De l’intérêt d’assister au “Web08″


La nouvelle édition de la conférence organisée par Loïc Le Meur se tiendra à Paris les 9 et 10 décembre prochains. Et plus que jamais c’est l’endroit où il faudra être en cette fin d’année 2008.

Pourquoi ?

Parce que, après avoir toujours trouvé autre chose à faire les autres années j’ai décidé de m’y rendre. Un peu léger comme raison ? Je l’avoue. Par contre les raisons pour lesquelles je m’y rend risquent de ne pas laisser indifférents.

• Parce que ce sera l’occasion de prendre la température du marché. Enfin plus que la température du marché, de mesuré le degré de maturité de ses acteurs. Je m’explique. Par manque de temps et d’intérêt j’ai toujours eu pour principe de ne pas trop m’attarder sur les évènements orientés B2C (non qu’ils n’aient pas d’intérêt mais parce que ça n’est pas, et de loin, mon centre d’intérêt principal). Cette fois-ci, en dehors du fait que les acteurs du monde B2B seront relativement présents, il importera d’être attentifs aux discours, de voir dans quelle mesure le nécessaire virage vers la création de valeur aura été compris et appréhendé. Fini les discours angéliques : il y a les services et les business models qui permettent de gagner de l’argent et ceux qui font joli. Bref il y a ceux qui créent de la valeur et pour lesquels on sera prêt à payer et les autres. Une page est en train de se tourner et le Web08 sera une des premières occasions de savoir qui lit le livre dans le bon sens.

• Une forte dimension sociétale. Ca a toujours été la marque de fabrique des conférences de Loïc mais cette année il a mis dans le mille. Sans le faire exprès, soit, à moins d’avoir été devin, mais le timing est parfait. J’avais déjà prévu de traiter le sujet dans une note prochaine mais voici un avant gout de ma réflexion. Le thème de la conférence est “Love”. Loin de mes histoires de ROI je le concède, mais bizarrement une valeur qui comptera dans les temps qui viennent. Lorsque les individus, le entreprises, perdent confiance dans un modèle économique mais qu’il faut malgré tout s’en sortir le “lien” est la valeur refuge. Souder les équipes, créer une proximité avec ses clients : quand la logique et le rationel déraillent il ne reste plus que des choses quelque peu irrationnelles mais Ô combien motrices pour essayer de recoller les morceaux qui peuvent encore l’être. Bref, dans un monde en quête de repères, de nouvelles valeurs, quelque chose d’aussi dépassé et suranné que l’affection ou le lien qu’on peut développer pour son entreprise, son prochain, ses clients, un produit, que sais-je peut être le ciment qui préservera ce qui reste à sauver, voire celui sur lequel on pourra reconstruire quelque chose. Utopique ? Enlevez l’envie et vous vous rendrez compte qu’il reste plus grande raison de se lever le matin.

Prendre la tempéture de cette industrie, voire comment certains business models vont (ou non) muter tout en s’interrogeant sur l’impact que certaines valeurs profondément humaines peuvent avoir de manière directe ou indirecte sur les ressorts de la création de valeur, voici donc deux angles pour appréhender cette conférence qui, pour ces raisons, tombe à point nommé.

Quelque chose me dit que cette année le business prendra le pas sur le buzz et les effets d’annonce. Tant mieux, cela remettra les choses à leur place et permettra aux vrais projets de se dégager. Un dernier détail : la startup competition sera tout de même l’occasion de montrer aux sceptiques qu’il reste des vrais projets et des gens pour les suivre. C’est d’ailleurs ce qu me réjouis le plus en cette période, comparée à celle qu’on a pu connaitre en 2001 : il y a toujours de l’envie donc de la vie. Ca ne sera pas facile mais c’est souvent dans les périodes difficiles que naissent les plus belles pépites car elles apprennent le pragmatisme avant même d’avoir eu le temps de se voir trop belles.

Au fait. Qui de vous y va ?
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Quel management pour l’entreprise de demain ?

Suite de mon compte rendu de la convention du MEDEF.

Je répond à cette question à longueur de billets sur ce blog, aussi cette fois ci j’en profite pour laisser parler les autres.

Une première vidéo qui présente les attentes des jeunes sur le marché du travail. Effectivement, on pourrait dire que cette nouvelle génération ne manque pas d’airs et qu’elle devrait avant tout apprendre l’humilité et faire ses preuves. Pas faux. Je pense d’ailleurs qu’on présente souvent les “Digital Natives” de manière un peu trop extremiste et qu’ils s’assoupliront quelque peu devant la réalité de l’entreprise. Mais il n’empêche qu’ils transformeront l’entreprise en profondeur et ce pour deux raisons :

- chaque génération d’entrants porte les valeurs de son époque et transforme l’entreprise qu’elle trouve. Ceux qui aujourd’hui pensent mettre les Digital Natives au pas ont eux même transformé l’entreprise en y rentrant, bousculant ceux…qui avaient transformé l’entreprise à leur époque.

