Warning: strlen() expects parameter 1 to be string, array given in /homez.65/duperrin/www/wp-content/plugins/simply-exclude/simplyexclude.php on line 1449
Knowledge-management | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Une bonne capitalisation de l’information dépend de son utilisation

L’entreprise sait que de sa capacité à utiliser au mieux l’information dépend (et dépendra) largement sa performance. Or, pour être utilisée, encore faut il que l’information soit “captée”. On distingue alors deux types d’information : celle générée par l’entreprise elle même, qu’elle capte donc à coup sur (quand bien même l’utilisateur final ne saurait où la trouver ou ignorerait son existence) et celle générée par les collaborateurs, savoir tacite concernant l”experience, les expertises, qui reste le plus souvent au niveau de l’individu ou de son cercle de contacts restreint, faute pour l’organisation de savoir la capter et en faire une mémoire d’entreprise. La valorisation de toute cette masse informelle est un des objectifs de l’entreprise dite 2.0.

Comme le souligne ce billet paru ici chez Gartner, ce dernier type d’information, contrairement au premier, existe et se produit sous forme de flux (contrairement au premier qui est plutôt comparable à un stock déposé à un endroit). Cela s’avère destabilisant pour l’organisation car la “liquidité” de cette information, le fait qu’elle soit propriété du collaborateur, et le fait que le fait qu’il la rende disponible dépende de sa volonté (indépendamment du fait que l’entreprise ne rende pas cette émission aisée), s’oppose à tout ce qu’on a pu connaitre jusque là.

Alors, comme le souligne l’auteur, il faut essayer de trouver le moteur qui permet à l’individu de rentrer dans ces dynamiques participatives. Car cela ne fait pas aussi spontanément qu’on peut le désirer, même si l’entreprise fais tout pour le rendre possible. [Read more...]

Le partage de connaissances n’est pas une tâche mais une manière de travailler

Je viens de voir un excellent article sur le sujet, pointé par Martin Roulleaux-Dugage. Ce qui différencie le Knowledge Management traditionnel de son évolution 2.0, c’est bel et bien qu’il ne s’agit plus d’une tâche, d’une astreinte, mais d’une manière de faire les choses, indolore car s’exerçant au fil de l’eau.

Prendre du temps pour classer, renseigner, stocker, est une véritable charge qui a souvent amené les projets KM droit à un échec, relatif dans certains cas, total dans d’autres. Par contre, d’un clic, classer, publier, mettre à disposition une information dès lors qu’on l’identifie, publier rapidement de manière non structurée un avis, une note, et immédiatement identifier des documents et des personnes correspondant aux sujets que je traite actuellement relève davantage de la manière de travailler. Ca n’est plus une tâche pour laquelle je bloque du temps, c’est une activité permanente qui s’exerce en tâche de fond car elle n’est pas son propre objectif mais est liée à la résolution de mes problématiques quotidiennes.

Cela me rappelle la réponse qui est souvent la mienne lorsqu’on me demande combien de temps cela prendra à un groupe d’échanger ainsi ses connaissances, combien cela prendra aux responsables de stimuler ces dynamiques. Avec comme réponse attendue un temps exprimé en pavés d’une demi journée par semaine. J’ai coutume de répondre : ça ne prend pas longtemps mais ça en prend souvent. Mais si un vrai besoin métier est derrière ce sera quasi indolore. Des minutes et des secondes ici et là…au fil de l’eau…pas des heures quand on ne peut plus se défiler et qu’on le bacle fait sous la contrainte à contre cœur.

Les meilleures pratiques ne sont pas toujours les meilleures : ce sont celles qui fonctionnent

A l’heure où le transfert des meilleures pratiques (best practices pour les intimes) est au cœur des préoccupations de nombreuses entreprises, les habitudes acquises s’avèrent être un frein réél.

Comment fait on ?

On identifie la meilleure solution apportée, dans l’entreprise ou parfois à l’extérieur, chez les concurrents, à un problème donné et on l’applique. Simple me direz vous.

