Intranets collaboratifs et portails d’informations

intranetUne première réflexion sur le rapport sur les best practices de l’intranet. Je suis pour partie d’accord sur le fait qu’après la mise en place d’un intranet collaboratif, le niveau de maturité suivant consiste à la mise en place d’un portail d’information. Toutefois, et comme justement le rapport suggère que les apports du web 2.0 vont donner un nouvel élan aux intranets collaboratifs, je me permet dans cette optique de dire que le portail doit faire partie du projet intranet…ça n’est plus l’étape suivante mais une seule et même étape.

En effet, si on part du postulat que l’adoption d’outils user friendly comme les blogs ou les wikis (quoique je ne sois pas convaincu qu’aujourd’hui le wiki soit assez user friendly pour madame Michu) va, en rendant la publication et la discussion plus aisée, multiplier le volume de contenu produit, le portail devient des lors un facteur clé de succès indispensable de l’intranet collaboratif dans sa version 2.0 (ou intranet social ou ce que vous voulez).

Car le challenge d’un outil collaboratif est bel et bien la collaboration…une attitude naturelle dans la vie de tous les jours mais qui demande des efforts pour prendre forme en entreprise (avec la transparence qui va avec) tant elle y semble contre-culturelle. Si l’individu ne peut accéder (ou se faire livrer) une information pertinente en adéquation avec ce qu’il recherche, qu’il n’arrive pas à identifier une information intéressante qui permettrait de susciter un échange, il va rapidement se démotiver.

Le portail avec son haut degré de personnalisation (et d’aggrégation) et ses outils de recherche (et d’abonnement) est dès lors le facteur clé de l’adoption de l’intranet collaboratif et des pratiques qui vont avec. Car ce qui prouve l’utilité de publier et de partager c’est le fait de bénéficier également des apports des autres…encore faut il les identifier.

Et votre avis à vous?

Mc Gregor a l’épreuve des faits

conseilForce est de constater que la théorie de Mc Gregor, si elle a influencé certains auteurs et a inspiré nombre de managers, n’a pas eu pour effet de changer de tout en tout le monde de l’entreprise. A cela plusieurs raisons.

La première, toute simple, c’est que si aujourd’hui motiver ses collaborateurs en les valorisant, en donnant du sens à leur mission, si se rendre compte que l’entreprise est une masse d’intelligence à organiser et que c’est l’entreprise qui doit devenir intelligente au delà même de ses hommes est une tendance lourde (reste à ce que la volonté affichée se traduise dans les faits)…c’est tout simplement que cela relève de plus en plus du simple bon sens et que beaucoup de managers, à l’instar de Monsieur Jourdain, font du Mc Gregor sans le savoir.

A ceci une raison: le contexte. Mc Gregor écrit en pleine époque industrielle marquée du sceau du Taylorisme triomphant, méthode qui a porté ses fruits dans son contexte. Aujourd’hui dans une économie de la connaissance davantage marquée par la capacité d’une personne à occuper un poste en fonction de son apport et non plus de sa capacité à apprendre à répeter une tache simplifiée à l’extrême, on redonne la primauté à l’individu sur la tâche avec par conséquent davantage de prise en compte de ce premier. On soigne son collaborateur au lieu de graisser la machine outil…mais pour les mêmes raisons. C’est en tout cas ce qui résulté des modèles managériaux en pratique dans nombre d’entreprise, l’apport de Mc Gregor a été assimilé par la force des choses et par bon sens sans qu’on s’en réfère spécialement à lui.

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