’aurai la chance d’intervenir le 14 mai. Mais c’est une autre histoire.

Bref, quatre catégories ont été retenues cette année :

• Prix intrablog Intranet

• Prix intrablog Entreprise 2007

• Pris intrablog Initiative 2.0

• Prix intrablog réseaux sociaux

Pour tout savoir sur son organisation, règles, inscription , il suffit de cliquer ici.Pour remplir une fiche de candidature, il suffit de cliquer ici.

Pour en savoir plus, il suffit de cliquer ici.

La révolution du social computing chez Procter&Gamble

Pour tous ceux qui sont en quête d’exemples, de cas qui montrent que “c’est possible” et que “ça crée de la valeur” et que “ça n’est pas un truc de jeunes ou d’entreprises high tech” je vous invite à jeter un oeil du coté de chez Procter&Gamble.

Cela fait sept ans que les salariés de P&G utilisent des blogs ou des wikis pour créer et partager de l’information. En janvier l’entreprise a décidé de passer à la vitesse supérieure en proposant un point d’accès unique sur son intranet afin de proposer non plus des outils éparpillés mais une suite cohérente. Un grand chamboulement des les habitudes ? Certainement mais l’entreprise est confiante est est fière de compter 10 000 salariés sur Facebook et 16 000 sur Linkedin. Au fait qui parle de banir Facebook des entreprises ? [Read more...]

De la répétition à la différenciation

L’entreprise peine à appliquer la “2.0 attitude” pour la simple et bonne raison qu’elle adresse un champ pour l’instant non (ou peu) exploré par les organisations. Dès lors que la nouveauté concerne un domaine que l’on n’exploite pas, pourquoi donc essayer de la comprendre vu qu’elle ne s’applique pas à ce que l’on fait. Dès lors la question est davantage de sensibiliser à la nécessité d’explorer d’autres gisements de performance, de savoir etc. pour faire face à ces enjeux nouveaux qu’adopter des outils ou des pratiques qui ne correspondent pas à nos focus du moment.

Comme je l’ai lu dans Social Media, il faut avant tout s’intéresser à cette sphère nouvelle plutôt que l’évaluer avec nos certitudes actuelles. En fait toute la discussion sur l’entreprise 2.0 tient en une phrase : savoir prendre en compte la différenciation là où seule la répétition nous obsédait.

Je parle bien de prise en compte car il n’est pas question de remplacement, mais de complémentarité. Et cela se décline à de nombreux niveaux. [Read more...]

L’intranet est un outil de travail

Et c’est quelque chose qu’il me semble utile de rappeler. Un constat anodin et pourtant lourd de sens, notamment à l’heure de l’irruption du social media dans l’entreprise.

J’ai en effet assisté cette semaine à une intervention de Jane McConnell lors d’un de ses fameux petits déjeuners (à l’Unesco s’il vous plait…), événement lors duquel est également intervenue Florence Devouard, présidente de la Wikimedia Foundation. Si je devais retenir trois points ce seraient les suivants :

• Arrêtons de nous focaliser sur le terme “2.0″ qui, en dehors des initiés, est plus troublant que convaincant et restons en à ce qu’en dit Tim O’Reilly : c’est l’intranet tel qu’il devrait être.  En effet ce changement de version (ou compris comme tel) fait indéniablement référence aux changement de versions logicielles : on efface tout et on repart avec du neuf. Alors que la vérité est plutôt “ajoutons des fonctions pour explorer des domaines jusque là inexploités”. Mais nous en reparlerons plus tard.

• Jane a identifié trois types d’entreprises qui vont de celles pour qui l’intranet est un outil de travail à celles pour qui l’enjeu n’est pas clair en passant par celles pour qui c’est essentiellement un outil de diffusion de l’information des entreprises vers les collaborateurs. Les premières sont plus en avance dans l’intégration de leurs outils dans un portail unique, la personnalisation des contenus (à l’opposé de la globalisation, synonyme de “mêmes outils et mêmes contenus pour tous”), et la prise en compte des outils issus du web 2.0 social.

