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Web & Usages | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin - Part 2

Quatre enterrements et un mariage 2.0

C’est le grand sujet du moment. Je vous la fais en vrac : crise, web, réseaux sociaux, peur, changement, licenciements,business model, 2.0, productivité, financement, entreprise 2.0. Vous prenez tous ces mots, vous les liez dans une phrase que vous terminez par “qu’est ce qui va se passer, comment s’en sortir, est-ce que tout va s’effondrer ?”.

Pour un fois je vais faire court en vous annonçant la version 2.0 d’un film à succès. Il suffit juste d’inverser les éléments du titre : 4 enterrements et un mariage.

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De l’intérêt d’assister au “Web08″


La nouvelle édition de la conférence organisée par Loïc Le Meur se tiendra à Paris les 9 et 10 décembre prochains. Et plus que jamais c’est l’endroit où il faudra être en cette fin d’année 2008.

Pourquoi ?

Parce que, après avoir toujours trouvé autre chose à faire les autres années j’ai décidé de m’y rendre. Un peu léger comme raison ? Je l’avoue. Par contre les raisons pour lesquelles je m’y rend risquent de ne pas laisser indifférents.

• Parce que ce sera l’occasion de prendre la température du marché. Enfin plus que la température du marché, de mesuré le degré de maturité de ses acteurs. Je m’explique. Par manque de temps et d’intérêt j’ai toujours eu pour principe de ne pas trop m’attarder sur les évènements orientés B2C (non qu’ils n’aient pas d’intérêt mais parce que ça n’est pas, et de loin, mon centre d’intérêt principal). Cette fois-ci, en dehors du fait que les acteurs du monde B2B seront relativement présents, il importera d’être attentifs aux discours, de voir dans quelle mesure le nécessaire virage vers la création de valeur aura été compris et appréhendé. Fini les discours angéliques : il y a les services et les business models qui permettent de gagner de l’argent et ceux qui font joli. Bref il y a ceux qui créent de la valeur et pour lesquels on sera prêt à payer et les autres. Une page est en train de se tourner et le Web08 sera une des premières occasions de savoir qui lit le livre dans le bon sens.

• Une forte dimension sociétale. Ca a toujours été la marque de fabrique des conférences de Loïc mais cette année il a mis dans le mille. Sans le faire exprès, soit, à moins d’avoir été devin, mais le timing est parfait. J’avais déjà prévu de traiter le sujet dans une note prochaine mais voici un avant gout de ma réflexion. Le thème de la conférence est “Love”. Loin de mes histoires de ROI je le concède, mais bizarrement une valeur qui comptera dans les temps qui viennent. Lorsque les individus, le entreprises, perdent confiance dans un modèle économique mais qu’il faut malgré tout s’en sortir le “lien” est la valeur refuge. Souder les équipes, créer une proximité avec ses clients : quand la logique et le rationel déraillent il ne reste plus que des choses quelque peu irrationnelles mais Ô combien motrices pour essayer de recoller les morceaux qui peuvent encore l’être. Bref, dans un monde en quête de repères, de nouvelles valeurs, quelque chose d’aussi dépassé et suranné que l’affection ou le lien qu’on peut développer pour son entreprise, son prochain, ses clients, un produit, que sais-je peut être le ciment qui préservera ce qui reste à sauver, voire celui sur lequel on pourra reconstruire quelque chose. Utopique ? Enlevez l’envie et vous vous rendrez compte qu’il reste plus grande raison de se lever le matin.

Prendre la tempéture de cette industrie, voire comment certains business models vont (ou non) muter tout en s’interrogeant sur l’impact que certaines valeurs profondément humaines peuvent avoir de manière directe ou indirecte sur les ressorts de la création de valeur, voici donc deux angles pour appréhender cette conférence qui, pour ces raisons, tombe à point nommé.

Quelque chose me dit que cette année le business prendra le pas sur le buzz et les effets d’annonce. Tant mieux, cela remettra les choses à leur place et permettra aux vrais projets de se dégager. Un dernier détail : la startup competition sera tout de même l’occasion de montrer aux sceptiques qu’il reste des vrais projets et des gens pour les suivre. C’est d’ailleurs ce qu me réjouis le plus en cette période, comparée à celle qu’on a pu connaitre en 2001 : il y a toujours de l’envie donc de la vie. Ca ne sera pas facile mais c’est souvent dans les périodes difficiles que naissent les plus belles pépites car elles apprennent le pragmatisme avant même d’avoir eu le temps de se voir trop belles.

