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Motivation | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Il faut penser les RH 2.0 comme un processus permanent

Ce billet est en quelque sorte la suite de celui que j’ai publié il y a quelques jours sur la place centrale que doivent occuper les RH dans les processus de changement que les entreprises vont devoir entreprendre pour se mettre en phase avec leur époque.

Très souvent on répond à un besoin par un projet, délimité dans le temps, fait d’un d’un nombre d’actions connues et planifiées. A un besoin en formation répond une action de formation. A un besoin en termes de marketing RH (fidélisation des collaborateurs, développement de la marque employeur) répond un projet de communication. A un besoin en termes de mobilité interne répond une action correspondante…

Les RH 2.0 ou, pour être plus précis et ne pas tout mélanger, l’adoption des outils de social computing issus du web 2.0 au service d’une stratégie RH impliquent de voir les choses d’une autre manière. Je ne dis en aucun cas qu’elle soit se substituer forcément et systématiquement à l’existant, je la vois plutôt comme un complément.

Dans le billet mentionné plus haut je disais qu’une des choses que les RH allaient devoir apprendre à maitriser était le fait qu’on parlait de projets à impact RH mais qui n’étaient pas entre leur main mais dans celui des managers au quotidien. Les RH devant piloter le management, donner un cadre mais n’étant plus impliqué dans l’action finale, à destination du collaborateur, candidat etc…

Quelques exemples pour illustrer mon propos :

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Des 5 époques du web social à la transformation des organisations

J’ai eu la chance de rencontrer Jeremiah Owyang lors de son récent passage à Paris. Il nous a présenté son rapport sur le futur du web social. S’en est suivi une séance de questions / réponses puis nous sommes allés prendre un verre en ville, l’occasion de poursuivre la conversation.

Une chose intéressante que je pressentais et dont j’ai eu confirmation est la spécificité du questionnement des européens en général et des français en particulier sur les questions liées à la confidentatialité. Jeremiah à d’ailleurs lancé la conversation sur son blog. De manière générale, et j’ai eu l’occasion d’aborder la question à quelques reprises avec des confrères allemands, il me semble évident que la question de l’adoption des médias sociaux hors et dans l’entreprise dépend largement de phénomènes culturels. Culture locale sur le web, culture d’entreprise et culture locale en interne même si dans le cas de l’entreprise le fait de devoir obtenir des résultats ensemble, résultats sur lesquels on est évalué, permet parfois de forcer le verrou culturel. La langue compte également. C’est un sujet que je traiterai d’ailleurs d’ici peu, le temps de me replonger par ailleurs dans les travaux de Gert Hofstede pour ce qui est de la dimension intra-entreprise. Pour l’externe un brin de bon sens suffit à expliquer nombre de choses.

A un moment de la présentation Thierry De Baillon m’a devancé en posant “la” question : comment ces “5 époques” s’appliquent elles en entreprise. Réponse de Jéremiah : je ne m’occupe que de l’externe.  Un point que j’ai pu approfondir avec Jeremiah plus tard dans la soirée.

Le propos de Jeremiah est on ne plus plus sensé : c’est le comportement des internautes, des consommateurs, et l’entreprise doit s’adapter pour suivre. J’ajouterai alors un point : pour suivre le consommateur dans ses nouveaux comportements et adopter les stratégies adéquates vers l’externe, l’entreprise va devoir changer profondément en interne également. Et ce pour plusieurs raisons :

• efficacité : on ne peut avoir la culture, la vision et mettre en œuvre les projets qui permettront de réussir à l’externe s’ils sont en contradiction avec ce qu’on est et la manière dont on travaille en interne. Il y aura un moment où l’élastique cassera, où les collaborateurs ne seront plus en mesure de satisfaire le client.

• crédibilité : tout se sait, tout se dit. On ne peut être engagé dans des dynamiques sociales avec le marché et les clients d’une part et avoir un mode de fonctionnement qui isole l’individu et nie sa spécificité en interne. Le simple fait que le marché apprenne, comprenne comment l’entreprise fonctionne, comment sont traités les collaborateurs, à quel point organisation et management ne sont pas en phase avec la promesse commerciale ruinera tous les efforts entrepris vers l’externe. Vous embaucheriez un boureau comme babysitter ? CQFD. J’ajouterai que l’impact serait catastrophique sur les collaborateurs qui n’accepteront à coup sur pas d’être infiniment moins considérés que les clients, voire d’être complices de ce qu’ils considéreraient comme une mascarade. Impact sur le climat social et la motivation garanti.

