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Mckinsey | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Etude du Cigref sur le rôle des DSI dans la création de valeur

Je voulais vous signaler cette intéressante étude du CIGEF, co-réalisée avec McKinsey, sur le rôle des systèmes d’information dans la création de valeur. Je vous conseille de la lire dans son ensemble, même si certains points ont attiré mon attention :

- le SI n’impacte pas directement la création de valeur.

- la valeur ne réside pas dans l’outil mais dans l’usage qui en est est fait

- il en résulte donc que les DSI ne doivent pas se satisfaire de proposer des outils en espérant que les métiers arriveront à en faire un usage intéressant mais doivent, au contraire, se consacrer à la satisfaction des besoins de ces derniers.

- une DSI ne peut donc créer de la valeur seule mais elle doit la co-créer avec les directions métier.

- de fait l’impact du SI sur la création de valeur doit être mesuré en fonction d’indicateurs métier et non d’indicateurs SI.

Cela n’est pas sans me rappeler le débat sur le ROI de l’entreprise 2.0 qui a mon sens n’a rien de soft ou de qualitatif mais se mesure à l’aune de la performance des process supportés. A titre d’exemple l’étude cite un cas AXA qui mesure effectivement l’impact en fonction d’indicateur de type balanced scorecard, ce qui n’est pas sans me rappeler toute ma série de notes sur les cartes de stratégie

Si cette réflexion peut en effet s’appliquer à l’ensemble de la logique SI elle est d’une pertinence incontestable dès lors que l’on s’intéresse au social software.

En tout cas la fin du “one size fits all” s’approche et le temps où le rôle des DSI sera de fournir à chacun ce qui convient le mieux à ses besoins plutôt qu’une offre standard et rassurante pour eux mais qui ne résolvent pas les problématiques opérationnelles des collaborateurs. Fini le “ils n’ont qu’à faire avec ce qu’on leur donne” et bonjour le “que puis-je faire pour vous ? Quels sont vos besoins propres ?”

Cela m’inspire une autre réflexion sur la notion de but. Si on considère que l’activité “DSI” est une fin en soi le mode de fonctionnement actuel est logique : rationnalisation des outils, des couts, offre unifiée. Si on considère qu’elle est au service de la performance de l’entreprise, alors mesurer son efficacité à l’aune de ses propres résultats est visiblement contraire à toute logique de performance métier. Les conclusions de l’étude, en tout cas, semblent le prouver. Ce qui, soit dit en passant, nous ramène encore à l’opposition entre optimas locaux et maximum global qu’il faudra bien que les entreprises règlent un jour. Mais nous en reparlerons sous peu.

En tout cas l’étude est ici.

Essayez vous d’optimiser votre temps de réponse ? Ou juste de maximiser le temps de travail ?

Le temps est un élément clé de la performance, ça on le sait depuis longtemps. Le monde de l’industrie l’a compris depuis longtemps, qui a inventé les flux tendus et le just in time. Mais qu’en est il des activités non industrielles ?

Bien sur tout le monde me dira que le temps est la priorité. D’ailleurs tout est fait pour que le collaborateur n’en perde pas, du temps. Pas le droit de souffler, de lever la tête, de réflechir deux minutes ou, pire, de donner un coup de main à un collègue en quête de bonnes informations. Et tout est fait pour être sur que sur les 35h de travail hebdomadaires pas une minute ne soit gachée. D’ailleurs on donne du travail pour 50h histoire d’être certain que le collaborateur ne musardera pas en route.

Mais est-ce vraiment la bonne solution ? [Read more...]

Les prochaines étapes de l’Open Innovation

L’innovation distribuée, la collaboration avec les clients et les partenaires sont au coeur des enjeux stratégiques de l’entreprise.

Pour en savoir plus sur ce sujet maintes fois traité ici c’est chez McKinsey.

De l’intérêt d’avoir une bonne vision stratégique…ou quand les gourous ne se gourent pas

Certains pensent que les transformations à venir dont on parle pour l’entreprise ne sont qu’effet de mode. Je ne suis pas du tout d’accord dans la mesure où les problématiques traitées et les solutions proposées sont vieilles comme le monde et que, pour une fois, le contexte nécessaire à la “bascule” est présent :

- une transfomation des ressorts de l’économie qui impacte les leviers de performance. Alors qu’innovation et intrapreneuriat n’étaient que des concepts sympathiques inapplicables car réservés à une partie limitée de l’économie dans les années 60 (hé oui, c’est aussi ancien que cela), c’est désormais la quasi totalité du tissu économique qui est concernée.

