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Participation | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Participation sur les communautés en ligne : peut on faire mieux que la loi naturelle ?

On commence (ou recommence) à s’intéresser au niveau de participation sur les communautés virtuelles. A quelques choses près il semble que la règle des 1% qui tirent la machine, 9% qui suivent et 90% qui regardent ou ne font rien se vérifie universellement. Ce qui amène à se poser diverses questions.

Fidèle à mon habitude je me contenterai de me focaliser sur les communautés internes.

1°) Quel serait le taux idéal ?

100% de participants bien sur. Ce qui reviendrait qu’un projet qui n’atteindrait pas ce chiffre (ou presque) serait innéfficace. Ou plutôt à faire preuve d’une mauvaise foi évidente. Regardons donc le taux de participation dans une réunion, dans une assemblée, voire dans une équipe projet : atteint on, objectivement, le 100% de participation active ? Non bien sur. J’aurais tendance à dire que ces plateformes ne font que renvoyer l’image de la réalité, voire en la rendant un peu plus crue. On met ainsi en évidence des problématiques beaucoup plus globales qui concernent l’implication : l’outil est le reflet d’une réalité et pas sa cause. A méditer… [Read more...]

Une bonne capitalisation de l’information dépend de son utilisation

L’entreprise sait que de sa capacité à utiliser au mieux l’information dépend (et dépendra) largement sa performance. Or, pour être utilisée, encore faut il que l’information soit “captée”. On distingue alors deux types d’information : celle générée par l’entreprise elle même, qu’elle capte donc à coup sur (quand bien même l’utilisateur final ne saurait où la trouver ou ignorerait son existence) et celle générée par les collaborateurs, savoir tacite concernant l”experience, les expertises, qui reste le plus souvent au niveau de l’individu ou de son cercle de contacts restreint, faute pour l’organisation de savoir la capter et en faire une mémoire d’entreprise. La valorisation de toute cette masse informelle est un des objectifs de l’entreprise dite 2.0.

Comme le souligne ce billet paru ici chez Gartner, ce dernier type d’information, contrairement au premier, existe et se produit sous forme de flux (contrairement au premier qui est plutôt comparable à un stock déposé à un endroit). Cela s’avère destabilisant pour l’organisation car la “liquidité” de cette information, le fait qu’elle soit propriété du collaborateur, et le fait que le fait qu’il la rende disponible dépende de sa volonté (indépendamment du fait que l’entreprise ne rende pas cette émission aisée), s’oppose à tout ce qu’on a pu connaitre jusque là.

Alors, comme le souligne l’auteur, il faut essayer de trouver le moteur qui permet à l’individu de rentrer dans ces dynamiques participatives. Car cela ne fait pas aussi spontanément qu’on peut le désirer, même si l’entreprise fais tout pour le rendre possible. [Read more...]

Méthodes de travail : tout changer ou se reposer sur l’existant

Finalement que l’on parle d’entreprise 2.0, de collaboration, de participation…la question reste toujours la même : on change tout ou on adapte.

A force vous devez savoir que ma vision est davantage de partir de l’existant pour y raccrocher d’autres compétences (car c’est bien de compétences que l’on parle)…l’existant, le connu, donnant du sens à ces nouvelles “explorations” (sachant que le connu est purement structurant et orienté business, ce qui reste le fondement même de la vie de l’entreprise) et les rendant donc “acceptables” et plus facilement assimilables par l’individu et l’organisation.

Reste que les avis continuent de diverger comme le montre cet article du journal du net.

L’opinion de Stephen Brown – consultant associé chez KPMG – est claire : “il vaut mieux travailler avec l’existant et introduire le moins d’innovations informatiques possibles”.

Par contre certains pensent qu’il faut plonger “à fond” dans la nouveauté, “comme tous les changements organisationnels, leur objectif est d’augmenter la productivité de l’entreprise”, explique Serge Levan, consultant en management et en technologies du travail collaboratif chez Main Consultants. il faut avoir le courage de s’engouffrer résolument dans le TCAO : “Il existe une série d’outils informatisés vraiment plus efficaces que leur équivalent traditionnel. Mais il faut se donner les moyens de les exploiter efficacement. Prenons l’exemple des forums de discussion : ils ont un gros potentiel, mais ils sont très mal utilisés. Résultat : ils font perdre du temps à leurs utilisateurs et leur réputation est mauvaise. Pourtant, si l’on voulait bien former les cadres à l’animation d’un forum – comme on les forme tous à l’animation des réunions, les choses changeraient rapidement”.

En tout cas une certitude : “L’illétrisme du XXIe siècle, ce sera quand l’individu ne sera pas capable de désapprendre pour réapprendre, et de désapprendre à nouveau pour réapprendre”.

Retenons également cette phrase de Stephen Brown, de chez KPMG, qui me semble pleine de bon sens : “Pour tous els processus séquentiels les outils collaboratifs ont un avenir. Pour le reste…”. On en revient a la définition de la collaboration et de l’outil collaboratif. Et je souscrit à cette analyse dans la mesure où elle permet d’esquisser le positionnement des outils participatifs.

Et vous vous en pensez quoi ?

[Update] : Ca n’était pas un poisson d’avril…mais presque (et quelques uns l’ont remarqué) : j’ai ressorti du placard quelques articles qui datent de 2002…et il fau bien reconnaitre que le débat n’a guère évolué depuis. Rassurant ?

Michel Hervé et l’entreprise en réseau

Il aurait pu dire 2.0 ou ce qu’il voulait : l’important c’est le contenu et la démonstration que fait avec cohérence dans un véritable projet d’entreprise “ça marche”. J’avais vu cette vidéo il y a quelques semaines lors de la journée KM de l’ENSAM et je pense qu’il faut vraiment qu’on la fasse connaitre le plus possible. Il a tout compris, non ?