Des nouveaux métiers pas si anodins

Au nombre des excuses “tarte à la crème” dès lors qu’on évoque la possibilité de faire travailler les individus différemment ensemble on entend souvent un argument qui revient comme un boomerang : pas le temps. Que ce soit dans la bouche du manager qui estime que ses collaborateurs n’ont pas que ça à faire (ça c’est fonctionner en réseau, partager ses connaissances, entrer dans un procesus de co-réflexion aves ses collègues etc…) ou du collaborateur qui a peur de se faire taper sur les doigts parce qu’il fait autre chose que son travail stricto sensu.

Remarquez que si la question se pose c’est qu’un besoin a été identifié et que fonctionner ainsi est une réponse à ce besoin. Bienvenue au royaume des injonctions paradoxales: “répondez à de nouveaux enjeux mais surtout ne changez rien”.

En fait ce qui arrange tous les adeptes du status quo c’est que ce genre de pratiques ne figure pas dans la sacro-sainte fiche de poste. Bien sur, adopter des usages en phase avec les enjeux mérite qu’on revisite toutes les définitions de poste tant il parait irréaliste de considérer qu’un individu, de lui même, fasse part de ses idées, transmette son expérience à celui qui en a besoin, participe à l’amélioration des produits, des process, de l’organisation et essaie de créer des liens avec ses collègues. Et ajoutons à cela que l’entreprise comprend que le réseau est essentiel mais n’a pas sous la main les facilitateurs nécessaires à son démarrage. Ou alors elle les a mais ça n’est pas leur travail. En ce que me concerne j’appelle celà du gachis, mais passons.

Je sais que certaines entreprises ont commencé à revoir leurs fiches de postes, en tout cas que certains managers se sont servi de cette arme imparable pour “sécuriser” leurs collaborateurs dans l’adoption de ces nouveaux usages. Et l’on voit poindre, ça et là des nouveaux métiers comme “network manager”. J’évoquais ici il y a quelques temps déjà l’avenir du manager, certains ont recensé également des nouveaux métiers qui seront les métiers de demain. Tiens…je me verrai bien “Gaps consultant” demain moi..à moins que je ne le sois déjà un peu. En tout cas je prédit un rôle essentiel aux “Social Network Catalysts” dans la réussite des entreprises dès demain.

Des métiers qui ne demanderont pas des compétences franchement nouvelles mais un nouvel assemblage de compétences actuelles. Des métiers quelque part liés aux outils mais dont les leviers seront l’individu et l’organisation.

L’occasion peut être de sortir du modèle bureaucratique de la fiche de poste : combien sommes nous aujourd’hui à faire des métiers qui n’existent pas ? Ou à faire des choses nouvelles sous une étiquette ancienne car il fallait bien faire rentrer les individus dans des cases, au prix souvent de rendre leur mission incompréhensible au sein de l’entreprise en raison de l’écart entre le passé “historique” d’un métier et les connotations associées et ce que l’on décide de mettre vraiment dedans.

La plupart de mes amis d’enfance ont des vrais métiers : contrôleurs de gestion, avocat, médecin, recruteurs, responsable truc ou machin. J’ai bien du mal de leur expliquer ce que je fais car finalement aucune étiquette n’existe. Est-ce pour cela que je ne fais rien d’utile ? Concevoir des métiers “parlants” est également porteur de sens pour véhiculer un message au sein de l’organisation. Un vrai challenge pour les DRH 2.0 qui vont devoir s’y atteler fort vite pour adapter les postes et leur contenu aux enjeux.

Comment éviter que les notions émergentes ne troublent l’entreprise…et quelques mots sur le plaisir

Après une longue période dédiée à la réflexion puis à la mise en pratique, je me suis vite rendu compte (je pense que ça s’est ressenti dans mes précédents billets) que l’entreprise 2.0 (et tout ce qui est 2.0 par ailleurs) n’a de sens qu’intégré dans les schémas globaux pré-existants. Cela pour différentes raisons : une entreprise ne peut se permettre de n’être que formelle ou informelle, en termes de changement il est toujours utilise de sécuriser en rattachant la nouveauté par rapport à un existant connu et maitrisé (même aux limites avouées..)…etc.

