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Social-media | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Quel avenir pour le réseau social d’entreprise ?

Le réseau social est la clé de tout projet estampillé “2.0″ dans l’entreprise. Pourquoi ? Parce que lorsque l’objectif n’est plus de trouver des gens ou des informations mais de lier les gens via les informations et les informations via les gens, c’est le liant indispensable entre les savoirs formels ou tacites, ceux qui les détiennent et ceux qui en ont besoin.

Il prend en général différentes formes :

- déclaré : chacun déclare son réseau comme on peut le faire sur Facebook ou LinkedIn. Peu pertinent à mon avis car dans la mesure où il est mal venu de refuser une telle demande d’un supérieur connectophile (voire connectophage), on va finir par reproduire l’organigramme. De plus, les critères a priori professionnels mais dont on ne pourra exclure un brin de “personnel inconscient” peuvent laisser planer des doutes sur la réalité et la qualité du lien. Ensuite parce qu’on ne pense pas soi-même à tous les liens faibles, et qu’à la limite formaliser ces derniers est un peu contre-culturel : entre celui qui se demande s’il doit demander et celui qui se demande s’il doit accepter, la partie n’est pas gagné.

- constaté : le réseau, mais je parlerai plutôt ici de sphère de proximité professionnelle, n’est pas déclaré par les collaborateurs mais constaté au regard de leur activité sur les espaces sociaux. Qui lit qui ? Qui intéragit avec qui ? Qui s’intéresse aux mêmes sujets que qui ? Tout cela est aisément déterminable en fonction des actions de chacun dans le flux de son travail, des mots clés utilisés, voire de la manière dont il renseigne son profil. Cette modalité, à mon sens, permet de faire émerger plus aisément les “vrais” réseaux à la fois en fonction des interactions et des centres d’intérêt de chacun. Et, ne dépendant pas de l’arbitraire des uns et des autres, il a le mérite de l’objectivité ce qui permet d’évacuer des questions de “favoritisme” et de course à la popularité que peuvent craindre certaines entreprises.

Oui mais voilà, si le réseau se nourrit de l’activité “sociale”, il est lié aux logiciels supportant la dite activité. Il en est d’ailleurs souvent partie intégrante. La composante “sociale” de l’activité des collaborateurs ne pouvant trouver place que sur des logiciels spécialisés, chacun a peu a peu construit sa couche de réseau social et les réseaux en tant que tel se sont dotés de fonctionnalités de partage, de publication.

Voilà le paysage du réseau social d’entreprise tel qu’il se présente aujourd’hui. Mais pour combien de temps encore ?

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Community management et management socio-collaboratif : comment ne pas se tromper

J’écrivais dans un billet précédent combien il était inutile, voire dangereux de mettre le community management à toutes les sauces au sein de l’entreprise et que là où on voit des “communautés” partout (qui demandent donc des community managers) il fallait apprendre à distinguer les groupes ou équipes qui ont simplement besoin que leur manager fasse son travail.

Utiliser des plateformes sociales dans le cadre du travail d’une équipe a pour but d’améliorer la performance collective et individuelle et je ne vois pas un seul manager accepter qu’un community manager prenne la parole au sein de l’équipe et essaie de lancer des discussions ou tente même de mobiliser leur attention. Ce n’est pas le but et de toute manière un problème de légitimité et de compétence (dans tous les sens du terme) va rapidement se poser. C’est le travail quotidien, la mise en place d’une routine sociale qui conditionne les échanges, et en aucun cas une quelconque démarche qui érigerait le marketing ou la communication comme méthode de management d’équipe.

A l’inverse il y a de nombreux cas où il importe de faire émerger un groupe, de sensibiliser, de diffuser, de convaincre, où le community management est la pratique adéquate.

