Les meilleures pratiques ne sont pas toujours les meilleures : ce sont celles qui fonctionnent

A l’heure où le transfert des meilleures pratiques (best practices pour les intimes) est au cœur des préoccupations de nombreuses entreprises, les habitudes acquises s’avèrent être un frein réél.

Comment fait on ?

On identifie la meilleure solution apportée, dans l’entreprise ou parfois à l’extérieur, chez les concurrents, à un problème donné et on l’applique. Simple me direz vous.

Le seul hic c’est qu’aujourd’hui personne ne rencontre exactement le même problème. Ou plutôt on se rend compte que dans des activités qui ne sont plus aussi “répétables” que par le passé, des faits semblables peuvent avoir des causes totalement différentes. Les solutions globales montrent donc leurs limites et on se rend compte qu’à problème contextualisé correspond une réponse contextualisée. En raison d’un contexte social et culturel différent, d’une culture différente, des circonstances spécifiques d’une relation client données, on appliquera pas la même solution à Paris, Marseille, Moscou, New York ou Pekin.

Problème : si on ne peut implémenter une seule solution, comment faire pour implémenter une solution différente à chaque problème ? Et l’on se rend compte qu’une pratique n’est la meilleure que dans un cas donné.

La solution c’est de mettre à disposition un ensemble de solutions à un problème pour permettre de choisir celle qui s’applique le mieux. Mieux encore, se focaliser non plus sur la réponse mais sur la réflexion qui a permis d’y arriver. Et permettre donc les échanges afin de transmettre ce type de transfert, contextualisé, qui est le propre du Peer to Peer Learning. Ce qui signifie identifier des solutions mais surtout les personnes qui les ont mises en place.

La fin du “one size fits all” (ou solution taille unique pour tout le monde) risque fort de transformer le mécanisme souvent défaillant de transfert de meilleures pratiques en mécanisme de social learning. Et l’implémentation en discussions.

Les meilleures pratiques de l’intranet

intranetAvenue A / Razorfish vient de publier un rapport sur les Meilleures Pratiques de l’Intranet. Vous pouvez vous le procurer gratuitement ici. Considérant l’intranet comme ayant vocation à devenir le lieu privilégié de échanges sociaux dans l’entreprise (intranet social ou intranet 2.0 comme vous voulez…) j’ai de plus eu une excellente surprise en lisant le sous titre du rapport: “A User-Driven Web 2.0 perspective”.

Une petite vue à chaud de ce rapport que je vous conseille vivement de télécharger. Je reviendrais sur certains points après une lecture approfondie.
- des aspirations émergentes: l’évolution d’internet amène les employés à attendre autre chose de leurs intranets. Ils les veulent user-centric, accessibles et simples d’utilisation comme ceux qu’ils utilisent hors travail (web 2.0)

- en laissant les employés organiser seuls leur espace de travail et leurs outils on envisage un gain de productivité sur le long termen grâce à l’utilisation de nouveaux outils quand bien même on concède un risque à court terme sur la sécurité.

- pour répondre à ces attentes et augmenter la productivité, les entreprises doivent comprendre l’intérêt de ce risque et s’inspirer des best practices de ceux qui sont d’ores et déjà inscrits dans cette logique.

- Notion d’intranet maturity framework: évaluer un intranet sur les critères suivants: implication du management, gouvernance, besoins des utilisateurs, user experience, technologie employée, formations mises en place, adoption, critères de mesure du retour sur investissement (ROI) [Read more...]