L’agilité avant tout

Dans un contexte sans cesse changeant, l’agilité, dans la mesure où elle permet de suivre le rythme imposé par son environnement est clairement identifié comme un facteur clé de réussite.

Seule problème : agilité = changement = peur.

Seule solution : le changement perpetuel comme mode de vie assumé ce qui permet à l’organisation de le vivre comme une opportunité permanente, de l’accepter, voire de le demander ou de le provoquer le plus naturellement du monde.

J’aime à ce propos ces mots de Jack Welch, PDG charismatique (et aux résultats incontestables) de General Electric, décrivant ce qui est le leitmotiv interne du management de l’entreprise :

“Pour devenir n°1 ou n°2 dans chaque marché nous servons et révolutionnons l’entreprise pour avoir la rapidité et l’agilité d’une petite entreprise”.

Bon… à votre avis on fait comment pour cela ?

Quel est le rôle d’un DRH?

C’est vrai que c’est une question que je me pose souvent…et quel est le rôle d’un service RH dans sa globalié. J’ai dans un vieu post quelque peu tiré à boulets rouges sur cette institution quelque peu poussiereuse et souvent engoncée dans une limitation à outrance du risque là ou le challenge est à mon avis d’en prendre davantage pour favoriser le développement des collaborateurs. On passe plus de temps à “gérer les Rh” qu’à les developper ce qui amène bien souvent à la sclérose.

D’un autre coté tiraillés entre des attentes parfois contradictoires leur rôle n’est pas facile.

Tout cela pour vous signaler une interview de Jack Welch dont parle Pierre Polycarpe et où la question est bien de savoir quel est le rôle que ce service doit prendre dans une entreprise dont il doit devenir la “killer app” et non le frein qu’il est bien trop souvent. Un post que je vous recommande.

Je disais il y a quelques temps que Welch commençait un peu à dater (il n’est de statue indéboulonnable) mais pour le coup je trouve son propos très sensé…il a de bons restes ;-)

Faut il inventer un nouveau management pour les knowledgeworkers

images-8.jpegEn voilà une bonne question…pas si idiote que cela en vérité. Quoi qu’on en dise le management en place dans la quasi totalité des entreprises vient du taylorisme. On l’a arrangé, flexibilié par endroit, mais cela reste des aménagements à quelque chose de très top-down quoi qu’il en soit. Ca n’est que logique et je ne vois comment il pourrait historiquement en être autrement.

En effet nos entreprises viennent historiquement du secteur secondaire. Les primo managers des entreprises nées avec le tertiaire venaient également du secondaire et ils ont reproduit les modes d’organisation qu’ils connaissaient. En l’arrangeant peu à peu avec une pincée d’autonomie et de responsabilisation ça et là, un brin de participatif ici, un peu plus de liberté dans l’expression de la créativité et de l’innovation individuelle là mais cela reste des bulles dans un système hyper cadré. Cela dépend du management “local” de la politique de telle ou telle entité, de l’intensité du syndrome “petit chef”, “not invented here”, ou “balais où vous voulez” des managers et décideurs. [Read more...]