Le seul hic c’est qu’aujourd’hui personne ne rencontre exactement le même problème. Ou plutôt on se rend compte que dans des activités qui ne sont plus aussi “répétables” que par le passé, des faits semblables peuvent avoir des causes totalement différentes. Les solutions globales montrent donc leurs limites et on se rend compte qu’à problème contextualisé correspond une réponse contextualisée. En raison d’un contexte social et culturel différent, d’une culture différente, des circonstances spécifiques d’une relation client données, on appliquera pas la même solution à Paris, Marseille, Moscou, New York ou Pekin.

Problème : si on ne peut implémenter une seule solution, comment faire pour implémenter une solution différente à chaque problème ? Et l’on se rend compte qu’une pratique n’est la meilleure que dans un cas donné.

La solution c’est de mettre à disposition un ensemble de solutions à un problème pour permettre de choisir celle qui s’applique le mieux. Mieux encore, se focaliser non plus sur la réponse mais sur la réflexion qui a permis d’y arriver. Et permettre donc les échanges afin de transmettre ce type de transfert, contextualisé, qui est le propre du Peer to Peer Learning. Ce qui signifie identifier des solutions mais surtout les personnes qui les ont mises en place.

La fin du “one size fits all” (ou solution taille unique pour tout le monde) risque fort de transformer le mécanisme souvent défaillant de transfert de meilleures pratiques en mécanisme de social learning. Et l’implémentation en discussions.

Connecter les savoirs formels et informels est indispensable (cas du décisionnel)

Si l’entreprise 2.0 vise à développer le fonctionnement des réseaux informels et la formalisation des savoirs tacites de l’entreprise il n’en reste pas moins que la question de savoir comment toute l’énergie dépensée dans ce but concoure véritablement à créer de la valeur.

En effet, et j’en fais une priorité dès qu’un tel projet voit le jour : il faut organiser l’appropriation de tout ce patrimoine immatériel au profil de ce que j’appelle, par opposition, le business formel. Car la création de valeur, elle, correspondra toujours à une logique structurée.

Soit dit en passant, je ne pense pas que le terme “énergie dépensée” employé plus haut soit vraiment juste. Je pense qu’”éenergie “récupérée serait plus juste. En effet, les réseaux existent mais ne sont pas mis à profit, ou très peu et dans un périmètre limité peu propice à la sérrendipité, les savoirs tacites existent mais seulement à l’échelle de l’individu voire de son réseau le plus proche mais ne sont en aucun cas valorisables à l’échelle de l’organisation.

Mais revenons à la question de l’utilisation de tout cela dans le cadre des activités formelles sans laquelle tout ce qui relève de l’entreprise 2.0 n’a pas de sens. [Read more...]

L’art du management de l’information

Merci à Brainsfeed d’avoir attiré mon attention sur cette interview de Tom Davenport dans Les Echos.

Je me permet de citer leur bref résumé :

Le Journal Les Echos nous a proposé, hier (19.02.08), un intéressant article rédigé par Thomas Davenport sur la gestion de linformation. Dans ce document, le professeur de la School of Management de lUniversité de Boston nous recommande (entre autres):

  • darrêter de penser et parler de la plomberie (technique) au profit de leau (information)
  • de réfléchir au constat que le succès de la gestion de linformation repose à 5% sur la technologie et à 95% sur la psychologie (Tom Peters) alors que les entreprises ne consacrent pas 1% de leur budget aux problèmes humains
  • de commencer par cartographier la présence de linformation dans lentreprise (sans attendre la mise en place de systèmes de gestion de linformation)
  • de briser la main mise des techniciens (informaticiens) sur les fonctions de gestion de linformation
  • daider les documentalistes à sapproprier les nouveaux métiers de gestion de linformation
  • de prendre exemple sur la télévision et la presse en ce qui concerne la diffusion de linformation

[Mise à jour] : j’ajouterai également cette phrase tirée in extenso de l’article

“Aujourd’hui, il est extrêmement facile pour un employé individuel de créer sa propre base de données indépendante. Si elles veulent faire aboutir leur projet de standardisation de l’information, les entreprises n’auront donc d’autre solution que de faire valoir des facteurs de motivation.”