Dans cet ordre d’idée j’ai lu avec attention ce billet de Bill Ives qui synthétise diverses réflexions en la matière. Et il me semble que tout commence à concourir vers une même direction : celle que j’évoque dans le paragraphe précédent.

Globalement tout n’est que bon sens mais fort appréciable à mentionner : donner du sens aux outils par rapport aux pratiques des individus, commencer par les endroits de l’entreprise où ces pratiques sont désirées tant par les utilisateurs que les décideurs….et ne pas croire que les mêmes leviers permettront de répliquer dans l’entreprise certains succès obtenus à l’extérieur car l’entreprise n’est pas le web (comme le disait d’ailleurs Dion Hinchcliffe sur Zdnet)

Au fait…et pourquoi l’entreprise est elle différente du web ?

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Et si l’on reparlait recrutement 2.0

Cela fait quelques temps que le sujet avait déserté mes pages par manque de temps mais il fallait quand même mentionner deux éléments dans l’actualité sans cesse plus foisonnante du secteur. Car une entreprise 2.0 se doit bien entendu de recruter 2.0.
• Tout d’abord la mise en ligne du moteur de recherche Moovement.fr. Après blogjobs verticaux, le projet phare de la startup Rh voit ainsi le jour sous la forme d’un moteur de recherche d’offres d’emploi. L’intérêt par rapport aux job boards traditionnels ? Une recherche textuelle des plus simple et la possibilité de s’abonner au flux RSS d’une recherche. L’objectif : fournir des offres sans cesses plus ciblées. Lorsqu’on connait les progrès que font chaque jours les moteurs de recherche il y a fort à parier que d’ici peux ce type de moteur devienne la norme, reléguant les job boards, leur lourdeur et leur imprécision au rang d’antiquités. L’intérêt pour l’entreprise : le référencement de vos annonces y est gratuit. Losqu’on voit le prix demandé aujourd’hui pour la publication d’une annonce chez les acteurs traditionnels…
• Du coté du recrutement par cooptation, jobmeeters annonce la mise en ligne de sa nouvelle version pour le 23 mai prochain. Soirée de lancement à l’appui. Encore un service qui vise à simplifier et démultiplier (effet web oblige) des pratiques somme toutes classiques aujourd’hui.

Et pour faire le point sur tout cela, allez lire l’excellente chronique de Jacques Froissant sur la Tribune.

Venez découvrir blueKiwi dans les problématiques RH 2.0

blueKiwiDans la Série “RH 2.0, nouveaus usages, meilleures pratiques”, après un premier volet consacré aux réseaux sociaux, c’est aux blogs internes que sera consacrée la seconde table ronde co-organisée par Moovement, XING et Courrier Cadres le 31 octobre prochain.
Et pour l’occasion l’invité d’honneur sera…blueKiwi qui nous permettra d’apprécier comment utiliser une plateforme collaborative 2.0 dans le cadre de problématiques RH.

Le programme est le suivant:

17h00 – 17h15 Le développement du web 2.0 et son arrivée en entreprise (risques ou opportunités ?)
Jacques Froissant – Directeur Général Altaïde

17h15 – 17h45 Présentation des usages de blueKiwi en entreprise
Carlos Diaz, Directeur Général blueKiwi Software

17h45 – 18h30 Table ronde : blueKiwi au coeur d’une problématique RH
Animé par Eric Tenin de Courrier Cadres
Joël Ronez – Formateur BK chez La Poste
Jacques Froissant – Directeur Général Altaïde
Arnaud Poujardieu – Directeur Dassault Systèmes Ventes France

18h30 – 19h00 Questions / Réponses- Prolongé de manière conviviale autour d’un verre.

Cela se passe:

Mardi 31 Octobre de 17h00 à 19h00.
Microsoft Technology Center
Salle Everest
148 rue de l’université 75007 Paris
Metro Tour Maubourg (Ligne 8 )

Et l’inscription (obligatoire) se fait ici.

Au plaisir de vous y voir.

[disclaimer: blueKiwi est mon nouvel employeur...mais j'ai le droit de faire un peu de pub quand même tant que je préviens non?]