L’entreprise 2.0, composante de l’entreprise globale

Beaucoup de questionnements sur l’entreprise 2.0 ces temps dernier. Comment faire que cela fonctionne, comment aider l’entreprise à penser la chose, comment définir le ROI… Autant de questions qui finalement ne se résument qu’à une : comprendre comment ces logiques nouvelles s’intégrent dans l’existant et le complètent. Sans cela il est évident soit que l’entreprise n’osera pas, soit osera avec frilosité et n’arrivera pas à obtenir le maximum de sa démarche, soit osera mal et sera contre productive.

Une des conséquences de cette incompréhension est que le projet “entreprise 2.0″ est isolé de l’entreprise réelle afin de se prémunir contre les effets de bord d’une logique mal comprise (ce qui prouve une fois de plus l’intérêt de trouver les réponses aux questions posées ici). Il s’agit donc de permettre à l’entreprise de visualiser les choses par rapport ce qu’elle est aujourd’hui et par rapport à sa vraie nature.

Tout d’abord il s’agit d’identifier l’objectif premier de l’entreprise. Guère difficile : gagner de l’argent. Un point c’est tout. Après on peut débattre autant qu’on veut sur ce qu’elle doit en faire et comment elle doit le gagner, mais il n’y a pas d’autre objectif qui existe.

Ce qui entraine une conséquence tout aussi incontestable : l’entreprise passe son temps à essayer de s’organiser pour produire le plus efficacement possible. Entendons nous bien, et quitte à tuer quelques doux rêves, aucune entreprise sensée n’a pour but de devenir une entreprise 2.0. Son seul et unique but est d’améliorer la manière dont elle s’organise pour produire au quotidien. Ce qui nous amène, par contre, à nous interroger sur ce que produire signifie aujourd’hui.

[Read more...]

Faut il cesser d’organiser la transversalité ? L’exemple de Nortel

Nortel vient d’annoncer que l’entreprise allait abandonner sa complexe structure matricielle pour se reconcentrer sur ses business units. L’objectif annoncé est d’agir plus rapidement en prenant les décisions au plus près du besoin du marché. Prendre la décision au plus près du besoin n’est pas sans me rappeler la SOO ou la subsidiarité à une époque où, mais est-ce une coincidence, je vois des entreprises et non des moindres se reposer la question de l’empowerment dans leur management.

L’article qui m’a servi de source s’interroge sur l’efficacité du retour à un mode vertical. Qu’en penser ?

[Read more...]

Dites ? Vous n’auriez pas vu ma stratégie quelque part ? J’en ai perdu un bout en route…

C’est la question que pourraient se poser nombre d’entreprises. En fait elles n’ont pas perdu leur stratégie, mais en ont simplement oublié une moitié en route.

Comme je l’ai déjà dit il y a un vrai risque de confondre la fin et les moyens. Ce qui concrêtement se traduit par considérer tout projet comme un objectif final alors que l’objectif est l’impact du projet sur l’organisation, à évaluer une formation plutot que l’évolution des performances à sa suite, à se contenter de recueillir des idées quand l’objectif est leur mise en oeuvre, et, pour conclure, à considérer que le fonctionnement de l’entreprise est le but de l’entreprise.

C’est ce dernier point que nous allons approfondir. Chaque service devient sa propre justification, chaque collaborateur également. Le but sous-jacent à nombre d’intiatives ou directives est de justifier et maintenir ce qui existe. A priori cela peut paraitre logique…

[Read more...]

1000e

Ceux qui me suivent sur Twitter ont pu remarquer un certain teasing en forme de compte à rebours ces derniers temps. Il s’agissait simplement du décompte jusqu’à la 1000e note de ce blog..note que vous avez sous les yeux.

Merci à tous de suivre ce blog. A l’heure où il parait que le web 2.0 est mort et les blogs has been car tout le monde veut s’exprimer en 140 caractères sachez que je n’ai pas envie de m’arrêter là. Je manque juste de temps pour mettre par écrit toutes mes idées…

Il m’a fallu 3 ans et demi pour en arriver là. Alors donnons nous rendez vous pour la 2000e. On en sera au web 3.0, l’entreprise 2.0 ne sera plus qu’un vague souvenir car on aura compris qu’il s’agit juste d’une manière d’organiser le business de l’entreprise. Ni plus ni moins. Beaucoup de changements auront eu lieu dans la manière dont on travaille et dans le rapport de l’humain à la performance économique.

Laissez moi vous dire que les mois qui viennent vont être passionnants car on arrive au point que j’avais déjà annoncé il y a de longs mois (en fait en octobre dernier) : on entre réellement dans la phase du passage de l’entreprise 2.0 à une réalité organisationnelle et opérationnelle au service du business.

Les temps difficiles que traversent les entreprises ont cela de bénéfiques qu’ils vont faire en sorte qu’on arrête de s’égarer sur des chemins de traverses pour se concentrer sur l’efficacité. Bien sur il y aura toujours matière pour des reflexions plus profondes, avec plus de recul, mais les entreprises ont plus que jamais besoin d’améliorer leur fonctionnement, leur productivité, de développer des synergies internes et externes.

Quand je parlais ROI, alignement, Balanced Scorecard, quand je disais que les outils sociaux étaient des outils de travail avant d’être sociaux et que l’entreprise était entreprise avant d’être 2.0 on m’a parfois reprocher de transformer un idéal en concept terre à terre. Pire encore quand je disais que l’objectif ultime était la création de valeur et que les projets visant à mettre en oeuvre des “logiques” 2.0 ne devaient pas être considérés comme une fin en soi mais comme un moyen au service des objectifs de l’entreprise, donc des objectifs de chacun.