- les individus sont prêts. Une partie des collaborateurs actuels sont demandeurs d’une autre forme d’organisation, et les générations suivantes en font plus qu’une demande, un vrai style de vie.

- les outils pour faire vivre tout cela sont là. L’infrastructure tout d’abord avec internet (ce qui n’était pas si évident il n’y a que 7 ou 8 ans) mais surtout des outils pensés pour ces besoins, ceux qui ne traitent pas l’information mais permettent aux individus d’intéragir et construire leur suppy chain informationnelle.

Il y a ceux qui le comprennent vite et s’adapteront facilement car ils auront le temps et ceux qui attendront d’être en difficulté pour le faire.

J’en reviens au but de cette note. Un document que je vous recommande chaudement de lire (et dont j’ai déjà du parler ici il y a très longtemps) et qui pose les enjeux de la “révolution des intéractions”, de son impact tant sur le modèle de distribution que sur le modèle organisationnel de l’entreprise. Cela s’appelle “A revolution in interaction” et cela vient bien sur de chez…McKinsey. Il dépeint parfaitement ce que nous sommes en train de vivre. Dommage qu’il n’ait visiblement pas été trop pris en compte à sa sortie…en 1997. Quand je disais qu’on avait le temps de se préparer. Ceux qui l’ont lu sont peut être les “early adopters” d’aujourd’hui et ne s’intéressent surement pas au web 2.0 par effet de mode ou pour faire plaisir aux digital natives, ils le font seulement parce qu’il s’agit d’un des supports de leur stratégie. L’outil ne fait pas la stratégie mais permet sa mise en oeuvre. D’ailleurs à l’époque le web 1.0 n’en était qu’à ses débuts.

McKinsey sur les enjeux de la transformation de l’organisation

Cette étude-ci est malheureusement payante mais j’ai eu l’occasion de jeter un rapide coup d’oeil dessus, ça peut valoir le déplacement.

  • The respondents say that intensifying competition for talent, shifting centers of economic activity, and increased technological connectivity are the most important trends for their companies. Moving quickly and dealing with regional diversity are two of the most common concerns.
  • Two-thirds of the executives say that their companies aren’t sure of the right organizational response to emerging global trends—but the vast majority believe that responding effectively is critical for competitive advantage.
  • Votre avis ?

    Comment la technologie va transformer l’entreprise en 2008

    Encore une étude fort intéressante de chez…McKinsey bien sur. Elle est disponible ici et a été très bien commentée ici.

    Que dire de plus ? Distribuer l’innovation améliorer la “connexion” entre les individus, extraire davantage de valeur des intéractions humaines, transformer l’information en business…je serais tenté de dire qu’à force on commence vraiment à cerner ce qui nous attend dans les temps à venir.

    Pour McKinsey il faut réinventer le management

    Après s’être penché sur le cas des réseaux informels, du ROI “soft” de la performance organisationnelles et quelques autres choses dans le domaine, McKinsey a publié il y a quelques temps un fort intéressant document sur la problématique de réinventer le modèle managérial des entreprises.

    Avant de rentrer dans les détails, voici quelques points qu’il me semble important de remarquer :

    - McKinsey traite de plus en plus de problématiques en relations étroites avec l’entreprise 2.0…sans jamais mentionner ce terme. En dehors du fait que cette vénérable institution ne saurait s’abaisser à s’accrocher à un phénomène de mode, cela prouve tout de même bien la pertinence de l’application des outils web 2.0 pour faire face aux enjeux de demain.

    - McKinsey fait rarement mention des outils web 2.0 : d’abord ça n’est pas leur métier, mais ensuite cela dit bien ce que ça veut dire : l’outil est un outil, McKinsey insiste sur les aspects stratégiques et organisationnels. Par contre lorsqu’on désirera outiller ces modes de fonctionnement…on sait bien sur quoi on va tomber.