Dans  un cas on a donc besoin d’un animateur, d’un community manager. Dans l’autre d’un manager (d’ailleurs LE manager) qui aurait fait évoluer ses pratiques et pour évoluer vers ce qu’on appellera management 2.0, management social (ou social management pour briller dans les diners en ville) ou je ne sais quoi. Me souvenant de la dernière (brillante) intervention d’Andrew McAfee à l’enterprise 2.0 conference de San Francisco il y a peu, ainsi que les discussions qui ont suvi sur Twitter, je propose management socio-collaboratif. C’est davantage porteur de sens et ça ne fait pas plus “buzzword” que social. Et au final peu importe car au final ça ne sera ni plus ni moins qu’un manager dont la boite à outil (techniques comme comportementaux) aura été enrichie.

Reste donc à savoir ce qui différencie le community management du management socio-collaboratif afin de faire les bons choix et appliquer le bon modèle à chaque cas. J’ajouterai qu’à l’heure où tout le monde propose du “community management” à des des entreprises totalement perdues sur le sujet, il s’agit d’une potentiel grille anti-charlatans.

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Les études de cas nous disent “c’est possible” et rien de plus !

Comme toujours lorsque d’un changement à la fois organisationnel et technologique touche l’entreprise, le monde entier est demandeur d’études de cas pour être convaincu.  Mais au fur et à mesure que les premiers cas solides arrivent à propos des projets étiquetés “social media”, on a l’impression qu’un doute subsiste, ou que les cas ne semblent pas assez nombreux ou assez proches de leurs lecteurs pour les convaincre. Combien de fois entend on “ils n’ont pas notre culture, notre passé, nous ne sommes pas sur le même marché, nos produits sont différents, nos clients sont différents”.

A priori rien n’a changé depuis des années : un cas part d’un problème, explique ce qui a été mis en place et les résultats obtenus. Mais voilà, ça ne semble plus fonctionner totalement comme avant. La raison est simple : jusqu’ici on mettait en évidence comment un logiciel qui traitait et automatisait nombre de tâches avait permis d’améliorer ceci ou cela. On expliquait par le seul logiciel la transformation entre une situation A et une situation B. C’était crédible et tout le monde y croyait. D’ailleurs, tout le monde y croyait d’autant plus que toutes les entreprises étant sur un même secteur ou ayant les mêmes besoins déployaient peu ou prou les mêmes logiciels, accompagnées par les mêmes consultants qui en utilisant les mêmes méthodes en arrivaient aux mêmes implémentations. Bien sur vous me retorquerez que du cas à l’implémentation on a souvent vu des écarts impressionnants : bien entendu car deux entreprises ne se ressemblant jamais, il existe des facteurs humains, managériaux, organisationnels, culturels qui font qu’il ne faut pas traiter deux entreprises de la même manière et que même lorsqu’il s’agit d’outils dits de process le facteur human n’est quand même pas neutre. Mais le sujet était tel qu’il suffisait d’avoir la preuve que “le logiciel faisait” pour croire la chose plausible pour peu le cas émane d’une entreprise a peu près crédible.

Un autre facteur jouait aussi. Si toutes les entreprises implémentaient les mêmes choses de la même manière, faisaient les mêmes choix, c’est également parce qu’on leur demandait d’être comparables. Les investisseurs avaient bien compris qu’ils ne pouvaient comparer des pommes et des poires alors ils exerçaient, même de manière inconsciente, une pression amenant à l’uniformisation des pratiques et des technologies. Qui aurait pris le risque de se retrouver montré du doigt en raison de choix manageriaux, technologies ou organisationnels non conformistes qui auraient fait qu’on aurait pas pu comparer ses résultats avec les autres, point par point, en utilisant les mêmes indicateurs dans le même contexte.

Le cas “entreprise 2.0″ se distingue par deux aspects.

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Convergence…vous avez dit convergence ?

C’est (encore une fois) grâce à Luis Suarez que je met la main sur ce petit chef d’œuvre. Et comme d’habitude une question : “Mais qu’est ce que ça peut bien inspirer à des gens normaux ?”.

Quel avenir pour le middle management dans l’entreprise de demain ?

