Discussions avec Michel Hervé (1) : le principe de subsidiarité dans l’entreprise

Jeudi j’ai eu la change de passer mon après midi avec Michel Hervé. Nous nous étions maintes fois croisés lors de divers évènements sans jamais avoir eu le temps de trop échanger et avions donc décidé de nous voir hors du brouhaha et des sollicitations des conférences. Voilà qui est fait.

J’ai déjà suffisamment parlé du personnage sur ce blog (voir ici pour une petite synthèse) et il est impossible de résumer en un billet toute l’étendue de notre discussion et la multitude de messages qu’il a fait passer à cette occasion. Je m’attarderai plus précisément sur le principe de subsidiarité que j’ai trouvé fort intéressant car répondant à nombre de préoccupations des entreprises aujourd’hui, et sur le besoin de recréer du lien par l’information afin d’accroitre  la cohérence de l’action collective, qui fera l’objet d’une note à venir. [Read more...]

Interview de Michel Hervé : à voir absolument

Rodolphe, de miroir social, me signale à l’instant qu’il vient de mettre en ligne une interview de Michel Hervé. Si vous ne connaissez pas Michel Hervé j’ai déjà longuement parlé de lui ici, ici et encore ici.

Je ne peux, comme d’habitude, que souscrire à sa vision de l’entreprise, notamment sur l’impact de la dimension humaine qui détermine largement les variables business…et vous invite à aller voir les vidéos suivantes :

Hervé Thermique : “une culture d’entreprise qui dilue le stress”

Interview de Michel Hervé – Président du groupe Hervé Thermique : “les IRP doivent s’adapter à une organisation où le pouvoir est éclaté”

Interview de Michel Hervé – Président du groupe Hervé Thermique : “l’économique n’est que la conséquence de la dimension sociale”

Quel management pour l’entreprise de demain ?

Suite de mon compte rendu de la convention du MEDEF.

Je répond à cette question à longueur de billets sur ce blog, aussi cette fois ci j’en profite pour laisser parler les autres.

Une première vidéo qui présente les attentes des jeunes sur le marché du travail. Effectivement, on pourrait dire que cette nouvelle génération ne manque pas d’airs et qu’elle devrait avant tout apprendre l’humilité et faire ses preuves. Pas faux. Je pense d’ailleurs qu’on présente souvent les “Digital Natives” de manière un peu trop extremiste et qu’ils s’assoupliront quelque peu devant la réalité de l’entreprise. Mais il n’empêche qu’ils transformeront l’entreprise en profondeur et ce pour deux raisons :

- chaque génération d’entrants porte les valeurs de son époque et transforme l’entreprise qu’elle trouve. Ceux qui aujourd’hui pensent mettre les Digital Natives au pas ont eux même transformé l’entreprise en y rentrant, bousculant ceux…qui avaient transformé l’entreprise à leur époque.

- pour la première fois, en tout cas me semble-t-il, ce changement de génération coïncide avec une mutation profonde du contexte dans lequel opère l’entreprise. Et pour faire face aux transformations organisationnelles rendues nécessaires par le basculement dans l’économie de la connaissance, on va justement demander aux salariés de développer des qualités, des compétences, qui sont celles qui caractérisent cette nouvelle génération.



Et lorsqu’on parle de l’entreprise de demain, du management de demain, certains ne comprennent pas à quel point demain est proche. Ils pensent avoir le temps d’attendre, voire de se dire que ce “demain” ne les concernera pas alors que c’est déjà une réalité. Là encore je pense une question de génération : pour nos grands parents, le futur voulait dire plusieurs décennies, pour la génération de nos parents, le futur c’était un horizon de 20 ans…pour la notre que de changements sur des périodes de 3/5 ans. Pour les suivants ce sera encore pire. L’occasion de se demander aussi le sens de plans à plus de 3 ans…Quoi qu’il en soit l’organisation de demain est déjà à l’œuvre dans nombre d’entreprises et des entrepreneurs nous expliquent comment ils le vivent au quotidien. A commencer par Michel Hervé, dont je vous parlais ici et ici, un de mes “modèles” s’il en est, Tristan Colombet de Prizee, Mathieu Cortadellas de Beex (une société de conseil sans turnover ça fait rêver) et bien sur Loïc Le Meur qui nous parle de Seesmic. Les habitués de la blogosphère remarqueront au passage l’apparition de l’inégalable Vinvin dans la vidéo.Le mieux est donc de leur laisser la parole…


De la pyramide aux réseaux

Je vous avais déjà permis de faire quelque peu connaissance avec Michel Hervé via cette vidéo. Je voudrais maintenant vous dire deux mots du livre qu’il a publié au début de cette année : De la pyramide aux réseaux : Récits d’une expérience de démocratie participative.

Je trouve que l’ouvrage en question doublement intéressant : en raison de son contenu et de sa structure.

Le contenu tout d’abord.

Tout commence par l’exposé par Michel Hervé de sa vision et de sa mise en œuvre au sein d’Hervé Thermique. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, la vidéo dont je faisais mention plus haut donne largement un avant gout de la chose.

La structure ensuite.

Passé l’exposé de Michel Hervé, on nous présente un débat sur le contenu de cet exposé entre Hervé et son comité de direction, puis avec les animateurs des réseaux internes, le tout agrémenté du contrepoint d’un chercheur du CNRS.

Cela nous donne une véritable observation à 360° du modèle Hervé, avec les écarts entre le discours et la réalité, la justification de ces écarts, les avantage et défauts de ce mode d’organisation. C’est cette ouverture à la critique et au débat contradictoire que j’ai beaucoup apprécié : plus qu’un exposé relatif à un modèle, nous avons ici une réflexion constructive multipartite.

Pour terminer, quelques extraits afin de vous mettre dans le ton de l’ouvrage. [Read more...]

Michel Hervé et l’entreprise en réseau

Il aurait pu dire 2.0 ou ce qu’il voulait : l’important c’est le contenu et la démonstration que fait avec cohérence dans un véritable projet d’entreprise “ça marche”. J’avais vu cette vidéo il y a quelques semaines lors de la journée KM de l’ENSAM et je pense qu’il faut vraiment qu’on la fasse connaitre le plus possible. Il a tout compris, non ?