Management 2.0, SOO et productivité

J’ai commencé  à évoquer ici et l’intérêt de changer le sens des flux dans l’entreprise : passer d’un mode de production en flux “poussés” à un mode de production en flux “tirés”. Il s’agit de laisser le collaborateur déterminer son action par rapport à un but plutôt que par rapport à un ordre reçu.

Pourquoi est-ce si important ?

Parce que cela correspond davantage à la réalité du travail des individus aujourd’hui. On l’a dit et répété mais l’époque où les employés devaient reproduire à l’infini une même tache voire un même geste est révolue. Son activité, ses tâches du jour, ne sont donc pas définies par un plan de production mais par une demande, un besoin, sans cesse changeant. En général il n’a pas besoin qu’on lui dise quoi faire mais plutôt qu’on l’aide à le faire. Il a davantage besoin de support que d’instructions et, paradoxalement, c’est du haut que ce support doit venir. Aujourd’hui l’ordre vient du haut et on espère le support du bas alors que la réalité des choses est exactement l’inverse.

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Les réseaux sociaux externes ne servent pas qu’au marketing

Dans 90% des cas quand je parle de réseaux sociaux pour d’autres personnes que les collaborateurs d’une entreprise on me répond “ah bon, je croyais que tu ne croyais pas à histoires de buzz et de marketing”.  Cela ne reflète ni plus ni moins que l’idée encore largement répandue dans les entreprises et le grand public que l’entreprise ne s’adresse à l’extérieur que pour communiquer, vendre, et ce selon un flux monodirectionnel et qu’autrement dit “à l’extérieur on parle, à l’intérieur on travaille et les deux n’ont rien à voir”. Vu avec un peu de distance cela traduit également l’idée selon laquelle c’est l’entreprise qui conditionne son environnement et non l’inverse.

Des idées préconçues qui furent vraies en leur temps mais montrent qu’on rentre peu à peu dans une nouvelle ère.

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Quand l’entreprise gagnerait à se repencher sur la théorie des contraintes

C’est amusant comme l’histoire semble se répéter en permanence, comme on laisse se reposer aujourd’hui des problèmes qu’on avait pourtant résolu hier.

Parce que la question de la productivité, du temps passé, du ROI dans l’entreprise 2.0 ou dans une organisation orientée service me rappelle une question qui s’est déjà posée et a été globalement solutionnée dans l’industrie et qui revient de manière encore plus aigue dans l’économie des services et de la connaissance.

Il s’agit ni plus ni moins que d’une énième application de la théorie des contraintes.

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Et si tous les projets devenaient agiles ?

Le temps n’est pas loin où l’on se posera la question de réinventer la gestion de projet afin de se focaliser sur le fait de délivrer une réponse à un besoin et non plus de considérer comme trop souvent le projet comme étant sa propre fin. Quand se rend on compte qu’un projet est sa propre fin ? Lorsqu’on livre au final quelque chose qui correspond en tout point au livrable défini au tout début pour se rendre compte que le besoin a évolué ou que ce a quoi le client interne ou externe a dit oui ne correspond pas vraiment à ce qu’il attendait, problèmes de communication, mauvaise connaissance du champ des possibles et mauvaise qualité des échanges obligent.

A côtoyer des développeurs à longueur de journée je me suis intéressé à la manière dont ils travaillent et j’ai comme l’impression que ces gens ont découverte une sorte de Graal nommé méthodes agiles.

Bien sur il n’a pas fallu longtemps pour me demander si c’était applicable à des projets autres que le développement logiciel. [Read more...]

Avenir de l’organisation : et si c’était la SOO (ou SPO)?

L’idée de cette note m’est venue lors d’une discussion avec une personne de la Direction Générale de l’Armement, il y a plusieurs mois déjà. A la question “savez vous quel est notre métier” je répondais, hésitant, “humm…choisir les armes qui seront utilisées par l’armée…?”. “Un peu…mais c’est plus complexe”. “Ah ?”.

Je croyais en effet innocemment que pour pourvoir à l’équipement et à l’armement des armées on achetait des armes. Mon interlocuteur poursuit en m’apprenant, sans s’en rendre compte, quelque chose de fort utile.

Mon idée de départ était qu’une armée était composée de différent types de forces (terrestres, navales, aériennes) qui avaient besoin d’être équipées en matériel. Ce qui, je m’en suis rendu compte après, signifiait que l’armement était dicté par la structure, par le fait qu’il y avait des fonctions qui existaient et qu’il fallait les équiper.

La réalité est toute autre.

En fait on commence par identifier des enjeux (se projeter sur tel type de territoire, répondre à telle menace) et on y répond en termes de systèmes. Et qu’est ce qu’un système ? Un mode opératoire, des hommes et du matériel. Si le rôle de la DGA est plus spécifiquement de s’occuper des armes, elle ne peut remplir sa mission qu’en prenant en compte les autres composantes, l’armement n’ayant aucun sens s’il est choisi déconnecté de l’enjeu, du mode opératoire que l’on désire mettre en oeuvre et des hommes qui le serviront. J’en déduis donc qu’il en est de même dans le choix des hommes et la détermination des modes opératoires.

Ce qui m’a inspiré un parallèle fort intéressant avec l’entreprise. [Read more...]