    - Au bout du compte cela me conforte dans ma vision de la chose : un objectif d’entreprise qui une fois déployé a des implications tant au niveau de l’organisation que des outils…et il s’agit d’aligner le tout afin que cela soit cohérent, fasse sens et fonctionne. L’outil ne fait pas l’entreprise mais la sert…

    Ceci dit, regardons la chose de plus près :

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    Exploiter vos réseaux informels selon McKinsey

    Encore une étude fort intéressante chez McKinsey qui visiblement à décidé de mettre le paquet sur l’informel et les “ROI soft” ce qui n’est pas pour me déplaire. Celle ci se nomme “Harnessing the Power of your informal employees nertwork” et est téléchargeable ici (il suffit de s’enregistrer).

    L’étude en quelques points :

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    Connecter les indvidus pour créer de la valeur : l’exemple de la banque

    Une des justifications de nouvelles pratiques “motorisées” par de nouveaux outils est la nécessité de connecter les individus. Je ne parle pas là de leur donner la possibilité d’échanger mais de créer les préalables à l’échange : fonctionnement par communauté, mise en place d’une relation qualitative afin d’obtenir des effets quantitatifs dans un second temps… J’avais d’ailleurs mis la main il y a quelques temps sur une étude Deloitte qui le disait de manière fort bien argumentée.

    Aujourd’hui c’est McKinsey qui aborde le problème en abordant la question spécifique de la banque d’investissement, secteur sensible s’il en est.

    Pamis les nombreuses choses intéressantes j’ai noté qu’un individu ne pouvait seul maitriser la complexité des produits et pratiques financières à haut niveau et que permettre aux individus de s’organiser en réseaux de spécialistes pour y parvenir pouvait être source d’un gain considérable.

    Mais pourquoi permettre aux individus d’être dans un contexte et avec des outils permettant de le faire eux-même alors que l’entreprise n’a qu’à organiser cette mise en relation ?

    Parce qu’il faut aller vite et que plus on mettra en action la ligne hiérarchique plus on perdra de temps. Parce que l’entreprise elle-même ne sait pas aujourd’hui identifier dans la foule de ses collaborateurs ceux qui planchent vraiment sur un sujet, que ces expertises restent donc le plus souvent locales et que l’entreprise dans sa globalité ne peut pleinement les exploiter. Parce qu’enfin, laisser le management seul organisateur des connexions entre individus (c’est une partie de son fonction mais il faut que les connexions les plus évidentes puissent se faire sans lui…) c’est le submerger alors même qu’il est prouvé que manager 12 collaborateurs c’est gérer plus de 24 000 intéractions…alors trouver la personne avec qui faire intéragir un membre de votre équipe parmi les milliers de collaborateurs répatis sur différents sites c’est mission impossible, surtout dans l’urgence, alors que si on met en place les bonnes pratiques avec les bons outils cela doit pouvoir se faire quasi naturellement la plupart du temps.

    Une étude McKinsey sur l’usage du web 2.0 en entreprise

    image-4.pngC’est définitivement le sujet à la mode ces derniers jours (voir ici aussi). Cette fois-ci c’est McKinsey qui nous délivre un rapport sur les usages du web 2.0 en entreprise (disponible gratuitement ici, il suffit de s’inscrire). Le rapport est assez court et je vous laisse en faire la découverte par vous même. Je vais juste me contenter de mettre en évidence un ou deux points.

    Le rapport montre en effet que les entreprises qui ont investi dans des outils web 2.0 sont satisfaites de leur ROI (dont on ne nous dit pas comment il est évalué). L’indice de satisfaction augmente avec le temps, les “early adopters” étant plus nombreux à se montrer satisfaits que le derniers à avoir sauté le pas.

    Cela nous montre simplement que l’outil n’est pas tout et qu’il s’inscrit dans un environnement, un cadre humain… Les early adopters ont eu certainement le temps de s’adapter et d’adopter des usages cohérents par rapport à ce que permettent ces outils. Il est donc logique que plus le temps passe plus le gain est important car le passage au web 2.0 n’est pas que technique, il a une grande composante organisationnelle et humaine (rappels ici et ici).

    C’est un peu un remake de la longue traine…

    Pour le reste rien qui ne surprendra les connaisseurs, mais une preuve de plus pour les décideurs qu’il y a une tendance lourde qu’il s’agit de suivre sous peine d’être dépassés par ceux qui commencent d’ores et déjà à acquérir une réelle maitrise des usages.

    PS : Merci à Vincent, un lecteur Belge qui se reconnaitra, de m’avoir “poussé” ce rapport avant que je tombe dessus moi-même. Si mes lecteurs commencent à faire mon boulot à ma place maintenant….

    On en parle aussi ici