Je n’aurais pas dit mieux.

Quelque chose à ajouter ?

Le meilleur moteur de recherche c’est vous

L’accès à l’information et à l’information pertinente est un double challenge, et ce pour deux raisons : l’information est le nerf de la guerre d’une part, et on en a de plus en plus d’autre part.

Google a montré l’exemple : la pertinence vient des utilisateurs. Plus on cite, plus on lit, plus on lie plus Google estime la source pertinente. Les solutions visant à analyser le comportement des utilisateurs pour élaguer la forêt informationnelle suscitent de plus en plus d’intérêt, de réflexions.

Ce qui revient peu ou prou à reconnaitre que le meilleur moteur de recherche n’est autre que l’individu, les moteurs “outils” les plus performants ne faisant finalement que capitaliser les comportements des utilisateurs humains. J’en parlais il y près d’un an : pour gagner en pertinence c’est le traitement social de l’information qui s’impose. Claude Malaison le confirmait dans ce podcast : pour s’y retrouver dans ses archives la NASA qui ne savait plus envoyer un homme sur la lune a du embaucher deux documentalistes.

J’en ai encore fait l’expérience hier après midi : alors qu’au bureau nous disposons d’un moteur de recherche “trois étoiles”, de ceux qui trouvent vite et bien même si vous formulez mal votre question, mon premier réflexe avant de m’en servir a été de demander à un collègue “tu sais si on a quelque chose là dessus ? Où ça se trouve ? “. Réponse immédiate et plus pertinente que la liste que m’aurait retournée le dit moteur. [Read more...]

Rapport du Aspen Institut sur la co-création décentralisée

Je suis un des derniers à en parler mais je vous incite vivement à lire le rapport de l’institut Aspen sur l’intelligence collective. Il est fort intéressant de constater comment chacun le rapporte et l’interprête : pour certains ils s’agit d’intelligence collective, pour d’autres de collaboration ou encore de knowledge management…en ce qui me concerne je retiendrai la notion de co-création décentralisée.

En effet si les deux premières notions sont loin d’être nouvelles, j’estime que la co-creation décentralisée est le vrai concept nouveau qui sous-tendra le fonctionnement des organisations dans les années à venir.

Création car je pense que cette notion implique à mon sens davantage le fait qu’on part de zero, qu’on réinvente. Il y a également une notion d’authenticité, d’originalité. Co-creation…pas besoin d’expliquer. Décentralisée car elle s’effectue en réseau, sans subir les lenteurs des échanges hiérarchisés, en se focalisant sur l’object et faisant abstraction des contraintes périphériques. Et enfin car cela me semble aller dans le sens du concept de serendipité.

Quelques points clé :

- On sent largement la patte McKinsey derrière ce document.

- L’étude mêle allègrement l’aspect des échanges au sein de l’entreprise et de l’entreprise avec l’extérieur, preuve s’il en est que sa membrane devient de plus en plus poreuse. Par contre j’aurai aimé que ces sujets soient traités plus distinctement : parler motivation et rémunération, par exemple, soulève des questions différentes selon qu’il s’agisse d’une communauté de collaborateurs ou d’une communauté sur internet.

- Au sein d’une dynamique collective il est difficile d’isoler la performance individuelle. Une pensée pour ceux qui ne croient qu’aux incentives individuelles.

- Qui mettre dans une communauté ? La cooptation reste le meilleur moyen de préserver la communauté d’intérêts.

- Le marché demande des entreprises capables d’écouter et de changer en conséquence en permanence.

- Le feedback (retour d’expérience) et l’innovation doivent être instantanés. Et plus encore avec la fameuse génération Y qui n’a pas l’habitude d’attendre, habituée qu’elle est à l’instantané.