Au nombre des sujets classés “sensibles” par beaucoup d’entreprises il y a le cas du middle management. Il est aisé de comprendre que ce dernier sera largement impacté dans une entreprise en réseau, désintermédiarisée, et partant de là quelques inquiétudes légitimes surgissent. Du coté de l’entreprise qui craint les effets de la réaction et des inquiétudes du middle management et veut préserver la paix interne, du coté du middle manager lui-même qui aimerait bien savoir à quelle sauce il va être mangé, si son poste va changer ou s’il va tout simplement devenir inutile.

Essayons de dépassionner le débat histoire d’y voire un peu plus clair.

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L’avenir du microblogging est il le blog ?

Un précédent article sur la complémentarité de ces deux types d’outil m’a permis d’avoir de nombreuses discussions en ligne et hors ligne. Disons que la logique qui veut que tout ce qui est nouveau soit formidable et ait vocation à faire table rase de tout ce qui existait avant et qui est nécessairement has been ne me convainc pas. En général la nouveauté nait des manques de l’existant et vient combler des trous dans le spectre global des usages. Mais si une fois qu’on a bouché les trous on retire la structure principale on se retrouve avec…d’autres trous qui amènent forcément un jour à réinventer la roue qu’on avait jeté.

Discussion sur l’avenir du microblogging en tant que solution ultime vouée à remplacer tous les outils de publication personnels.

- 140 caractères est une limite vraiment bloquante pour certains contenus. Pas grave. Demain les outils de microblogging permettront de s’affranchir de cette limite.

- guère évident de retrouver l’information . C’est un faux problème. Demain des systèmes de tags plus performants permettront de vraiment mieux organiser la publication de chacun et de naviguer dedans.

- il est quasi-impossible de retrouver les échanges et d’en avoir une vue structurée. Là aussi, le futur s’annonce radieux puisqu’à terme il est évident que la gestion et la visualisation des conversations seront beaucoup plus poussées.

Au final, l’outil de microblogging du futur permettra de publier des contenus longs, riches, de les structurer et d’avoir une vision instantanée des réactions et commentaires. qu’ils ont suscité. Il s’agira donc….de ce qui ressemble bizarrement à un blog. Et ses limites nous amèneront certainement à réinventer le microblogging.

Trêve de plaisanterie, c’est bel et bien la preuve qu’il s’agit de deux logiques dont les interconnexions doivent être développées, sans que l’une ait vocation à remplacer l’autre.

Votre savoir vous aide plus que votre productivité

J’ai toujours eu un sentiment ambivalent par rapport à la productivité. D’un coté, faire plus ou plus vite a ressources ou temps égaux m’a toujours semblé être un progrès non négligeable. Maintenant, avec du recul, force est de se rendre compte que la productivité n’a cessé d’augmenter depuis des dizaines d’années, qu’à la moindre difficulté la première réaction est de l’augmenter encore davantage, sans que ces gains visibles, tangibles, mesurés, ne me donnent l’impression d’avoir amélioré quoi que ce soit au final quant à la situation financière des entreprises. Ceci ajouté qu’à l’heure où l’on dépend de plus en plus non de machines ou d’individus supposés répéter indéfinement et de plus en plus rapidement les mêmes taches mais d’hommes traitant de l’information et résolvant des problèmes, il semble qu’il nous faille admettre que courir le 100m en zéro secondes devienne un objectif inaccessible.

A une époque, l’idée m’avait effleuré qu’il s’agissait peut être de repenser la notion de productivité non plus comme une notion mécanique mais comme une notion humaine, et non plus comme quelque chose qui s’améliore  au niveau individuel où les limites me semblaient quasiment atteintes mais au niveau collectif.

J’avais abandonné le sujet jusqu’à ce que cet article le rappelle à mon bon souvenir. Je me permet d’en reprendre une courbe fort parlante.

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Malgré une amélioration continue de la productivité, le ROA s’est effondré de manière continue sur la même période. Reste à savoir pourquoi.

