10 questions auxquelles répondre pour réussir votre projet entreprise 2.0

On a l’habitude de dire que pour réussir il y a des choses à faire. Mais à force de toujours privilégier l’action et de dédaigner la réflexion on risque de faire n’importe quoi et gâcher de belles opportunités. Pour réussir il faut aussi avoir des réponses. Des réponses qui permettent de passer d’une étape à l’autre. Des réponses qui permettent d’être sur qu’on ne se trompe pas de projet. Des réponses qu’il faudra donner à ses supérieurs pour prouver qu’on ne jette pas l’argent par les fenêtres et que l’initiative mérite son budget et un soutien actif.

A chaque phase du projet  il faut se demander si on a la réponse à quelques questions clé. Et faute de réponse il importe de lever le pied et de consacrer son énergie à la trouver avant de persévérer dans une une direction qui pourrait être fatale.

Si l’on considère qu’un projet comporte en gros 3 phases, l’exploration où on essaie de comprendre un phénomène au départ inconnu, le pilote où on valide ce qu’on a cru comprendre, et l’industrialisation qui est la généralisation à l’échelle de l’entreprise, voici 10 questions clé auxquelles vous devez avoir des réponses.

Il n’y a pas toujours de bonne ou de mauvaise réponse. Mais par contre il en faut une. Lorsque la réponse se limite à “oui” ou “non”, je vous laisse trouver de vous même quelle est la bonne réponse…et que signifie l’autre.

1°) A l’issue de la phase d’exploration

Qu’est ce que les outils que je compte utiliser font et ne font pas ? Ou plus exactement pour quoi sont ils conçus et pour que ne sont ils pas conçus ?

Ai-je une idée de la manière dont mon projet va impacter le travail quotidien des utilisateurs ? Puis-je visualiser la situation future, me projeter ? Et suis-je prêt à l’assumer ?

Puis-je  évaluer l’impact de mon projet sur la chaine de valeur, sur la création de valeur, sur l’efficacité au quotidien (au moins théoriquement) ?

2°) En phase pilote

Les contenus et informations partagés le sont il du fait des utilisateurs ou de personnes à qui on demande d’occuper le terrain ?

Ai-je formalisé, communiqué, les “outcomes” attendus ? Et vérifié qu’ils avaient du sens dans le quotidien des collaborateurs ?

Suis-je sur que les intervenants sur le projet (internes comme externes) ont pour objectif de faire délivrer ces “outcomes” ou de faire en sorte qu’il y ait simplement du bruit dans l’outil afin de mériter leur paie ? L’utilisation de l’outil est elle devenue la finalité du projet au détriment de tout objectif opérationel ?

Ai-je organisé la réutilisation de ces fameuses intéractions sociales et de leur produit au service du business (comment l’idée deviendra projet, comment le collaborateur pourra accéder et réutiliser le savoir et l’aide de ses pairs, comment on pourra mobiliser une ressource identifiée au gré de ces intéractions…)

Ai-je réfléchi à la notion de “routine sociale” avec les métiers, les managers, et commencé son implémentation ?

3°) En phase d’industrialisation

Ai-je des indicateurs concrêts permettant de mesurer l’apport de la logique “sociale” au business (longueur du cycle d’innovation, longueur du cycle de vente, chiffre d’affaire, nombre de bonnes pratiques capitalisées, réunions évitées, idées recueillies, longueur du cycle de décision, diminution du temps passé par les managers à faire de la mise en relation….)

Ai-je  des exemples de choses qui ne se serait pas produites sans le projet ? Et quel a été leur impact ?

Ca n’est bien sur pas exhaustif mais il est à peu près certain que l’incapacité de fournir une réponse à une de ces questions, voire parfois une mauvaise, risque de se payer au prix fort un jour ou l’autre alors que prendre le temps d’y penser au bon moment évitera des désagréments futurs.

Que produisent votre réseau social, vos communautés ?

Je dis réseau social pour prendre le terme le plus générique possible mais mon propos vise plus largement toutes les démarches dites “2.0″ dans l’entreprise. Depuis maintenant un peu plus d’un an il est acquis qu’un tel projet, les groupes et les communautés qui le composent le cas échéant, doit avoir un but. Merci de ne pas sourire devant cette lapalissade car ça n’a pas été évident pour tout le monde dans les premiers temps. Par but on entend :

- quelque chose qui fasse sens pour l’entreprise (en tout cas pour démarrer, ensuite il se peut que les collaborateurs poussent des projets qui ont du sens pour eux à leur niveau sans que ce soit une préoccupation majeur de l’entreprise)

- quelque chose qui fasse sens pour les collaborateurs en fonction des objectifs qui leur sont assignés, de leur temps disponible, de leur fiche de poste, de la manière dont ils sont évalués…

Cela peut sembler évident mais il vaut mieux le rappeler car il arrive encore qu’on l’oublie.

Et malgré ça il arrive qu’un projet ne tienne pas ses promesses, voire ne prenne pas. Une des raisons en est souvent qu’on s’est concentré sur la dimension “outil” sans se préoccuper de l’aspect concret des choses : que doit produire la communauté, le groupe, les utilisateurs. Quels sont les “outcomes” attendus.

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