- Tout cela va imposer un modèle tant organisationnel que commercial totalement nouveau. Tout doit changer.

- On parle de compétences dynamiques, de lacher prise.

- Et pour terminer, une ode aux réseaux informels et au social software : la forme la plus accessible de connaissance est la conversation.

Rencontres ICC’07 : on se voit là bas ?

Comme l’année dernière je suivrai avec attention ce qui se passe aux rencontres ICC’07 qui auront lieu la semaine prochaine prochaine. Je vous signale notamment les diverses conférences qui permettront de se faire une idée plus précise sur l’état de l’art et des réflexions sur des sujets tels que la veille, le KM, l’efficacité collective et leurs corolaires que sont la maitrise du risque et la conduite du changement (avec, en ce qui me concerne, enfin l’occasion de voir David Autissier “de visu”). Il suffit de demander un badge, c’est gratuit.


Vous êtes invités aux Rencontres ICC’2007 “Innovation,
Compétitivité, Connaissance” qui se tiennent les 2 & 3 Octobre
au Palais des Congrès Porte Maillot à Paris. L’accès à cette
manifestation unique et à l’ensemble du programme des conférences est
libre.
Consultez le programme et faites une demande de badge :

http://www.rencontres-icc.com/

[Read more...]

De l’importance de favoriser les échanges informels sur les problématiques business

Il faut que les collaborateurs échangent. Oui mais pourquoi ? Ils n’ont qu’à s’en tenir au strict minimum et ne pas perdre de temps, on leur demande de produire !

Oui mais… comme le dit une récente étude Forrester, Informal learning connects with Corporate Training Programs, alors qu’en 1986 75% des connaissances nécessaires pour le travail étaient dans la tête des individus, aujourd’hui cela passe à…. 10%. Ca n’est pas qu’on soit devenus plus bêtes (quoique… ;-) ) mais c’est que la spécialisation accrue et la granularité croissante des expertises font qu’il y en a trop pour une seule personne. Et en plus avec la contrainte de réagir de plus en plus vite…

Ce que conseille donc Forrester :

THE DAYS OF FILLING EMPTY HEADS IS OVER!

The new critical skill is the ability to un-learn and rapidly learn new. Here’s a few suggestions I have for you to survive in this new world.

1. Enhance Your Network/Community
If only 10% of insight is useful, then the more connected you are the better the chances you will get the help you need with your network. Personally I prefer the concept of community over a network. Your network/community needs to have a trusting relationship to work. Notice I didn’t say build the network. The fact that you have 1000 contacts on LinkedIn is useless unless you are able to really tap into each of those 1000 contacts. Don’t just focus on quantity, focus on strength of your relationships.

2. Constantly Learn
Take advantage of RSS & Social Bookmarking! There is so much information out there, how do you find what is of value to you. RSS & Social Bookmarking holds part of the answer.

3. Collaborate
More and more we have opportunities to collaborate. Take advantage of them. If you want to be the lone hero all of the time… You will end up just being alone.

4. Develop Critical Thinking Skills
With the abundance of information, and no clear cut answer on anything. You’ll need to personally evaluate what is right and what is even more correct. Tap into the network, RSS, other sources but in the end make-up your own decision.

Tiens…on en reparlera dans mon futur billet sur la productivité…

Via le toujours très bon Rex Lee.

Rapide retour sur la journée projets KM à l’ENSAM

Rapide retour car la synthèse de cette journée mériterait un blog entier. Mais je pense que d’ici quelques jours le site officiel regorgera de documents et de vidéos, sans compter les divers echos sur les blogs de certains participants.

Deux remarques en préambule : je ne retiendrai ici que ce qui m’a marqué en fonction de mon prisme personnel, ce qui ne préjuge en rien de la qualité du reste. D’autre part, certains projets étant la suite de projets traités l’an dernier, un petit tour ici, ici, ici ou encore ici vous permettra de lire ce que j’ai pu écrire l’an dernier afin de vous remettre dans le contexte.

[Read more...]