Selon l’article il cela provient d’une totale déconnexion entre l’environnement actuel des entreprises et leur infrastructure. Jusqu’à présent le entreprises misaient sur l’augmentation de leur taille pour créer toujours plus de valeur. Aujourd’hui, dans une économie sans cesses plus connectée, la valeur ne se crée plus par l’augmentation de la taille mais par la multiplication des flux d’information. La différence entre les entreprises les plus performantes et les moins performantes se trouve dans la participation des unes à des dynamiques de flux de connaissances, en interne comme en externe, dynamiques dont le social software sert de catalyseur, là où les autres se concentrent sur la productivité “traditionnelle” qui, elle, ne bénéficie au final qu’au client et n’aide pas l’entreprise à créer davantage de valeur.

En somme, il conviendrait de ne plus seulement chercher à rendre l’efficacité “scalable” mais d’en faire de même avec l’apprentissage.

Le fossé entre le potentiel de l’entreprise et le bénéfice qu’elles en tireront est donc voué à sans cesse augmenter à moins que les entreprises ne se décident à tirer le meilleur de l’”infrastructure digitale” supportant les flux de connaissance, à participer activement à ces flux de connaissance, en interne comme en externe avec d’autres entreprises et en mettant en place une politique d’innovation volontariste.

L’amélioration de la performance passera donc désormais par l’adoption d’une logique d’échange et d’innovation au sein d’écosystèmes qui seule permettra d’améliorer significativement les choses. Elle permettra à chacun, via un processus de résolution de problème créatif qui nécessite de pouvoir librement se connecter à ses pairs, en interne comme en externe, d’améliorer continuellement sa propre performance. Et, contrairement au siècle précédent ou tout étaient insufflé par le haut, ces dynamiques nouvelles seront impulsées par les individus.

Tout cela nous ramène à un sujet que nous connaissons bien…le seul moyen d’améliorer de manière pérenne et réelle la performance de l’entreprise est de l’aider à tirer le meilleur de son capital informationnel et de son infrastructure informatique. Sinon le fossé entre l’investissement et les résultats obtenus ne fera que s’accroitre.

C’est le monde dans lequel nous vivons

Enième mise à jour d’une série dont j’avais déjà publié les épisodes précédents. Cela se passe de commentaire et on ne s’en lasse pas. (Trouvé grâce à Luis Suarez).

Je reste toujours curieux de savoir ce que ce type de vidéo inspire à des gens “normaux”.

Un dernier point. Luis met en avant un des passages de la vidéo et en ressort le terme “socialnomics”. Un terme qui me semble très pertinent pour décrire le contexte tant économique de sociétal dans lequel nous sommes. Un remplaçant de choix pour le flétri et vide de sens “2.0″ ?

L’entreprise 2.0 menace-t-elle la sécurité ?

Au nombre des questions que se posent les dirigeants au sujet de l’entreprise 2.0, celle-ci figure en bonne place. A juste titre. Non  que l’entreprise 2.0 soit nécessairement dangereuse mais parce que toute chose nouvelle introduit par définition un changement dans une situation qu’on s’est évertué à sécuriser (ou que l’on croit avoir sécurisé). Le principe de précaution joue donc à plein dans des structures ou la crainte du risque prime sur toute autre chose.

Notre sujet ici n’est pas de disserter sur le fait que cette crainte du risque qui entraine une quasi phobie face à toute forme de nouveauté est un frein ou non à l’évolution des entreprises. Il s’agit par contre de déterminer dans quelle mesure l’entreprise 2.0 représente un risque nouveau et, le cas échéant, comment le minimiser voire l’annihiler.

Quelle sécurité ?

Sécurité. Une préoccupation légitime qui recouvre, en fait, un grand nombre de domaines. A tel point que lorsque le sujet est évoqué on ne sait plus trop de quoi on parle, ce qui n’aide pas à apporter un quelconque élément de réponse. Avec un peu de recul il s’avère que la personne qui vous parle de sécurité a principalement deux préoccupations biens distinctes à l’esprit : l’une concerne la sécurité structurelle et l’autre la sécurité informationnelle.

Par sécurité structurelle j’entend la protection contre les atteintes qui peuvent êtres portées au système informatique en lui-même. Par sécurité informationnelle celle qui concerne les risques liées à une propagation non maitrisée ou une divulgation non autorisée des informations.

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