Vous allez vous rendre compte que ce thème sera désormais de plus en plus présent sur ce blog…ce qui n’est finalement que logique, fidèle au principe de subsidiarité cher à Michel Hervé, j’essaie de trouver une solution au niveau où se pose la question, et pour ce qui ne peut être réglé je monte au niveau supérieur.
La question du social media en entreprise pâtit, à mon avis, de son héritage grand public. Sur internet, en effet, tout vient de la volonté des utilisateurs qui laissent leurs besoins dicter leurs agissements. Un des principaux moteurs est donc le plaisir et la satisfaction personnelle de se joindre à un réseau pour se livrer à des activités qui nous intéressent. L’individu pouvant utiliser son libre arbitre il joue le jeu…car s’il ne veut pas le jouer, s’il n’en retire rien, si cela ne lui apporte aucune satisfaction, il ne vient pas. Alors vous me direz qu’il y a 90% de passifs sur les réseaux sociaux en ligne. C’est logique : ils viennent par hasard, pour voir ou parce que google les a ammené là. Ils se servent et s’en vont. Ca n’est pas qu’ils sont inactifs, c’est qu’ils font un “one shot” en se servant sans apporter aux autres.
C’est l’approche qui a prévalu lors des débuts du social média en entreprise : s’inspirant de l’expérience du web on en est resté aux niveau des utilisateurs. Voyant que ça fonctionnait de manière aléatoire on s’est retourné vers le management. Et de fil en aiguille on en arrive aux sommets de l’entreprise. Paradoxal pour des pratiques supposées être purement centrées sur l’utilisateur dont la prise de pouvoir est sans cesse annoncée mais jamais avérée.
La raison en est pourtant très simple : la notion de but a été totalement méconnue. Objectifs et moyens ont été (une fois de plus) confondus.
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