- pour la première fois, en tout cas me semble-t-il, ce changement de génération coïncide avec une mutation profonde du contexte dans lequel opère l’entreprise. Et pour faire face aux transformations organisationnelles rendues nécessaires par le basculement dans l’économie de la connaissance, on va justement demander aux salariés de développer des qualités, des compétences, qui sont celles qui caractérisent cette nouvelle génération.



Et lorsqu’on parle de l’entreprise de demain, du management de demain, certains ne comprennent pas à quel point demain est proche. Ils pensent avoir le temps d’attendre, voire de se dire que ce “demain” ne les concernera pas alors que c’est déjà une réalité. Là encore je pense une question de génération : pour nos grands parents, le futur voulait dire plusieurs décennies, pour la génération de nos parents, le futur c’était un horizon de 20 ans…pour la notre que de changements sur des périodes de 3/5 ans. Pour les suivants ce sera encore pire. L’occasion de se demander aussi le sens de plans à plus de 3 ans…Quoi qu’il en soit l’organisation de demain est déjà à l’œuvre dans nombre d’entreprises et des entrepreneurs nous expliquent comment ils le vivent au quotidien. A commencer par Michel Hervé, dont je vous parlais ici et ici, un de mes “modèles” s’il en est, Tristan Colombet de Prizee, Mathieu Cortadellas de Beex (une société de conseil sans turnover ça fait rêver) et bien sur Loïc Le Meur qui nous parle de Seesmic. Les habitués de la blogosphère remarqueront au passage l’apparition de l’inégalable Vinvin dans la vidéo.Le mieux est donc de leur laisser la parole…


Blogs pour les Pros – Loïc Le Meur et Laurence Beauvais

Je sais, on ne peut y échapper ces temps ci, mais j’aimerais vous parler de Blogs pour les pros, de Loïc Le Meur et Laurence Beauvais. Vous avez pu deviner que je propose souvent le blog (entre autres) comme outil de communication ou de partage d’information dans le cadre d’une démarche Management 2.0. Non que je veuille parer cet outil de toutes les qualités du monde mais parce qu’il correspond en termes de partage, de réactivité, de collaboration au type de plateforme qui s’avère adéquat.

Quoi de plus normal dès lors que de s’intéresser à l’ouvrage de l’évangéliste en chef des Blogs en France.

De manière globale l’ouvrage est très péadogique et les néophytes comme ceux qui ont une certaine expérience y trouveront leur compte. Tout ce en quoi un blog peut être utile à une entreprise est présenté. Les esprits chagrins trouveront que ça manque d’approfondissement mais une fois qu’on a le principe je pense que c’est à nous de le décliner. Et puis on est sur de l’émergent donc on a peine vu le début du potentiel de l’outil.

En ce qui me concerne, et vous vous en doutez, je me suis surtout intéressé à l’utilisation de blogs en interne, comme outil managérial. Même si une grande partie du livre est consacrée à une utilisation “externe” j’ai tout de même trouvé matière à réflexion et à creuser un peu. Et cela me confirme dans mon idée: il y a matière à de multiples usages internes d’une part et tout reste à faire d’autre part, le blog “outil de dialogue avec l’extérieur” ayant pris le pas dans les esprit sur le blog “outil interne” dans un premier temps. Le fruit de ma réflexion arrivera de toute manière dans les jours qui viennent.

Pour en revenir au livre, je le conseille à tous, débutants ou aguéris, communiquants ou gestionnaires, salariés ou entrepreneurs, pour peu qu’ils aient envie de considérer les choses en regardant devant eux et en s’affranchissant du traditionnel “on a toujours fait autrement alors pourquoi changer”.

J’ai aussi beaucoup aimé le grand nombre d’interviews, qui sont autant d’exemples pratiques et de retour d’expériences utiles. Les nombreuses illustrations lasseront peut être les habitués de la blogosphère mais combleront les débutants car illustrant au mieux les propos de l’auteur. En tout cas ça m’a permis d’apparaitre accidentellement en page 252 ;-)

Car plus qu’il livre sur les blogs c’est un état d’esprit nouveau que nous présente Loïc Le Meur, un état d’esprit qui explique le succès des blogs et qui sera source d’autres avancées quand bien même le concept de blog sera tellement répandu qu’il en aura disparu.