• Le premier point a été confirmé par des questions des participants. Par exemple “je suis responsable de la communication interne, avec la prise de pouvoir annoncée du user generated content comment assurer la diffusion de l’information structurante ? N’y a-t-il pas opposition ?”. Réponse : “Pas le moins du monde, à chaque outil son usage, les nouveaux outils vont permettre d’explorer de nouvelles voies ce qui ne remet en rien en cause le fait pour l’entreprise de continuer à utiliser des outils structurants”.

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Comment éviter que les notions émergentes ne troublent l’entreprise…et quelques mots sur le plaisir

Après une longue période dédiée à la réflexion puis à la mise en pratique, je me suis vite rendu compte (je pense que ça s’est ressenti dans mes précédents billets) que l’entreprise 2.0 (et tout ce qui est 2.0 par ailleurs) n’a de sens qu’intégré dans les schémas globaux pré-existants. Cela pour différentes raisons : une entreprise ne peut se permettre de n’être que formelle ou informelle, en termes de changement il est toujours utilise de sécuriser en rattachant la nouveauté par rapport à un existant connu et maitrisé (même aux limites avouées..)…etc.

Dans cet ordre d’idée j’ai lu avec attention ce billet de Bill Ives qui synthétise diverses réflexions en la matière. Et il me semble que tout commence à concourir vers une même direction : celle que j’évoque dans le paragraphe précédent.

Globalement tout n’est que bon sens mais fort appréciable à mentionner : donner du sens aux outils par rapport aux pratiques des individus, commencer par les endroits de l’entreprise où ces pratiques sont désirées tant par les utilisateurs que les décideurs….et ne pas croire que les mêmes leviers permettront de répliquer dans l’entreprise certains succès obtenus à l’extérieur car l’entreprise n’est pas le web (comme le disait d’ailleurs Dion Hinchcliffe sur Zdnet)

Au fait…et pourquoi l’entreprise est elle différente du web ?

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Intranet, espace collaboratif, Blog, Video, Wiki, Univers virtuels…pour plus de compétitivité!

Ooops voici un titre qu’il est long (j’en ai coupé la moitié) et qui ne dépareillerait pas dans une de mes longues tirades. Il s’agit d’une conférence organisée par Stratégies lors que laquelle je vais intervenir et que je vous recommande tout particulièrement parce qu’on va enfin y traiter du coeur d’un sujet majeur trop souvent galvaudé : l’entreprise 2.0 comme outil de productivité. En effet derrière l’aspect “informel” et “ROI soft” il y a une vraie réalité en prise avec le business quotidien que l’on oublie trop souvent. L’entreprise 2.0 (terme auquel je préfère définitivement le 2.0 au service de l’entreprise…nuance) n’est pas qu’une philosophie importée du web dit “social”, c’est l’application aux problématiques d’entreprise d’un phénomène autrement plus large.  La nuance peut sembler faible, il n’en reste pas moins que le web 2.0 et ses dynamiques appliquées à l’entreprise constituent un pan “à part” avec ses propres enjeux et ses propres contraintes qu’il appartient de considérer en tant que tel.

Plutot que d’écrire des pages sur la question je vous invite à consulter le programme et vous inscrire.

Quelques raisons d’y aller ? [Read more...]

Faire un “first life” sur l’intranet

Tout le monde fait actuellement une fixation sur Second Life et essaie de lui trouver une utilisation interne à l’entreprise. Comme je le disais dans un billet précédent, il semblerait qu’Accenture réfléchisse à une solution similaire pour ses “trainings”, IBM y dispose d’une île “secrête”.

