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Réseaux Sociaux Professionnels | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Pendant la crise les réseaux sociaux continuent

Voici une preuve manifeste qu’à l’heure de prédire la fin de certaines tendances il faudrait avant tout s’interroger sur le but des choses. En gros avant de prédire la fin d’une génération d’outils et services a peine nés il importe avant de tout de se demander quelle est leur utilité, leur valeur. Car crise ou pas crise on sera davantage enclin à payer pour un service utile qu’utiliser gratuitement un service inutile alors qu’on pourrait faire quelque chose de plus productif à la place.

L’exemple de LinkedIn est édifiant sur ce point. D’accord la levée de fonds était bouclée depuis aout, mais tout de même. C’est tout simplement la preuve que lorsqu’un service délivre une réelle valeur pour laquelle un certain nombre d’utilisateurs sont prêts à ouvrir leur porte monnaie l’avenir est tout de même plus rose. Qui paierait pour utiliser Facebook ? Ou twitter ? Certainement pas moi.

Tom Davenport que j’apprécie pour souvent ramener les choses à leur juste valeur se demandait si, crise oblige, les individus n’allaient pas s’éloigner d’un web 2.0 ludique pour revenir aux fondamentaux et délaisser ces services. Pour une fois je ne suis pas d’accord avec lui. Ou partiellement.

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Linkedin : du réseau social perso-professionnel à la Business Intelligence Personnelle

J’ai eu la chance de diner cette semaine avec Reid Hoffman (fondateur et chairman), Jean-Luc Vaillant (CTO) et Kevin Eyres (Directeur Europe) de linkedin, qui avaient convié à l’occasion quelques blogueurs afin de discuter de l’actualité et du futur de leur service.

Je ne vais pas vous répêter ce que vous avez pu lire sur de nombreux autres blogs (chez Jacques ou Frederic par exemple) au sujet des nouvelles fonctionnalités et de la concurrence (ce qui m’évitera de récuperer comme Jacques une liste de commentaires sans valeur ajoutée n’ayant que pour seul et unique but de dire que linkedin c’est compliqué et viadeo trop coo-oool et qui semblent tout émaner, vu le ton, de stagiaires trop zélés ou d’une boite de RP à coté de ses pompes ).

A titre personnel j’ai retenu 3 choses de nos discussions : le passage en langue française qui a à mon avis des implications plus profonde que la simple traduction, leur vision du réseau social en entreprise et la position de linkedin sur cette question, ce qui nous amènera à ce qui est pour moi la véritable raison d’être de ces outils à l’avenir, ce que Reid Hoffman a d’ores et déjà bien saisi en avançant sur un nouveau concept : la BIP.

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bK2009 : le slideshow

Vous avez été nombreux à me demander les slides de la soirée du 13. Carlos vient de mettre les siens en ligne et voilà ce que ça donne (c’est sur avec les effets keynote et le showman en plus ça rend encore bien mieux)

Et pour les amateurs de copies d’écran..

Des nouveaux profils de postes pour l’entreprise 2.0 ? Quelques exemples

Je constate au quotidien que les grandes entreprises, conscientes des enjeux du passage à des dynamiques de type entreprise 2.0 et du caractère radicalement nouveau des pratiques à mettre en œuvre, commencent à mettre en œuvre de nouveaux types de postes. Il s’agit à la fois de pratiquer l’alignement entre l’activité “people centric” et les enjeux de l’entreprise, identifier les opportunités nouvelles, mettre de l’énergie dans la transversalité et les communautés, positionner et accompagner de nouveaux types d’outils, ré-aligner les outils sur les pratiques…

Un rôle complexe qui demande un mix entre connaissances nouvelles et compétences traditionnelles. Il est généralement confié à une personne de l’interne qui découvre cette complexité nouvelle et doit être au four et au moulin. Mais avec l’expérience on voit également se profiler des recrutements spécifiques sur des profils de postes nouveaux afin de rationaliser le travail dans ce qui n’est plus une expérimentation mais l’industrialisation d’une nouvelle manière de faire.

Forts de constat et de leur expérience dans la mise en place d’outils 2.0 au service de problématiques RH (et je suis le premier à pouvoir en témoigner), mes amis de chez Talentys ont planché sur la question afin de  proposer une grille de lecture des compétences nécessaires et des définitions de postes adéquates à destination des directions opérationnelles et des Directions des Ressources Humaines.

Nos réflexions ont du se croiser puisqu’ils proposent :

Le « Community Manager » (CM), animation opérationnelle des communautés

Le « IT 2.0 expert » (ITE), gestion des outils équipant les communautés

Le « Chief Networking Officer » (CNO), stratégies et management des communautés

Je vous invite à télécharger ce document en cliquant ici et à nous faire part de vos retours afin de pouvoir continuer à l’améliorer et l’enrichir.

Amis DRH, RRH, recruteurs, managers, les commentaires vous sont ouverts.

Outils on the cloud et bénéfices on the ground

Retour Mia-cdgMême si la notion de “cloud computing” ne se confond pas celle de social software ou d’entreprise 2.0 et concerne davantage le mode de mise à disposition des outils qu’une catégorie “fonctionnelle” d’outils, elle me permet des raccourcis simples mais éloquents entre ce qui se passe dans les nuages et certaines réalités de terrain qu’on aurait tendance à trop vite oublier.

