Entreprise 2.0 et process killing

Je ne cesse de le répéter, l’entreprise 2.0 ne signifie pas la chasse aux process pour se lancer dans le tout destructuré et informel mais offre de nouvelles opportunités dans la mise en œuvre de ces derniers. Quoique… ce que je pense être une règle n’en souffre pas moins certaines exceptions. Je n’ai pas rejoint le clan des rêveurs mais une discussion avec Luis Alberola, le temps d’un café, a en quelque sorte allumé une lumière dans mon esprit : il y a process et process. Ou plutot ceux qui le sont par vocation et ceux qui le sont par défaut. [Read more...]

Pour une metrique du social computing…et du knowledge working en général

images-2.jpegOn tourne et on retourne dans tous les sens la problématique de l’adoption des outils 2.0, du passage à l’entreprise 2.0… Je l’ai dit et redit mais la question n’est pas tant de faire adopter les outils que de créer l’environnement qui les rend utiles donc indispensables. Autrement dit ce n’est l’utilisateur qui refuse / a peur / ne veut pas / ne sait pas….c’est son ecosystème qui rend le développement de nouvelles pratiques difficile.

Andrew McAfee a publié, à ce sujet un excellent billet concernant le rapport au temps. C’est d’ailleurs un refrain souvent entendu :”je n’ai pas le temps”, “je demande à mes collaborateurs de travailler, ils n’ont pas de temps pour autre chose”. Paradoxalement ces entreprises s’étonnent souvent du manque de collaboration et d’innovation en leur sein et en subissent souvent les dramatiques conséquences.

A première vue il s’agit d’un problème de management. Pour être plus précis il s’agit d’un problème de métrique. Enfin…il s’agit des deux. Et d’un problème de paradigme également. [Read more...]

L’économie change, et l’entreprise ?

fotolia_1200485.jpgJe vous parlais il y a quelques jours d’un rapport McKinsey qui mettait en avant l’importance des interactions dans la réussite des entreprises demain. Dans la même tendance je ne peux que vous conseiller le rapport sur l’économie de l’immatériel dont j’ai eu connaissance par un excellent article du Figaro de ce week end et que vous pouvez consulter ici.

Au fond cela tombe bien car c’est un sujet que je comptais aborder dans les jours à venir, car je pense qu’à l’heure actuelle, la prise de conscience de la nécessité pour les entreprises de faire évoluer leurs modèles internes requiert une autre prise de conscience, celle que l’économie et l’environnement évoluent, que la production et les profils des collaborateurs également, et qu’on ne fera pas fonctionner l’entreprise de 2010 comme celle de 1990 qui finalement restait vaguement campée sur un héritage post industriel mais sans remise en cause profonde.
Que nous dit on ?

[Read more...]

Management 2.0 (2): constats, besoins et postulats

management20Suite donc de cet article là.

A vrai dire je devrais dire LE postulat car tout en découle. Après vous pouvez être plutot directif, participatif, penser à developper chaque individu comme désirer une armée de clones qui execute sans réflechir…vous pourrez construire votre management 2.0 à vous en imbriquant les briques qui vous plaisent. Nous allons donc faire un tour rapide des besoins identifiés en entreprise, voir ce qui dans la réalité fait qu’ils sont souvent soit non pris en compte, soit non comblés dans leur globalité et trouver ce qui pourrait faire en sorte que tout cela tienne la route. [Read more...]

Faut il inventer un nouveau management pour les knowledgeworkers

images-8.jpegEn voilà une bonne question…pas si idiote que cela en vérité. Quoi qu’on en dise le management en place dans la quasi totalité des entreprises vient du taylorisme. On l’a arrangé, flexibilié par endroit, mais cela reste des aménagements à quelque chose de très top-down quoi qu’il en soit. Ca n’est que logique et je ne vois comment il pourrait historiquement en être autrement.

En effet nos entreprises viennent historiquement du secteur secondaire. Les primo managers des entreprises nées avec le tertiaire venaient également du secondaire et ils ont reproduit les modes d’organisation qu’ils connaissaient. En l’arrangeant peu à peu avec une pincée d’autonomie et de responsabilisation ça et là, un brin de participatif ici, un peu plus de liberté dans l’expression de la créativité et de l’innovation individuelle là mais cela reste des bulles dans un système hyper cadré. Cela dépend du management “local” de la politique de telle ou telle entité, de l’intensité du syndrome “petit chef”, “not invented here”, ou “balais où vous voulez” des managers et décideurs. [Read more...]