Recrutement 2.0 : derrière le trompe l’oeil de vraies pratiques innovantes

Cela fait longtemps qu’on parle de recrutement 2.0 sans qu’on sache vraiment s’il ne s’agit que d’un épiphénomène et si cela porte vraiment ses fruits. D’un coté on ne peut que noter un net progrès à la fois dans la sensibilisation, l’intérêt et le nombre d’initiatives depuis les temps reculés où avec des gens comme Jacques Froissant, Richard Menneveux et quelques autres activistes (2004…si près et si loin. De l’autre on a l’impression qu’il manque un petit quelque chose, que le principe fort séduisant et au potentiel prometteur se heurte à un plafond de verre qui l’empêche de passer un cap.

Deux raisons principales à cela à mon avis.

Tout d’abord l’approche “recrutement par les réseaux sociaux” ne permet pas d’apprécier pleinement les bénéfices de l’approche. En se concentrant sur ce qui se passe et est arrivé sur les réseaux sociaux on oublie beaucoup d’effets collatéraux bénéfiques de la démarche.Il ne faut pas regarder seulement ce qui arrive “sur” mais également ce qui arrive “par” et “grâce à”.

Ensuite, la question de l’approche. Je parlais justement de l’”approche” dans le point précédent. Le coté “social” ou “2.0″ de la chose est d’abord lié à une démarche, des principes de fonctionnement avant d’être lié à un type d’outil. On peut être “social” ou “2.0″ dans son approche quotidienne de son travail, de la fonction RH sans ce cela passe toujours par des outils. Je dirai même, plutôt que “on peut”, “on doit”. Pour beaucoup il s’agit encore d’utiliser de nouveaux canaux pour des démarches à l’ancienne. Le succès est donc rarement au bout…et l’effet est même plutôt négatif.

Derrière ces projets en trompe l’œil il a quand même des praticiens qui ont une vraie approche, qui font les choses bien et qui obtiennent des résultats tangibles. Pour en apprendre davantage sur ces derniers, et même pour apprendre de ces derniers, plutôt qu’un long billet je vous suggère de vous rendre le 24 novembre prochain à la 1ere conférence RMS (recrutement et médias sociaux) qui se tiendra à Paris.

Et, en plus, j’ai une place à vous faire gagner pour y participer. Comment faire ? Je ne vais pas faire le concours du commentaire le plus pertinent ou le plus intéressant car au final le choix reposerait sur ma seule subjectivité…et si beaucoup de choses me plaisent j’aurais forcément l’impression de faire un mauvais choix. Je vais donc faire beaucoup plus archaique. :

• Laissez un commentaire pour dire ce que vous inspire le sujet “Recrutement et médias sociaux”

• Je ne procéderai à aucun jugement sur la qualité des interventions…mais les commentaires du style “c’est genial” ou “c’est intéressant” qui n’apportent rien seront simplement mis hors concours.

• Cloture des participations demain, vendredi, à midi (heure de Paris)

• Ensuite je sors une bonne vieille feuille excel et lui demande de me sortir un numéro au hasard entre 1 et le nombre de commentaires reçus.

• L’auteur du commentaire en question gagne la place.

Ce qui, dit autrement, donne : “commentez intelligemment pour avoir le droit de participer au tirage au sort”.

Merci d’avance…

Des nouveaux métiers pas si anodins

Au nombre des excuses “tarte à la crème” dès lors qu’on évoque la possibilité de faire travailler les individus différemment ensemble on entend souvent un argument qui revient comme un boomerang : pas le temps. Que ce soit dans la bouche du manager qui estime que ses collaborateurs n’ont pas que ça à faire (ça c’est fonctionner en réseau, partager ses connaissances, entrer dans un procesus de co-réflexion aves ses collègues etc…) ou du collaborateur qui a peur de se faire taper sur les doigts parce qu’il fait autre chose que son travail stricto sensu.

Remarquez que si la question se pose c’est qu’un besoin a été identifié et que fonctionner ainsi est une réponse à ce besoin. Bienvenue au royaume des injonctions paradoxales: “répondez à de nouveaux enjeux mais surtout ne changez rien”.

En fait ce qui arrange tous les adeptes du status quo c’est que ce genre de pratiques ne figure pas dans la sacro-sainte fiche de poste. Bien sur, adopter des usages en phase avec les enjeux mérite qu’on revisite toutes les définitions de poste tant il parait irréaliste de considérer qu’un individu, de lui même, fasse part de ses idées, transmette son expérience à celui qui en a besoin, participe à l’amélioration des produits, des process, de l’organisation et essaie de créer des liens avec ses collègues. Et ajoutons à cela que l’entreprise comprend que le réseau est essentiel mais n’a pas sous la main les facilitateurs nécessaires à son démarrage. Ou alors elle les a mais ça n’est pas leur travail. En ce que me concerne j’appelle celà du gachis, mais passons.

