En temps de crise il faut protéger son capital humain

Faute d’avoir le temps de prendre les mesures structurelles qui peuvent permettre de faire efficacement face à la crise, ou par simple habitude, l’entreprise réagit souvent en s’attaquant aux variables d’ajustement les plus simples à mettre en œuvre.

• Coupures budgétaires, notamment sur l’innovation et la communication.

• Report de certains investissements.

• Licenciements.

Cela permet de parer au plus pressé même si je suis d’avis de penser que ça ne fait que repousser l’inéluctable. On limite ses couts au lieu de se concentrer sur le revenu, sachant qu’on ne peut pas non plus couper les couts à l’infini sauf à transformer l’entreprise en coquille vide. Tout budget supprimé cette année ne pourra plus être supprimé l’année suivante puisqu’il n’existera plus.

Je fais partie de ceux qui osent penser que le but d’une entreprise est de gagner de l’argent et qu’en prenant le problème par les dépenses on ne peut que jouer provisoirement les pompiers car si on peut toujours essayer de trouver de nouveaux marchés, même dans la douleur, ou être plus efficaces, les dépenses ne peuvent pas diminuer une fois un plancher atteint. Et ensuite on fait quoi ? Mais couper une ligne budgétaire localement est plus simple que repenser globalement la manière dont l’entreprise opère.

Quoi qu’il en soit, il apparait également que ce genre de politique peut avoir des effets très néfastes à moyen voire long terme.

[Read more...]

Méthodes de travail : tout changer ou se reposer sur l’existant

Finalement que l’on parle d’entreprise 2.0, de collaboration, de participation…la question reste toujours la même : on change tout ou on adapte.

A force vous devez savoir que ma vision est davantage de partir de l’existant pour y raccrocher d’autres compétences (car c’est bien de compétences que l’on parle)…l’existant, le connu, donnant du sens à ces nouvelles “explorations” (sachant que le connu est purement structurant et orienté business, ce qui reste le fondement même de la vie de l’entreprise) et les rendant donc “acceptables” et plus facilement assimilables par l’individu et l’organisation.

Reste que les avis continuent de diverger comme le montre cet article du journal du net.

L’opinion de Stephen Brown – consultant associé chez KPMG – est claire : “il vaut mieux travailler avec l’existant et introduire le moins d’innovations informatiques possibles”.

Par contre certains pensent qu’il faut plonger “à fond” dans la nouveauté, “comme tous les changements organisationnels, leur objectif est d’augmenter la productivité de l’entreprise”, explique Serge Levan, consultant en management et en technologies du travail collaboratif chez Main Consultants. il faut avoir le courage de s’engouffrer résolument dans le TCAO : “Il existe une série d’outils informatisés vraiment plus efficaces que leur équivalent traditionnel. Mais il faut se donner les moyens de les exploiter efficacement. Prenons l’exemple des forums de discussion : ils ont un gros potentiel, mais ils sont très mal utilisés. Résultat : ils font perdre du temps à leurs utilisateurs et leur réputation est mauvaise. Pourtant, si l’on voulait bien former les cadres à l’animation d’un forum – comme on les forme tous à l’animation des réunions, les choses changeraient rapidement”.

En tout cas une certitude : “L’illétrisme du XXIe siècle, ce sera quand l’individu ne sera pas capable de désapprendre pour réapprendre, et de désapprendre à nouveau pour réapprendre”.

Retenons également cette phrase de Stephen Brown, de chez KPMG, qui me semble pleine de bon sens : “Pour tous els processus séquentiels les outils collaboratifs ont un avenir. Pour le reste…”. On en revient a la définition de la collaboration et de l’outil collaboratif. Et je souscrit à cette analyse dans la mesure où elle permet d’esquisser le positionnement des outils participatifs.

Et vous vous en pensez quoi ?

[Update] : Ca n’était pas un poisson d’avril…mais presque (et quelques uns l’ont remarqué) : j’ai ressorti du placard quelques articles qui datent de 2002…et il fau bien reconnaitre que le débat n’a guère évolué depuis. Rassurant ?