Au fait. Qui de vous y va ?
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La prise de pouvoir des techno-populistes…chez Unilever, GE, et demain chez vous ?

J’ai découvert le terme “techno-populist” au détour de cet article de Business Week. L’expression à l’origine de laquelle on trouve le cabinet Forrester, désigne les personnes qui font fi des règles en vigueur dans leur entreprise en matière de systèmes d’information pour pouvoir utiliser dans leur vie professionnelle les outils qu’ils utilisent dans leur sphère privée.

Wendy Wakes a rejoint Unilever à l’age de 27 ans. Au sein du département marketing elle fait vite la cruelle expérience de l’impact d’une politique SI trop rigide. Et les jeunes recrues qu’elle cotoie et qui sortent à peine de l’université le vivent encore plus mal. Comme le dit Business Week, pour quiconque est né après 1985, l’entrée dans le monde de l’entreprise est un choc technologique. A l’inverse de ce que notre génération a pu connaitre, lorsque l’entreprise représentait un véritable eldorado mettant à notre disposition des outils et du matériel auxquels nous n’aurions pu prétendre à l’époque, force est de reconnaitre qu’aujourd’hui, à tous les points de vue, le monde d’entreprise ressemble à Jurassic Park par rapport à tous les outils dont je peux bénéficier dans ma sphère privée (je parle de l’entreprise en général car au moins la mienne me gâte sur ce point).

La jeune femme ne se démonte pas et envoit un courrier à son Directeur des Systèmes d’Information en lui expliquant à quel point on pourrait plus efficaces avec des outils grand publics, gratuits, et moins préhistoriques. Six mois après celui-ci lui confie un nouveau job : diffuser l’utilisation de ces outils au sein d’Unilever.

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Digital Natives, e-culture et e-tudiants: ça vous inspire ?

On nous rabat les oreilles avec les digital natives, l’e-culture, le fait que ceux qui nous suivent transformeront le monde et l’entreprise. Mais qu’en est il exactement ?

Se pose également la question sous-jacente de l’utilisation des nouveaux outils dans le processus éducatif. Car le Digital Native est un Digital Learner, ce qui compte finalement peut être plus que tout le reste. Car s’il ne peut apprendre sa différence risque fort de ne rien lui apporter.

Avec comme le remarque justement brainfeed :

En filigrane, une question émerge. La fracture numérique est-elle vraiment là où on nous la montre? Que penser, alors de ces affirmations:

  • my parents use e-mail … I text instant message
  • 76% de mes professeurs n’ont jamais utilisé de wikis, de blogs, de podcasts…
  • une fois par semaine, 14% de mes professeurs me laissent créer quelquechose au moyen de nouvelles technologies; 63% ne le font jamais…

Il est urgent de s’intéresser aux étudiants du 21ème Siècle!

Le Web 2.0 en perspective

Une fois n’est pas coutume c’est plus de web que d’entreprise que je voulais pour parler ici en vous faisant part de mes premières réflexions suite à la lecture de Le web 2.0 en perspective : Une analyse socio-économique de l’internetde Franck Rebillard.

J’ai apprécié le recul rare dont fait preuve l’auteur dans ce qui est souvent présenté comme une révolution et un véritable changement du rapport de force entre individu et médias, et globalement du leadership des contenus sur la toile.

Loin de chercher à briser un mythe, il nous explique que ce que nous vivons n’est peut être pas si nouveau que ça, et surtout que le phénomène n’est pas si global qu’on le pense. Mais avec justesse il montre des tendances sous-jacentes beaucoup plus profondes qui prouvent que “quelque chose” se passe bel et bien. C’est justement parce qu’il tord le cou à quelques lieux communs si souvent cités en exemples qu’il arrive à donner du sens à des choses plus subtiles sur lesquelles on ne s’apesantit pas assez.

Alors même si on parle surtout de médias et pas des usages en entreprise j’estime l’ouvrage utile à qui voudrait, au delà des buzzwords et autre tartes à la crême, comprendre l’aspect social des évolutions en cours.

