Cela fait quelques temps que je comptais faire une note sur les aléas rencontrés par 3M dans le cadre de leur démarche 6 sigma et la chose vient de ressurgir du fond de ma pensée suite à ce billet de Rex Lee, qui réagit à ce même article de BusinessWeek qui avait attiré mon attention.
Quel est le problème ?
Dans la recherche d’une efficacité accrue, 3M s’est attelé à mettre en place le processus Six Sigma. Avec les résultats attendus sur le plan industriel…et un échec cuisant par ailleurs. 3M, en effet, est une entreprise qui a de tout temps misé sur sa capacité à innover, et c’est ce qui a fait sa réussite. De manière récurrente 1/3 des ventes sont constituées de produits inventés dans les 5 dernières années, ce qui en dit long sur la capacité de l’entreprise à se projeter dans l’avenir et conquérir de nouveaux marchés…bref à être un leader et se donner les moyens de le rester.
Sauf que le conte de fées qui durait depuis des décennies semble tourner court. L’entreprise ne fait plus qu’un quart de ses ventes avec des produits nouveaux. La cause du mal a été immédiatement identifée : 3M n’innove plus. Le fautif : Six Sigma bien sur. Et une question : comment ce qui est si profitable à la performance quotidienne peut il constituer une menace sur le long terme ?
Posée ainsi, la question ne peut qu’amener une réponse simpliste qui amènera au mieux au status quo, au pire à jeter le bébé avec l’eau du bain. Essayons plutot de comprendre ce qui s’est vraiment passé.
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