Je sais que certaines entreprises ont commencé à revoir leurs fiches de postes, en tout cas que certains managers se sont servi de cette arme imparable pour “sécuriser” leurs collaborateurs dans l’adoption de ces nouveaux usages. Et l’on voit poindre, ça et là des nouveaux métiers comme “network manager”. J’évoquais ici il y a quelques temps déjà l’avenir du manager, certains ont recensé également des nouveaux métiers qui seront les métiers de demain. Tiens…je me verrai bien “Gaps consultant” demain moi..à moins que je ne le sois déjà un peu. En tout cas je prédit un rôle essentiel aux “Social Network Catalysts” dans la réussite des entreprises dès demain.

Des métiers qui ne demanderont pas des compétences franchement nouvelles mais un nouvel assemblage de compétences actuelles. Des métiers quelque part liés aux outils mais dont les leviers seront l’individu et l’organisation.

L’occasion peut être de sortir du modèle bureaucratique de la fiche de poste : combien sommes nous aujourd’hui à faire des métiers qui n’existent pas ? Ou à faire des choses nouvelles sous une étiquette ancienne car il fallait bien faire rentrer les individus dans des cases, au prix souvent de rendre leur mission incompréhensible au sein de l’entreprise en raison de l’écart entre le passé “historique” d’un métier et les connotations associées et ce que l’on décide de mettre vraiment dedans.

La plupart de mes amis d’enfance ont des vrais métiers : contrôleurs de gestion, avocat, médecin, recruteurs, responsable truc ou machin. J’ai bien du mal de leur expliquer ce que je fais car finalement aucune étiquette n’existe. Est-ce pour cela que je ne fais rien d’utile ? Concevoir des métiers “parlants” est également porteur de sens pour véhiculer un message au sein de l’organisation. Un vrai challenge pour les DRH 2.0 qui vont devoir s’y atteler fort vite pour adapter les postes et leur contenu aux enjeux.

Comment éviter que les notions émergentes ne troublent l’entreprise…et quelques mots sur le plaisir

Après une longue période dédiée à la réflexion puis à la mise en pratique, je me suis vite rendu compte (je pense que ça s’est ressenti dans mes précédents billets) que l’entreprise 2.0 (et tout ce qui est 2.0 par ailleurs) n’a de sens qu’intégré dans les schémas globaux pré-existants. Cela pour différentes raisons : une entreprise ne peut se permettre de n’être que formelle ou informelle, en termes de changement il est toujours utilise de sécuriser en rattachant la nouveauté par rapport à un existant connu et maitrisé (même aux limites avouées..)…etc.

Dans cet ordre d’idée j’ai lu avec attention ce billet de Bill Ives qui synthétise diverses réflexions en la matière. Et il me semble que tout commence à concourir vers une même direction : celle que j’évoque dans le paragraphe précédent.

Globalement tout n’est que bon sens mais fort appréciable à mentionner : donner du sens aux outils par rapport aux pratiques des individus, commencer par les endroits de l’entreprise où ces pratiques sont désirées tant par les utilisateurs que les décideurs….et ne pas croire que les mêmes leviers permettront de répliquer dans l’entreprise certains succès obtenus à l’extérieur car l’entreprise n’est pas le web (comme le disait d’ailleurs Dion Hinchcliffe sur Zdnet)

Au fait…et pourquoi l’entreprise est elle différente du web ?

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e-management par Olivier Lagrée et Laurent Magne

Un excellent livre qui montre comment les TIC vont bouleverser la vie de l’entreprise. Un de plus me direz vous… et bien figurez vous que je trouve quelque chose de spécial à celui-ci. Tout d’abord parce que bien que s’intéressant à la manière dont les process vont évoluer il se positionne également (et surtout) sous l’angle de l’organisation et du management dans sa composante “humaine”. Un nouveau rôle pour le manager, quelle place laisser au risque, donner le droit de se tromper… ce qui nous replace de facto dans le débat émergent sur le management des knowledge workers avec toutes leurs spécificités.

Un autre point intéressant: ce livre date de 2001! Un vrai rayon de soleil. Quand je vois le débat qui se fait jour aujourd’hui sur le caractère people-centric des intranets, la nécessité de repenser les rapports managériaux etc.. cela rassure de voir que quelques professionnels (et non des moindres eu égard au pédigrée des auteurs) avaient senti celà en pleine bulle 1.0 alors que nous étions à 100 lieues de ces préoccupations, notamment dans les SI internes. [Read more...]

Venez découvrir blueKiwi dans les problématiques RH 2.0

blueKiwiDans la Série “RH 2.0, nouveaus usages, meilleures pratiques”, après un premier volet consacré aux réseaux sociaux, c’est aux blogs internes que sera consacrée la seconde table ronde co-organisée par Moovement, XING et Courrier Cadres le 31 octobre prochain.
Et pour l’occasion l’invité d’honneur sera…blueKiwi qui nous permettra d’apprécier comment utiliser une plateforme collaborative 2.0 dans le cadre de problématiques RH.

