Vers des business models d’un nouveau genre : l’exemple de Danone Supporting Life

Une chose est certaine, le monde de l’après crise sera différent de celui d’avant. Cela peut sembler évident mais si l’on y regarde bien beaucoup de redémarrages se sont conclus par le passé par la reconstruction quasiment à l’identique de ce qui avait été détruit. Il semble que cette fois ci des enseignements aient été tirés et l’entreprise et par la société civile.

• La croissance n’est pas une spirale sans fin. Et ce d’autant moins qu’on la veut intense.

• Quiconque crée de la valeur pour lui en en détruisant ailleurs finit par en subir le retour de bâton.

• L’entreprise est un élément d’un écosystème (clients, fournisseurs, employés…). Si une partie de l’écosystème périclite il en ira de même pour l’entreprise car toute destruction de valeur à sa périphérie détruit d’autant ses marchés potentiels.

• Il est plus sain de croitre en développant de nouveaux marchés que de chercher des leviers de croissance purement financier pour compenser le caractère fini des marchés existants.

• L’individu à la fois employé, client, et membre du corps social entend désormais jouer son rôle de juge de la prise en compte de ces enseignements.

Tout cela est digne d’intérêt dans la mesure où les modes de management et de travail seront forcément impactés par ces données sociétales, de la même manière que réussir dans ce contexte nouveau implique aussi d’adopter des pratiques internes appropriées, cohérentes. Ce qui nous rappelle une fois de plus que la crise actuelle n’est peut être pas si économique qu’elle en a l’air.

Tout cela amène à prédire l’avènement de business models d’un genre nouveau, dans la droite lignée du Smart Growth Manifesto d’Umair Haque. Une question qu’on peut logiquement se poser est de savoir quand cela va arriver et quelle forme cela peut prendre. Un premier exemple nous viens de France avec “Danone Supporting Life”.

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Une crise pas si économique que ça

Tout le monde s’accorde pour dire que l’heure est venue de reconstruire une sorte de nouvel ordre économique, les dérives du système financier ayant amené les conséquences que l’on sait. Mais cela amène souvent à occulter ce que je considère comme étant une défaillance du management. Alors, comme dans l’histoire de la poule et de l’œuf difficile de dire qui de l’économique ou du management a commencé mais force est de reconnaitre qu’ils se sont joyeusement entraidés.

J’écrivais il y a peu que la logique sans bon sens menait à la catastrophe et je m’inquiétais des entreprises n’ayant qu’une demi-stratégie c’est à dire recherchant en exclusivité l’exploitation du moment présent sans jamais penser à utiliser leurs ressources pour également préparer l’avenir. Ce qui, pour en donner une représentation imagée, amène à promettre une performance linéaire voire exponentielle alors qu’il s’agit davantage d’une courbe connaissant une limite haute.

Il y a quelques temps mon opinion était confirmée par une note de Jon Husband qui attirait mon attention sur une interview d’Henry Mintzberg où celui disait qu’il s’agissait plus d’une crise de management qu’une crise économique, position que je partage en partie. J’en ressors que :

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Société générale : l’erreur n’est pas dans le controle mais dans l’injonction…petite approche systémique

C’est un des sujets à la mode cette semaine et le fait que l’on mette en cause les logiques de contrôle n’a pas manqué d’attirer mon attention. Alors trop ou pas de contrôle, s’agit il de développer une logique permettant un suivi plus informel ou qualitatif ? Je ne pense pas que la question soit là, preuve que l’entreprise 2.0 n’a pas réponse à tout. Mais en creusant davantage on peut tout de même se demander si on cherche les coupables au bon endroit et si la logique qui a amené à ce cataclysme n’est pas exclusive au monde de la finance, mais relève d’une approche plus globale. Ce qui nous rapprocherait davantage d’une approche management 2.0.

Je m’explique.

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