Je terminairai par…la conclusion

[...] nous plaiderons pour terminer en faveur dune place plus grande à accorder aux apports des sciences sociales dans l’accompagnement, notamment politique, des TIC. Il ne s’agit pas d’un playdoyer pro-domo, encore moins d’une revendication corporatiste, mais de la croyance sincère en la nécessité de contrebalancer la domination des visions technicistes par une réaffirmation de la composante intrinsèquement sociale du développement des technologies. Si nous voulons en maitriser le cours, ne pas rester aveugles face aux inégalités u’il peut générer ni en subir les conséquences dans une complètre inconscience, alors il est impératif de repérer les logiques et d’observer les modalités effectives de l’évolution des TIC en société.

Encore tout et son contraire sur l’utilisation des réseaux sociaux au travail

Cette semaine encore la gueguerre du “pour ou contre l’usage des réseaux sociaux en entrepris” nous livre un nouvel opus. Cet article de CNN nous explique de l’usage du web au travail peut être bénéfique. En face, cette étude de la Confederation of British Industry nous dit exactement le contraire et nous annonce un coût abyssal pour les entreprises.

Que faut il vraiment en penser ?

Il y a à mon avis deux types d’utilisation : ceux qui s’en servent pour se distraire et ceux qui le font dans une optique de networking. [Read more...]

L’entreprise 2.0 est une question de stratégie

Vous allez vous rendre compte que ce thème sera désormais de plus en plus présent sur ce blog…ce qui n’est finalement que logique, fidèle au principe de subsidiarité cher à Michel Hervé, j’essaie de trouver une solution au niveau où se pose la question, et pour ce qui ne peut être réglé je monte au niveau supérieur.

La question du social media en entreprise pâtit, à mon avis, de son héritage grand public. Sur internet, en effet, tout vient de la volonté des utilisateurs qui laissent leurs besoins dicter leurs agissements. Un des principaux moteurs est donc le plaisir et la satisfaction personnelle de se joindre à un réseau pour se livrer à des activités qui nous intéressent. L’individu pouvant utiliser son libre arbitre il joue le jeu…car s’il ne veut pas le jouer, s’il n’en retire rien, si cela ne lui apporte aucune satisfaction, il ne vient pas. Alors vous me direz qu’il y a 90% de passifs sur les réseaux sociaux en ligne. C’est logique : ils viennent par hasard, pour voir ou parce que google les a ammené là. Ils se servent et s’en vont. Ca n’est pas qu’ils sont inactifs, c’est qu’ils font un “one shot” en se servant sans apporter aux autres.

C’est l’approche qui a prévalu lors des débuts du social média en entreprise : s’inspirant de l’expérience du web on en est resté aux niveau des utilisateurs. Voyant que ça fonctionnait de manière aléatoire on s’est retourné vers le management. Et de fil en aiguille on en arrive aux sommets de l’entreprise. Paradoxal pour des pratiques supposées être purement centrées sur l’utilisateur dont la prise de pouvoir est sans cesse annoncée mais jamais avérée.

La raison en est pourtant très simple : la notion de but a été totalement méconnue. Objectifs et moyens ont été (une fois de plus) confondus.

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Success story et best practices managériales : découvrez Manuel Diaz

Je m’autorise de temps à autres des petits billets “hors sujet” et celui ci devait rentrer dans cette catégorie : vous faire découvrir des gens, des projets que j’apprécie spécialement, même hors de mon domaine d’activité. C’était l’objectif de ce podcast de Manuel Diaz réalisé samedi à l’heure du déjeuner. Et finalement pas si hors sujet : de l’histoire de la petite PME Limougeaude qui devient un acteur européen (Groupe Reflect vient d’intégrer le groupe Emakina) nous avions dévié sur les petits secrets de sa réussite, sa vision des process (puissent tous les managers s’en inspirer) et sa vision de la concurrence. Donc finalement je suis retombé sur mes pieds.

Et un grand bravo donc à Manuel qui a fait en 10 ans d’un rêve d’adolescent un acteur européen du web en évitant les embuches dans lesquelles tant d’autres ont perdu leurs rêves et leurs projets.

De Limoges à Euronext…laissons Manuel nous expliquer tout cela.



Une pensée également pour Carlos, son frère qui l’a accompagné dans cette aventure avant de prendre les rennes de blueKiwi et qui a donc également une part non négligeable dans ce succès.

Dessine moi le Web 2.0: C’est parti

Dessine moi le Web 2.0

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Et c’est ….

En attendant je bosse au management qui va avec ;-)