Le programme est le suivant:

17h00 – 17h15 Le développement du web 2.0 et son arrivée en entreprise (risques ou opportunités ?)
Jacques Froissant – Directeur Général Altaïde

17h15 – 17h45 Présentation des usages de blueKiwi en entreprise
Carlos Diaz, Directeur Général blueKiwi Software

17h45 – 18h30 Table ronde : blueKiwi au coeur d’une problématique RH
Animé par Eric Tenin de Courrier Cadres
Joël Ronez – Formateur BK chez La Poste
Jacques Froissant – Directeur Général Altaïde
Arnaud Poujardieu – Directeur Dassault Systèmes Ventes France

18h30 – 19h00 Questions / Réponses- Prolongé de manière conviviale autour d’un verre.

Cela se passe:

Mardi 31 Octobre de 17h00 à 19h00.
Microsoft Technology Center
Salle Everest
148 rue de l’université 75007 Paris
Metro Tour Maubourg (Ligne 8 )

Et l’inscription (obligatoire) se fait ici.

Au plaisir de vous y voir.

[disclaimer: blueKiwi est mon nouvel employeur...mais j'ai le droit de faire un peu de pub quand même tant que je préviens non?]

Communication RH: quelles réalités?

nouvelleparole.jpgCela faisait longtemps que je ne vous avais pas recommandé un peu de lecture…et bien je tenais à attirer votre attention sur “Communication Rh: Quelles réalités” de Sophie Brignano.

A mon sens, pas un énième bouquin sur “comment faire passer la pillule avec le sourrire” ou “langue de bois à l’usage des DRH” mais un tour exhaustif de la question. Avec, enfin, non plus une approche top-down mais également l’idée que l’expression des salariés est importante dans la communication rh de l’entreprise. On y parle effectivement de transparence, de partage, de créativité, d’expression sur un “libre service rh”. Bref loin des grandes théories lénifiante, quelque chose de très actuel, pragmatique et illustré par des cas d’entreprise concrêts.

Pour l’acheter c’est ici.

Lutter contre l’absentéisme

maladeVotre entreprise a des problèmes d’absentéisme? Rassurez vous, ça arrive à beacoup de monde. Inutile de revenir sur les conséquences de ce mal profond pour une entreprise d’une part, pour la collectivité d’autre part.

Plus grave que l’absentéisme en tant que tel, ce sont ses causes qu’il faut prendre en considération. Car, au bout du compte, l’absentéisme n’est qu’une des conséquences d’un mal plus profond. Les autres faces sont le turnover excessif, le manque de motivation, une productivité aléatoire, voire une ambiance délétère.

Il peut sembler surprenant que je traite ce thème mais il n’est pas si éloigné que cela de mes préoccupations d’une part, et bénéficie d’une conjoncture favorable, inspiré par un article de presse lu a midi et d’une publicité google que je viens d’apercevoir sur un blog.

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Etude sur les relations salariés/entreprise

Je relaie un communiqué reçu ce matin:

AssessFirst enquête sur le climat des entreprises françaises

AssessFirst vient d’ouvrir une grande enquête qui permettra de dresser un état des lieux du rapport que les français entretiennent avec leur entreprise. [Read more...]

Vers le Global RH?

conseilC’est impressionnant la diversité de métiers que l’on rencontre dans la sphère RH. A fortiori lorsqu’on fait le tour de ceux qui traitent des problématiques humaines, on peut être surpris de voir autant d’activités différentes qu’on n’aurait peut être jamais pensé à associer.

Certains sont mono activité, d’autres pluri activités mais de manière traditionnelle semblent mener des existences parrallèles, certains ne se croisant jamais.

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Un service RH ça ne sert à rien

utilite service rhEn tout cas si on considère que le but d’une entreprise est d’accomplir ses objectifs stratégiques c’est évident, un service Rh ne sert vraiment à rien. Ca n’est pas moi qui le dit mais 555 “executifs” de 68 pays qui classent la fonction rh comme avant dernière lorsqu’on leur demande quelle fonction de leur entreprise les aidera à accomplir leur stratégie dans les prochaines années (CEO Briefing The Economist).

On peut a priori être surpris comme je l’ai été à premier abord et comme David Guillocheau qui s’interroge sur la question. Mais finalement ça n’est pas si surprenant et ce pour différentes raisons.

Tout d’abord parce que dans de nombreux cas les rh sont vues comme un centre de coût. La preuve on n’investit pas dans le recrutement pour développer son entreprise mais on recrute pour accompagner le développement. D’ailleurs les Rh ne sont que rarement conviés à la table de l’élaboration de la stratégie: on établit une feuille de route et on demande aux Rh de faire avec. Ce service n’est donc pas un levier de développement mais une variable d’ajustement. A tort ou à raison? Certainement à tort mais d’un autre coté les DRH ne font rien pour changer la donne, et c’est mon second point. [Read more...]