Organisation apprenante (2), culture de la veille et cabinets d’avocats

intelligenceTrois sujets que je devais traiter individuellement mais qui finallement vont fort bien se marier. Ou comment enchainer théorie, questionnement personnel et cas pratique…Souvenez vous de mon article du mois dernier sur l’organisation apprenante. Au stade le plus élevé de la démarche (apprentissage en double boucle), l’entreprise est donc capable de remettre en cause non seulement son modus operandi mais aussi ses fondamentaux, sa stratégie, son identité, en tirant parti de son expérience pour favoriser son adaptation à son contexte, son agilité comme on dit désormais souvent.

Les moyens de l’apprentissage

Ma première interrogation sur le sujet est “comment organiser l’apprentissage?”. En effet il faut bien apprendre de quelque chose…mais de quoi? Quelles experiences seront considérées comme assez significatives, qui en décidera, qui décidera également des correctifs à apporter, sur un mode directif ou consensuel? [Read more...]

PEST et diagnostic interne

analyseDans la série “revisitons nos classiques”, un petit tour du coté de l’analyse PEST. Pour être bref il s’agit d’une analyse à vocation stratégique qui amène à observer l’environnement d’une entreprise sous les angles suivants:

- Politique

- Economique

- Social

- Technologique

Je ne pense pas qu’il y ait outre mesure besoin de s’appesantir sur la question, les termes parlant d’eux même…à l’analyste de bien faire son boulot.

Une remarque cependant: comme dans nombre de cas on est en face d’une méthodo à vocation externe très orientée marché. Preuve une fois de plus qu’on s’est longtemps focalisé sur l’externe en négligeant l’interne (à mon sens les deux doivent être menés de concert).

Car appliquée à un diagnostic interne l’anayse PEST peut fournir une approche de l’organisation sociale de l’entreprise très pertinente:

- Politique: expression du pouvoir, signes de pouvoir, prise de décision

- Economique: composante du salaire (part dédiée à la motivation, incitation), budget dédié au développement des collaborateurs, investissement en systèmes d’information et communication

- Social: mode de management, attitudes collaboratives, autonomie vs contôle, modes de résolution des problèmes, adhésion, turnover

- Technologique: plateformes de communication existantes, mode de communication préféré,  outils fermés ou collaboratifs, adhésion des utilisateurs, outils transversaux, KM…

Ca n’est qu’une rapide ébauche à travailler mais on voitde suite son utilité dans un diagnostic interne. De plus elle permet de mettre en valeur l’aspect social du capital humain et les interactions existantes ou à développer.

Sans aller jusqu’à dire qu’un projet management 2.0 (pratiques sociales + outils collaboratifs) impacte l’ensemble de ces points…il y a certainement un angle d’analyse pertinent à développer…dans l’optique d’un projet people-centric.

Car mener un projet novateur c’est bien, avoir un référentiel solide pour déterminer les actions à mener c’est mieux!

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