Netflix est il l’exemple type de l’entreprise 2.0 ?

Netflix a rendu public il y a peu un document composé de 128 slides expliquant la culture, le modèle d’organisation, le mode de management et d’exécution de l’entreprise. Un document qui n’est pas passé inaperçu et que je vous propose de consulter avant toute chose.

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De l’avis général, Netflix a posé ici le document de référence de l’entreprise  2.0 ou, plutôt, du management 2.0. Que faut il vraiment en penser ?

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Quelques lectures en passant…

Alors que je viens de repasser une commande en gros chez Amazon, quelques ouvrages que j’ai pu lire pendant l’été. Pas de quoi (ou pas le temps) en faire une note à chaque fois mais ça vaut la peinde les signaler quand même.

Le phénomène bureaucratique de Michel Crozier. A mettre dans la série “oldies but goodies”. Publié alors que je n’étais pas encore né, c’est une excellente analyse de l’organisation bureaucratique telle qu’elle avait cours dans les années 60-70… et avec laquelle nombres d’organisation actuelles ne peuvent renier un fort lien de paternité. Très instructif car cela nous permet d’en comprendre les origines, le bien fondé, le contexte économique et social qui a permis son épanouissement…ainsi que les limites. Limites que l’on est en train de tutoyer fortement aujourd’hui sans pour autant que le modèle ait été profondément remis en cause malgrès les quelques retouches, malheureusement superficielles, qui ont pu être apportées çà et là au cours des années. Par contre je vous préviens : le style peut sembler indigeste à quiconque apprécie les ouvrages en général plus vivements des spécialistes US du management.

The Age of Discontinuity: Guidelines to Our Changing Society de l’inévitable Peter Drucker. Là encore on fait du neuf avec du vieux puisque l’édition originale date de 1969. Et bien si vous voulez comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui vous n’avez qu’à lire ce livre. Il touche à l’aspect économique, à l’entreprise mais également aux grandes évolutions de la société qui en quelque sorte donnent le ton à l’entreprise. Tout va changer, et de plus en plus vite, la prévisibilité va laisser la place à la discontinuité et l’informatique sera un des moteurs de cette transformation profonde en raison de l’emergence programmée d’une chose appelée économie de la connaissance. Fermez le ban, tout était dit. Bien entendu il a eu raison un peu trop tôt, ce qui est fréquent chez Drucker, mais ceux qui s’imaginent que certaines réflexions actuelles tombent du ciel et son un effet de mode je leur conseille de lire cet ouvrage, de fermer les yeux et de mettre en perspective la vision de Drucker et leur propre expérience. Ils se diront peut être qu’on est en train d’atteindre un point de bascule et qu’il ne reste plus beaucoup de temps pour faire quelque chose.

La semaine de 4 heures de Tim Ferris. Le plus digeste pour lire en vacances ou sur une plage pour ceux qui ne sont pas sur le chemin du retour. Ne travailler que quatre heures par semaine bien sur ça n’est pas sérieux et je suis le premier à dire que le modèle défendu ne peut s’appliquer à tous. Et en tout cas pas dans le paradigme social français…mais peut être y viendra t’on un jour. En attendant nous avons tous des choses à retirer de la philosophie que propose Ferriss, sur la gestion du temps, des priorités, de ce qui compte vraiment, sur le fait qu’on passe son temps à prévoir des choses pour demain au lieu d’en profiter aujourd’hui. Je commence à implémenter certains détails dans ma propre petite vie…et ça porte peu à peu ses fruits. Après chacun voit midi à sa porte mais même si on est pas d’accord avec ses réponses cela vaut quand même la peine de trouver nos propres solutons à ses questions. Pour ceux que revisiter le lien individu / travail intéresse, profitez en pour jeter un oeil à The Seven-day Weekend de Ricardo Semler, qui a le mérite de s’appliquer à une vraie, grande, entreprise, une sorte de Michel Hervé taille XXL et dont je vous parlais déjà ici il y a plus d’un an.

Bonnes lectures, moi j’attend mon paquet de chez Amazon.

Il n’y a pas que la pensée unique qui permet de réussir

Lorsqu’on m’a parlé de Ricardo Semler il y plus d’un an j’ai bien failli rire au nez de mon interlocuteur si je ne savais pas que c’était tout sauf un hurluberlu et un rêveur.

Qui est Ricardo Semler : un chef d’entreprise brésilien qui a fait de SEMCO, la petite PME laissée par son père et qui faisait bon an mal an ses 3 millions de dollars de CA en 1984) en un groupe international qui réalise 150 millions d’euros de chiffre d’affaire et 27% de croissance annuelle depuis 10 ans. Tout sauf un rigolo. MBA à Harvard, s’implique dans la gestion de l’entreprise familiale à 20, directeur d’usine à 30…
Comment en arriver là ? La stratégie Semler: faire confiance à ses employés et les laisser s’auto gérer. Le personnel choisit lui même ses horaires, son salaire et ses supérieurs. Comme le dit Semler dans son livre “The Seven-day Weekend“, si l’on trouve normal que l’entreprise empiète de plus en plus sur la vie privée, les loisirs et les week ends de ses collaborateurs il faut trouver un moyen pour que l’individu récupère cette qualité de vie perdue sur son lieu de travail. [Read more...]

Travailler ou montrer qu’on travaille

“At Semco we only work, we don’t have to show we are workin [..] That’s superfluous”

(“Chez Semco on se contente de travailler, on a pas besoin de montrer qu’on travaille…c’est superflu”)

Je suis en train de lire “The Seven Day Weekend” de Ricardo Semler. De nombreux passages m’ont intéressé au plus au point et je n’avais pas envie d’attendre d’avoir fini ma lecture pour les soumettre à votre analyse.

Alors vous en pensez quoi?

Ce post m’a été inspiré par un ami travaillant pour une grande entreprise française a qui on demandait d’arriver plus tôt au bureau le matin non parce qu’il avait des problèmes de ponctualité mais parce que le grand chef avait coutûme d’être là avant tout le monde et que le middle management voulait qu’à son arrivée il voit des gens dans les bureaux. Une présence accrue au bureau donc mais non pour travailler, juste pour faire la potiche.

Personnellement je me dis que l’auteur de la demande fait faire des heures sup’ à ses ouailles car même si c’est juste pour faire acte de présence il n’empêche que c’est du temps de récupération en moins. Autant d’énergie et d’influx nerveux qui seront perdus si un imprévu arrive et qu’il faut un sucroît d’activité en fin de journée. De plus il s’agit de l’initiative d’une personne qui veut montrer un appartement témoin à son chef…et peut être que le chef en question qui a l’habitude de venir plus tôt que prévu se demande bien pourquoi des gens sont présents à faire semblant de travailler avant l’ouverture des bureaux.

A mon avis c’est dangereux et contre productif. Encore un ravage de la culture du paraitre dans les entreprises.

Vous avez une opinion sur tout ça?