Je répète souvent que les bénéfices liés aux outils sociaux ne sont pas forcément à rechercher dans les outils eux-même mais dans le travail des collaborateurs qui lui n’a souvent rien de 2.0 et, au final, dans la production. L’intangible n’a de sens, rappelons le, qu’au service du tangible et, quitte à choquer les âmes chastes, que lorsqu’il finit par produire des espèces sonnantes et trébuchantes.

On peut faire tout ce qu’on veut en mode “2.0″ si tant est que ce buzzword veuille vraiment dire quelque chose, mais au final c’est bien sur le plancher des vaches qu’il faut chercher les bénéfices. Quelques exemples en vrac :

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Le 2.0 vers une évolution systémique plus réaliste

Cela aurait presque pu passer inaperçu. Dans un billet concernant au départ Dell et le fait que leur boutique en ligne était finalement plus “web 2.0″ que leur ideagora Ideastorm, Tim O’Reilly en a profité pour glisser entre deux paragraphes une évolution significative de sa propre définition originelle du web 2.0.

Pour information je vous rappelle ce qui fut la définition de départ et qui figure encore sur wikipedia (je vous fais grâce de la traduction):

Web 2.0 is the business revolution in the computer industry caused by the move to the Internet as platform, and an attempt to understand the rules for success on that new platform.

Une définition assez visionnaire en somme mais qui a, à mon avis, été victime de la multiplicité des interprétations qu’elle permettait. Et a suscité certaines tendances techno centrées. Si la flexibilité du web a pu permettre de s’en sortir sans grande peine, la transcription de cette définition au monde de l’entreprise a donné quelque chose comme “l’utilisation des blogs et wikis en entreprise”, ce qui a fait plus de mal que de bien au concept d’entreprise 2.0. Et ce même si Andrew McAfee a “recadré” sa définition pour pour passer de l’utilisation des outils web 2.0 dans l’entreprise à l’utilisation d’outils sociaux émergents dans les entreprises, mais également avec les partenaires et les clients comme j’ai pu le constater à Montreal en mai dernier.

Bref, l’air de rien, O’Reilly vient de nous glisser une évolution majeure de sa vision. Même si les querelles de définitions m’ont toujours semblé plus amusantes qu’utiles, les implications de celle-ci mérite qu’on s’y attarde.

Que nous dis donc O’Reilly?

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blueKiwi publie son livre blanc sur l’entreprise 2.0

Alors je vais commencer cette note par un petit disclaimer. Pour ceux qui ne seraient pas au courant ou auraient passé les derniers mois sur Mars, blueKiwi est mon employeur et si je parle de ce livre blanc ici c’est parce que j’en ai envie et aucunement parce qu’on me le demande ou pour faire plaisir à qui que ce soit (d’autre que moi).

L’avertissement d’usage étant donné, voici quelques mots sur le sujet. Depuis janvier 2006 nous avons eu l’occasion de déployer notre solution dans nombre de grandes entreprises et appris les spécificités de ces projets encore relativement neufs, sur un marché au départ “jeune” et dont je vois au quotidien comme il devient de plus en plus large et mur.

La question n’est plus tant “l’entreprise va-t-elle passer à l’heure du réseau social” que “quand et comment”. Avec la “massification” du marché ce sont des centaines, des milliers de managers, de décideurs, qui se disent “il se passe quelque chose…mais quoi…et comment dois-je m’y prendre pour ne pas laisser passer le train”.

Ce sont à ces personnes que nous avons désiré nous adresser, conscients qu’au delà d’un petit microcosme d’experts capables de discussions très avancées, dont l’utilité n’est pas vraiement immédiate (mais n’est-ce pas notre rôle de développer une vision prospective et de sortir des sentiers battus), il y a surtout et avant tout des personnes qui ont des préoccupations simples, quotidiennes, et qui ont besoin de réponses aussi simples et claires sans se préoccuper de considérations métaphysiques. Bref, de personnes qui ont compris qu’il existait un enjeu “entreprise 2.0″ mais qui veulent qu’on leur parle de leur réalité : l’entreprise au quotidien.

Nous avons donc décidé d’aborder la question du réseau social d’entreprise (qui est à mon sens un des aspects les plus tangibles de l’entreprise 2.0) sous trois angles :

• Pourquoi : qu’est ce qui se passe aujourd’hui, au delà de tout effet de mode. Quelles sont les “forces” qui appellent une réaction de l’entreprise.

• Les bénéfices : quel est l’intérêt de réagir, qu’est ce que l’entreprise a à y gagner ?

• Comment faire ? Imposer les choses, laisser faire ? Comment faire coincider l’intérêt de l’entreprise et la volonté de participation des salariés ? Ne pas tuer l’envie mais éviter le n’importe quoi.

Nous avons volontairement fait en sorte que ce travail soit accessible et compréhensible par tous, tous ceux qui se posent des questions, veulent en savoir plus, sans pour autant détenir un doctorat en “networked organization”, sont en prises avec la réalité du terrain au quotidien et veulent simplement améliorer la performance de leurs équipes sans se poser de questions métaphysiques.

Voilà, c’est le fruit de la vision (partagée), de l’expérience et du travail de toute une équipe et j’espère qu’il permettra d’éclairer la chandelle de ceux pour qui tout cela est encore très nébuleux.

Ah j’oubliais….vous pouvez le télécharger ici.