• sociologie : vos futurs collaborateurs sont également les acteur de ce web social en construction une fois qu’ils passent la porte de l’entreprise. Pas surprenant qu’avec le temps ils importent leurs pratiques au sein de l’entreprise.

Bref, l’entreprise va devoir s’adapter à la réalité du web social, s’articuler avec lui. L’enjeu : éviter de perdre ses clients et démotiver ses collaborateurs. On a vu meilleur cercle vertueux. Ce qui m’amène justement à m’intéresser à cette articulation…à aux 5 phases de l’entreprise sociale. A votre avis que pourraient elles être ?

Merci à Gil Yehuda de m’avoir fourni ce petit guide pour commencer à avancer.

Pas de plaisir sans travail dans les réseaux sociaux d’entreprise

Il y a quelques semaine de celà on m’interviewait sur les réseaux sociaux d’entreprise et notamment sur les dynamiques nouvelles qu’ils suscitent dans les organisations. Et ce, notamment, pour l’aspect “festif” qu’ils peuvent induire dans le rapport au travail. Avec pour base cet article diffusé par Bristish Telecom : “Social Networking : Time to ‘Party On’“.

Bien que d’accord sur le fond, et je pense que toute personne qui a un minium d’expérience sur la question sera d’accord avec l’article, il me semble aussi utile de prévenir contre une lecture au premier degré de l’article qui engendre souvent davantage une mauvaise compréhension du sujet qu’elle ne contribue à faire avancer les choses.

De nouvelles dynamiques et un nouveau levier d’engagement

Le fait de se servir de réseaux sociaux comme outil de travail quotidien change radicalement le quotidien (et je peux en témoigner). A minima pour ceux qui s’en serviront simplement pour “fluidifier” leurs tâches quotidiennes, avec un effet démultiplié pour ceux qui rentreront davantage dans la logique et en profiteront pour s’ouvrir à ce qui n’est pas leur périmètre humain et fonctionnel traditionnel et immédiat.

Nul doute que le fait de pouvoir disposer des informations et personnes les plus pertinentes apporte une réelle plus-value au travail quotidien et permet de réaliser ou de participer à des choses plus facilement, voire à des choses auxquelles on aurait jamais pensé.

Nul doute non plus que ces dynamiques qui permettent de s’intégrer dans un ensemble, développer des liens et sentir qu’on fait partie de quelque chose en étant plus qu’un numéro sur le registre du personnel voire une fiche impersonnelle sur l’annuaire d’entreprise a des effets bénéfiques à la fois sur le travail, l’engagement, la motivation des collaborateurs. Des ressorts qui ont toujours été efficaces mais le sont encore davantage avec les générations qui rentrent désormais sur le marché du travail.

Attention au “deuxième effet kiss cool” et à la manière ont on peut le comprendre.

C’est, et je l’ai déjà entendu dans beaucoup d’entreprises, le coté “party on”, cette notion de “fête permanente” qui donne à chacun envie d’y participer qui est plus troublante.

Tout d’abord même si l’image est juste, elle choque. N’oubliez pas qu’on va au travail pour souffrir et que la notion de plaisir est forcément mal vue : qui prend du plaisir ou s’amuse au travail ne travaille pas. Vous appelerez ça avoir la vue courte, se prendre au sérieux ou vous plaindre du culte de l’apparence (je suis austère donc je suis bon) la réalité est là. Il faudra quand même qu’on m’explique comment on veut créer de l’engagement dans la souffrance, sans plaisir au travail sauf à faire du masochisme un critère de recrutement. Mais les faits sont là : on emportera rarement l’adhésion sur un projet avec cet argument même s’il n’est pas le seul. Et surtout dans une période ou communiquer sur ce qui va bien a quelque chose de politiquement incorrect et indécent.

Enfin parce  que les choses ne se passent pas exactement comme ça. Ce grand “plus” qualitatif est une conséquence de la démarche, pas son but premier. Mettez en place les outils nécessaires et vous verrez…qu’il n’y a rien à voir. La fête fait flop.

