Résumé : A l’inverse de notre environnement visuel qui peut gagner à être enrichi d’informations contextuelles, notre environnement de travail se caractérise par un trop plein d’information qui la rend difficilement utilisable. La question n’est pas tant celle d’un trop plein global mais d’un manque de pertinence à un moment donné pour une personne donnée qui donne l’impression du trop plein : l’utilisateur doit lutter contre un flux d’information non pertinent qui accapare son temps et son attention et, ensuite, se mettre en quête par lui-même de l’information pertinente. Plusieurs solutions sont envisageables pour remédier à cet état de fait : des outils permettant un filtrage aisé d’un flux d’information unifié, des “analytics” permettant de proposer des informations utiles au regard de l’historique et du contexte et enfin le rôle des “curators” peut être aussi importants que les community managers pour accompagner les salariés dans ce dédale d’information.
Beaucoup réfléchissent à ce que la réalité augmentée peut apporter à notre quotidien. Il est vrai que la représentation visuelle de notre environnement réel est encore une terre relativement vierge en termes d’apport informationnel des nouvelles technologies et que tout reste à faire dans ce domaine. Mais qu’en est-il d’un environnement visuel et informationnel autre, qui est celui de l’écran de nos ordinateurs (et aujourd’hui de nos tablettes et portables).
Vu que la quantité d’information générée croit de manière exponentielle, qu’en plus d’être stockée là où elle ne gêne personne (et où personne ne va la chercher) elle se déverse maintenant en flux, et bientôt dans des “activity streams”. Si toute cette information n’est pas utile à tous, une partie d’entre elle est vitale pour chacun et nous nous retrouvons devant ce qui ressemble de loin à un phénomène de surcharge informationnelle.
Entendons nous bien : il n’est pas question de dire qu’il y a trop d’information. La preuve, tout le monde continue à en chercher de se plaindre de l’inadéquation entre l’information reçue et l’information nécessaire. Quand nous parlons de surcharge ici, il s’agit d’un phénomène non pas global mais individuel et cela signifie qu’il ne s’agit pas de diminuer le volume d’information existant ou reçu mais de faire en sorte que l’essentiel de l’information reçue soit utile.

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