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Microblogging | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

L’avenir du microblogging est il le blog ?

Un précédent article sur la complémentarité de ces deux types d’outil m’a permis d’avoir de nombreuses discussions en ligne et hors ligne. Disons que la logique qui veut que tout ce qui est nouveau soit formidable et ait vocation à faire table rase de tout ce qui existait avant et qui est nécessairement has been ne me convainc pas. En général la nouveauté nait des manques de l’existant et vient combler des trous dans le spectre global des usages. Mais si une fois qu’on a bouché les trous on retire la structure principale on se retrouve avec…d’autres trous qui amènent forcément un jour à réinventer la roue qu’on avait jeté.

Discussion sur l’avenir du microblogging en tant que solution ultime vouée à remplacer tous les outils de publication personnels.

- 140 caractères est une limite vraiment bloquante pour certains contenus. Pas grave. Demain les outils de microblogging permettront de s’affranchir de cette limite.

- guère évident de retrouver l’information . C’est un faux problème. Demain des systèmes de tags plus performants permettront de vraiment mieux organiser la publication de chacun et de naviguer dedans.

- il est quasi-impossible de retrouver les échanges et d’en avoir une vue structurée. Là aussi, le futur s’annonce radieux puisqu’à terme il est évident que la gestion et la visualisation des conversations seront beaucoup plus poussées.

Au final, l’outil de microblogging du futur permettra de publier des contenus longs, riches, de les structurer et d’avoir une vision instantanée des réactions et commentaires. qu’ils ont suscité. Il s’agira donc….de ce qui ressemble bizarrement à un blog. Et ses limites nous amèneront certainement à réinventer le microblogging.

Trêve de plaisanterie, c’est bel et bien la preuve qu’il s’agit de deux logiques dont les interconnexions doivent être développées, sans que l’une ait vocation à remplacer l’autre.

Le web temps réel n’est pas une panacée (et twitter ne tuera pas les blogs)

On entend çà et là que le microblogging tue le blogging et que, d’une manière générale, l’avenir du web est le temps réel. Un discours hatif auquel je ne souscrit pas. Il ne me semble pas qu’une tendance vienne en remplacer une autre mais, plutôt, qu’elle vient la compléter.

Ce schéma valable pour le web grand public s’applique, je pense, également, à l’entreprise.

La complémentarité entre les deux types d’outils s’explique par le positionnement d’un message donné sur deux axes : celui de la consistance et celui de la temporalité..

Consistance

Pas besoin de grande démonstration pour expliquer qu’il est difficile de délivrer un message et une information consistante en 140 caractères. Et que si toute l’information devait suivre ce format on serait au courant de beaucoup de choses sans rien en savoir vraiment. A l’inverse, qu’il est difficile de meubler un blog lorsqu’on veut faire passer des messages courts, lapidaires. Dans ce cas le titre se suffit à lui-même et on cherche à remplir le corps du billet. C’est justement cela qui a poussé une partie de la blogosphère sur la twittosphère. Non qu’un outil soit meilleur que l’autre mais parce que son format correspond davanatage aux besoins du plus grand nombre (souvenez vous que les purs “créateurs” sur les médias sociaux ne sont que quelques pour cents).

Temporalité

Il est des messages qui ont vocation à rester et faire leur place dans le patrimoine informationnel mondial. Il en est dont la valeur est dans l’instant, qui n’ont de valeur que par leur rapidité de diffusion. Quand on fait un billet sur un blog il est évident qu’on s’attend à toucher immédiatement la “clientèle” de ses abonnés. Mais l’indexation par les moteurs de recherche lui donne une sorte de permanence. La longue traine fait ensuite son oeuvre. Même si l’indexation des messages sur twitter évolue, les archives de twitter présentent un intérêt limité. Si on a raté un message un jour il y a des chances pour qu’il n’ait plus la même valeur le lendemain : soit l’information sera sans valeur soit elle aura été rendue disponible au plus grand nombre sur des canaux plus conventionnels. Au pire si quelque chose a vraiment de la valeur, il va continuer à “résonner” (les pros diront “être retwitté”) suffisamment longtemps pour que cela me touche à un moment ou à un autre.