Les collaborateurs n’ont n’y la volonté ni le temps de “papoter” entre eux et créer du lien en se faisant plaisir. Aucune crainte à avoir pour l’entreprise de ce coté là à moins qu’elle fasse elle-même tout de son coté pour leur oter l’envie de travailler. Par contre si les outils en question sont utilisés dans le cadre de leur travail quotidien, les utilisateurs vont se rendre compte au fil du temps qu’ils apportent quelque chose plus que leur coté utilitaire et vont commencer à se libérer et créer ce lien social.

La dimension humaine, sociale et ludique n’apparait donc que lorsqu’elle est véhiculée par quelque chose qui a du sens dans le contexte du travail : le travail lui-même. Il est donc essentiel de donner à vos outils “2.0″ interne un sens professionnel, les inclure dans le travail et les workflows quotidiens afin que, dans un second temps, ils permettent d’atteindre vos buts en termes de motivation et d’engagement.

Le réseau social d’entreprise a donc une vocation première différente d’un réseau social grand public. Mais ça nous le savions déjà.

En attendant vous pouvez regarder cette excellente présentation, toujours de chez BT.

Chronique d’une déconnection professionnelle

La petite histoire que je vais vous conter est bien sur purement imaginaire. Ca n’est en tout cas pas la mienne ni celle de qui que ce soit en particulier. Mais elle peut fort bien devenir la notre, un jour.

Janvier 2009 : retour au bureau après les fêtes je fin d’année. Je profite de ma pause déjeuner pour envoyer d’un seul coup mes vœux à tous mes amis. Rien de tel que Facebook. C’est là que je me rend compte que l’accès est désormais bloqué. Pas grave, on peut quand même vivre sans. C’est juste un peu frustrant. Finalement je passe par l’email en prenant bien garde de me connecter à mon compte personnel par le webmail et de ne pas utiliser le compte de la boite.

Février 2009 : mauvaise surprise, c’est linkedin qui est bloqué. Moi qui devait recruter deux nouveaux collaborateurs… ça ne m’aide pas. J’entend déjà les cris d’orfraie de Robert, mon ami qui est aux ventes. Lui il n’a pas son pareil pour tirer toutes les sonnettes et utiliser son réseau pour passer les barrières les plus infranchissables. Pas pour rien qu’il a parmi les meilleurs résultats de l’entreprise. Il risque de vraiment faire la tête.

Mars 2009 : Parait que ça a bardé lors des entretiens d’évaluation. Robert s’est fait accuser de dilétantisme. C’est vrai que vu qu’il mêne ses opérations réseau le soir en rentrant chez lui depuis que LinkedIn est bloqué, il passe une partie de sa journée au bureau à attendre de rentrer chez lui pour travailler. Je comprend sa frustration : déjà que le contexte est tout sauf simple il a l’impression que son entreprise joue contre lui.

Avril 2009 : Impossible de trouver une salle de réunion à mon étage et ça commence vraiment à me tapper sur les nerfs. Des mois que cela dure. Comment je fais pour mes réunions projet moi ? En plus je ne comprend pas pourquoi. On est pas plus nombreux qu’avant, l’activité est plutôt en baisse. Il faut que j’enquête car c’est vraiment handicapant.

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La perte de temps n’est pas une question d’outil

Il s’agit là d’unes des principales objections érigées à priori contre l’entrée de tout ce qui rentre dans la catégorie du “social software” dans l’entreprise : cela ferait perdre du temps aux collaborateurs. Mais pour répondre à cette question il s’agit de bien identifier, au delà des mots, l’inquiétude qu’elle recouvre.

Parce que le mode de fonctionnement proposé, lui, n’appelle que peu de discussion : dans le contexte actuel on est plus efficaces en réseau qu’en silo, point. Mais alors pourquoi tant d’inquiétudes ? En fait on ne met pas en doute l’efficacité des outils mais l’usage en qu’en feraient les collaborateurs, des attitudes déviantes qui feraient d’un outil de productivité un outil d’improductivité.

Deux cas sont à traiter : celui, large, de l’accès depuis l’entreprise à internet, et celui de la mise à disposition en interne d’outils similaires à ceux qu’on trouve sur le net.

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Demain tous DRH ?

Tous DRH : Les Responsabilités Ressources Humaines des cadres et dirigeants, c’est le titre de ce qui est supposé être le livre de chevet de nombre d’étudiants un peu intéressés par les ressources humaines. Pour être honnête, à l’époque, j’ai préféré en retenir le message que le contenu.

