Cette note de Jon Husband et l’article du Guardian qu’il mentionne m’incite a m’interroger sur l’impact présumé du net et de ses usages sur nos petites têtes blondes.
On s’inquiète du temps que les jeunes peuvent passer en ligne. Et alors ? Je pense que toutes les générations, la leur, la mienne comme celle de nos ainés, ont eu leurs loisirs favoris. Pour certains c’était la télé, pour d’autres les trains et circuits électriques, il y a eu les fans de Barbie qui pomponnaient leur poupée comme si c’était “in real life” pendant que le frère se prenait pour le futur Platini dans le parc du quartier puis sur sa console le soir en rentrant. La liste est longue et chacun peut s’amuser à se souvenir de ce qui monopolisait notre attention. En cela les choses ne sont pas si différentes. Cela est il dangereux ? Pas plus que tout ce qui focalise l’attention trop longtemps et fait oublier le reste. Pas moins non plus. Bref, rien de nouveau depuis l’époque de ma grand mère.
Un des dangers contre lesquels il faut souvent protéger les jeunes est l’isolement que provoquent des loisirs trop envahissants. Là encore je ne trouve pas qu’il y ait grand chose de nouveau. Un loisir trop solitaire coupe du monde, un loisir collectif mais qui ne s’exerce qu’avec des amis coupe tout de même encore de la famille.
Pourquoi tant d’effroi devant un phénomène connu depuis que le monde est monde ?


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