En ce qui me concerne, autant vous dire que je n’accroche pas énormément à Second Life. Justement car pas assez “first life”. Bien sur, l’outil est encore largement perfectible, mais ce n’est pas tant SL en lui même que les usages futurs qu’il préfigure que nous devons regarder. Une chose est certaine : je ne sais ce qu’il en sera de SL demain, mais je suis certain qu’il restera quelque chose de majeur de ce qui est en train de s’y passer.

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La netagoraphobie ? Définitions et remèdes

agoraphobieLa netagoraphobie vous connaissez ? Pourtant c’est une question qui se pose déjà en filigrane et risque de devenir un enjeu majeur dans les temps à venir, tant sur l’internet que l’intranet qui se “webise” à vitesse grand V. Il s’agira d’une question cruciale dans la réussite de vos projets. Par contre ne cherchez pas ce terme ailleurs qu’ici, il me semble qu’il s’agit bel et bien d’une invention maison. Par contre il recouvre quelque chose de bien réel.

Qu’est ce que l’agoraphobie ? Il s’agit de la peur des grands espaces (et parfois de la foule), l’inverse de la claustrophobie. Or le moins qu’on puisse dire c’est que l’individu a de fortes chances d’être claustrophobe dans l’entreprise en silo : peu de possibilités de sortir de son rôle exact dans le process, initiative objectivement limitée, impossible d’aller chercher des ressources et des compétences en transverse…et bien entendu les outils de communication et d’interaction qui vont avec. Rien de possible outre ce qui est défini comme devant être.

Les entreprises qui se lancent dans le 2.0 ont conscience qu’il faut redonner de l’espace et de l’initiative à leurs partenaires. Je dis bien partenaires car cela ne se limite pas aux collaborateurs : clients, fournisseurs et sous-traitants dans le cadre de l’entreprise étendue… [Read more...]

Peut on être 2.0 sans être web ?

agoraEncore un souvenir d’Intracom, lorsqu’étaient abordés les facteurs d’adoption de l’intranet 2.0, le rôle de ses intranets sur l’efficacité, la collaboration, les éventuelles barrières et le concept élargi d’entreprise 2.0 (ouf).

Si le web 2.0 se caractérise par des usages on pourrait donc être 2.0 sans être web ?

Et ma réponse est : oui mais …. pas partout et pas trop longtemps non plus. [Read more...]

Retours sur la table ronde à Intracom

intracomComme je le disais dans une note précédente j’ai participé à une table ronde lors d’Intracom. La thématique en était bien évidemment “le web 2.0 et les intranets” et j’étais bien entouré puisquà mes cotés se trouvaient Padawan (spécialiste web n+1 depuis 1993) et Jane McConnell, avec Vincent Berthelot en maitre de cérémonie. Sans oublier Gabriele Maltinti de la Sodexho qui était là pour pour nous apporter le pragmatisme d’une entreprise à la croisée des chemins en la matière et bien faire comprendre les questions que se posent les grands groupes au moment de passer le pas.
Je vais essayer ici de synthétiser brièvement les grandes tendances qu’il m’a semblé déceler lors de la table ronde, en y mêlant les divers échanges et questions que j’ai pu également avoir lors de la pause avec des membres de l’auditoire.

Pour rentrer dans le vif du sujet je suis assez content de voir que la maturité des décideurs sur la question “intranet 2.0″ évolue. Nombre de questions ont tourné d’emblée non pas sur les outils eux-mêmes mais sur leur périphérie :qu’est ce que cela implique, ces outils sont ils une opportunité pour faire autre chose, y a-t-il des risques liés aux usages ? Et finalement on a surtout parlé du contexte d’utilisation ce qui est à mon avis une excellente chose : je regrette trop souvent (mais pas seulement dans ce domaine, même pour les choses les plus simples de la vie courante) on s’échine à faire adopter des solutions en oubliant peu à peu leur but. Alors que pour garantir la réussite d’un projet il faut justement que toutes les parties prenantes gardent le but final en ligne de mire. [Read more...]