C’est ainsi que se dessine un web à deux vitesses, expression qui pour une fois n’est pas synonyme d’exclusion mais de complémentarité. Des messages “lourds” destinés à rester et porteurs d’une réflexion constuite et, sur un circuit plus rapide, des messages brefs, instantanés.

On se rend bien compte que le temps réel montre rapidement ses limites alors que le blogging traditionnel, plus lourd, n’a pas la réactivité escomptée dans certaines circonstances. La complémentarité entre les deux types d’outils permet à un émetteur de couvrir l’intégralité du spectre en fonction de ces deux axes qui sont la consistance et la temporalité.

Vous me direz que certains messages remplissent les  deux conditions. C’est justement pour cela qu’on se sert de twitter pour faire un lien vers quelque chose qui a été publié par ailleurs. Ce qui nous rappelle le besoin de pouvoir lier et articuler les deux.

Dans un style plus prosaïque vous pouvez aussi lire ici chez Vinvin.

webconsistency

Le RSS en entreprise est il mort avant d’avoir vécu ?

En vertu d’une tradition centenaire dont le monde de l’internet ne fait qu’accélérer et les cycles et qui veut qu’on brule ses idoles avec autant d’ardeur qu’on a pu les aduler, il n’est pas une semaine sans qu’on annonce la mort d’une technologie nouvelle ou ancienne. A l’honneur cette fois ci : le RSS (on parlera bien sur du mail et des portails dans de prochains épisodes mais à chaque semaine suffit sa peine).

Lee Bryant s’est fendu d’un très bon billet sur le sujet. Un billet qui dit suffisamment de choses sensées pour qu’il n’y ait pas besoin de revenir dessus. Ce qui me permet de me focaliser sur deux points qui à moi me semblent également importants : l’utilité même du RSS et son éventuel remplacement par des outils de microblogging incarnés dans la conscience collective par Sa Majesté Twitter.

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Twitter dans l’entreprise : question d’usages ou de culture ?

A moins de souffrir de myopie aigue vous avez du vous rendre compte que le grand “truc” de 2008 a été le microblogging, incarné pour la majorité par twitter. Ni une ni deux, les twitter-like pour entreprise, tels Yammer, ont commencé à se développer lorsque ça n’est pas des solutions plus lourdes venant d’éditeurs plus traditionnels qui ont embarqué leur propre erzatz. Et si ça n’est ça c’est l’indicateur de “statut” qui a finalement vocation a remplir cette fonction, tout n’étant finalement qu’histoire de dénomination, la logique demeurant la même.

Alors, marchera ou marchera pas ?

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Idées sur le microblogging en entreprise

Vous avez certainement entendu parler de Twitter, certainement l’application web 2.0 la plus stupide, la plus chronophage et donc la plus inutile que je connaisse.

Ceci dit, au quotidien il est toujours utile de savoir ce que font ses collègues. Pour ne pas les importuner, pour se rendre compte qu’on peut les aider… et réciproquement de “prévenir” afin qu’on ne me dérange pas dix fois pour la même raison. Comme les indicateurs d’état sur les messageries instantées internes mais orienté “activité” : “je suis sur le dossier truc”, “je cherche quelqu’un qui s’y connait sur…”, “metro en panne, 10 minutes de retard pour la réunion”…

Bref cela peut avoir du sens, favoriser la réactivité…reste à bien le cadrer afin d’en faire une pratique productive.

Tout cela pour vous dire qu’il doit bien y avoir une utilisation intelligente à cet outil. J’ai un twitter “privé” consacré à mon écosystème personnel mais peu intéressant à suivre pour qui s’imaginerait y trouver quoi que ce soit d’intéressant. Par contre il m’arrive d’avoir une idée qui me passe par l’esprit, une réflexion, une question, mais sans que ça vaille la peine d’écrire une note ici.

Par contre j’ai dans mes contacts des personnes qui relaient des informations via leur twitter et qui me permettent de mettre la main sur des publications ou des idées…

Ayant envie de creuser davantage la question, je crée un compte twitter “pro”, mes notes et bookmarks y seront relayées…de même de mes pensées “à chaud” lorsque j’y penserai. Ca peut peut-être même créer un peu plus de proximité. Je ne sais pas ce que ça va donner mais j’essaie.