Ceci étant dit je pense que le sujet est plus que jamais d’actualité. Nombre d’analyses montrent les bienfaits RH des modes de fonctionnement supportés par le “social software” : plus de lien (et de liant d’ailleurs), d’implication, un sentiment d’appartenance etc…

Mais comme nous avons pu le constater à maintes reprises, il s’agit d’effets collatéraux qui sont la conséquence non de la présence des outils mais de leur utilisation. Et l’utilisation est déterminée par l’utilité des outils en question dans le cadre des tâches quotidiennes. La manière dont on travaille étant largement déterminée par le management local, c’est grâce à la décision de ce dernier de travailler légèrement différemment et d’utiliser les outils adéquats que la volonté de la DRH d’influer sur les points précédemment cités sera suivie d’effets.

Alors tous DRH ? Non, ce serait un peu réducteur. Mais le middle management a pour la première fois la possibilité de prendre le contrôle du véhicule qui permet d’amener ces effets bénéfiques, domaine sur lequel il était jusqu’à présent attendu sans en avoir vraiment les moyens. Car une fois utilisés comme outils de travail (mais à cette seule condition) ces outils peuvent devenir plus que des outils. En fonctionnant comme des communautés par exemple…Retenir, motiver, impliquer et utiliser au mieux les talents ne se fait pas sur du vent mais via une manière de travailler qui le permet. Cela tombe bien, les outils rendant cette manière de travailler possible sont désormais disponibles.

Vous pouvez également aller jeter un oeil ici.

Le Web 2.0 au bureau: pour des employés passionnés

Via Moovement.

Trilogie des besoins dans l’entreprise 2.0

Pour qu’un quelconque projet fonctionne dans une entreprise, on peut basiquement définir certaines conditions de réussite. Elles ne sont peut être toujours pas les seules mais si celles-ci ne sont pas satisfaites on peut, à coup sur, s’attendre à ce que le résultat ne soit pas à la hauteur des attentes. Je vais traiter ici plus spécifiquement des projets visant à donner aux individus les moyens d’être plus efficaces.

Il faut tout d’abord que le projet découle d’un besoin de l’entreprise. Cette précision peut sembler futile mais l’oublier amène à certaines déconvenues. Ajoutons qu’il faut également que ce besoin soit identifié comme tel par les collaborateurs. Je m’explique. Le fait qu’il s’agisse d’une nécessité “supérieure” est un des élément qui permet de donner du sens au changement et de porter le message en interne. Je ne dis pas que cela suffit mais il est plus facile de légitimer lorsque le message vient d’en haut que lorsqu’un manager s’efforce de le porter à son niveau alors que la direction, qui pourtant l’a voulu, semble s’en désintéresser totalement. Cela évite également le syndrome de la “lubie du patron”. C’est un phénomène souvent rencontré dans les organisations où on part souvent dans toutes les directions en raison de la forte réactivité à la nouveauté d’un ou plusieurs dirigeants mais où on ne mène quasiment rien au bout, un nouveau projet faisant oublier le précédent. A force plus personne ne s’implique car on sait dès le départ que le projet n’ira pas à son terme. Une preuve également, s’il en est, que l’esprit parfois aventureux de nos digital natives devra également être cadré afin qu’un fort potentiel de flexibilité ne se transforme en chaos absolu. [Read more...]

Lutter contre l’absentéisme

maladeVotre entreprise a des problèmes d’absentéisme? Rassurez vous, ça arrive à beacoup de monde. Inutile de revenir sur les conséquences de ce mal profond pour une entreprise d’une part, pour la collectivité d’autre part.

Plus grave que l’absentéisme en tant que tel, ce sont ses causes qu’il faut prendre en considération. Car, au bout du compte, l’absentéisme n’est qu’une des conséquences d’un mal plus profond. Les autres faces sont le turnover excessif, le manque de motivation, une productivité aléatoire, voire une ambiance délétère.

Il peut sembler surprenant que je traite ce thème mais il n’est pas si éloigné que cela de mes préoccupations d’une part, et bénéficie d’une conjoncture favorable, inspiré par un article de presse lu a midi et d’une publicité google que je viens d’apercevoir sur un blog.

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