Bon maintenant on y est. Je pense qu’on ne gagnera pas en “puissance brute”, tout ce qui est de l’ordre du process étant optimisé d’une manière qui m’impressionne souvent (même la la chaine de contrôle est à mon avis trop longue et engendre une improductivité et des temps de latence inacceptables). Par contre on peut gagner en agilité. On doit gagner en agilité puisque c’est le seul levier qui reste. Pas question d’opposer le réseau à la verticalité : les deux doivent cohabiter intelligement dans le cadre d’une wirearchie ou organisation orientée service. A chacun son rôle. Ca n’est ni le plus agile ni le plus vertical qui gagne : c’est le plus adaptable, celui qui sait passer de l’un à l’autre.

Quand je dis que l’organisation qui sortira plus forte de la crise aura moins de gras et plus d’huile (de coude ?) pour fluidifier tout cela ne vous meprenez pas : cela ne veut pas dire moins de monde mais “tous sur le pont”, “tous productifs”, “tous ressources productives partagées”. Et c’est ce qui va, soyez en sur, se mettre en place dans les mois qui viennent chez ceux qui seront les leaders de demain. N’oubliez jamais qu’aucune ressource de l’entreprise n’est utile ou inutile par elle même : c’est à l’organisation de la rendre utille et de savoir mieux l’utiliser. Au service de sa performance (je sais…mais je pense qu’il faut quand même le répêter).

Se serrer les coudes, courrir vite, être malins et rapides, agir comme un organisme biologique plutot que comme un assemblage d’individualités : voilà la réalité qui nous attend. Reste à se retrousser les manches et mettre tout cela en oeuvre. Et peu importe comment on appelera ça, ce sera l’entreprise. Tout court.

Assistez à un événement exceptionnel sur l’entreprise 2.0 le 13 novembre

Vous connaissez tous mes grands crédos : les outils sont faits pour améliorer la manière dont on travaille, l’entreprise doit gagner en agilité en fonctionnant en réseau (et d’autant plus en ces temps difficiles…) etc.. etc.. et visiblement cette vision est partagée par plus d’un  qui aimeraient savoir comment elle peut être concrétisée.

Nombre d’entre vous me demandent parfois s’il est possible d’en savoir davantage sur blueKiwi, ce que nous faisons, ce que nous prévoyons de faire…

D’autres me disent également que j’ai de la chance d’avoir la possibilité d’échanger avec des spécialistes de haut niveau sur le sujet, de pouvoir les côtoyer et partager nos réflexions “in real life”.

Et bien je crois que vous allez être contents d’apprendre que vos attentes sur ces trois points peuvent être comblées en une seule soirée…

[Read more...]

Avenir de l’organisation : et si c’était la SOO (ou SPO)?

L’idée de cette note m’est venue lors d’une discussion avec une personne de la Direction Générale de l’Armement, il y a plusieurs mois déjà. A la question “savez vous quel est notre métier” je répondais, hésitant, “humm…choisir les armes qui seront utilisées par l’armée…?”. “Un peu…mais c’est plus complexe”. “Ah ?”.

Je croyais en effet innocemment que pour pourvoir à l’équipement et à l’armement des armées on achetait des armes. Mon interlocuteur poursuit en m’apprenant, sans s’en rendre compte, quelque chose de fort utile.

Mon idée de départ était qu’une armée était composée de différent types de forces (terrestres, navales, aériennes) qui avaient besoin d’être équipées en matériel. Ce qui, je m’en suis rendu compte après, signifiait que l’armement était dicté par la structure, par le fait qu’il y avait des fonctions qui existaient et qu’il fallait les équiper.

La réalité est toute autre.

En fait on commence par identifier des enjeux (se projeter sur tel type de territoire, répondre à telle menace) et on y répond en termes de systèmes. Et qu’est ce qu’un système ? Un mode opératoire, des hommes et du matériel. Si le rôle de la DGA est plus spécifiquement de s’occuper des armes, elle ne peut remplir sa mission qu’en prenant en compte les autres composantes, l’armement n’ayant aucun sens s’il est choisi déconnecté de l’enjeu, du mode opératoire que l’on désire mettre en oeuvre et des hommes qui le serviront. J’en déduis donc qu’il en est de même dans le choix des hommes et la détermination des modes opératoires.

Ce qui m’a inspiré un parallèle fort intéressant avec l’entreprise. [Read more...]

Entreprise 2.0, Management 2.0, RH 2.0 et Culture 2.0 selon Jon Husband

Comme je l’ai écrit ici comme l’ont reconnu la plupart des participants à Webcom, l’intervention de Jon Husband a marqué les esprits (et visiblement il semble y avoir trouvé son compte également).

Suite à ma dernière note, il a également eu la gentillesse de me faire parvenir son jeu de slides et je profite de cette note pour vous en faire découvrir quelques unes.

[Read more...]

Avec Human-Network Cisco se lance dans l’éco-citoyenneté 2.0

Quand on parle d’entreprise 2.0 on évoque en général soit le plan interne soit l’aspect marketing. Mais cela peut également concerner des activités a priori moins orientés business (en tout cas au premier degré) mais toutes aussi importantes lorsqu’on considère le rôle sociétal qu’est amenée à jouer l’entreprise au sein d’un écosystème protéiforme.

C’est ainsi que Cisco vient de lancer Human-Network. Selon l’entreprise :

Son ambition est de rassembler autour d’un projet commun : celui de partager une bonne idée, une suggestion, un avis sur la manière de rendre notre société plus solidaire, éduquée, tolérante, citoyenne, entreprenante, respectueuse de l’environnement…

Sur www.human-network.fr, les internautes pourront soumettre leurs projets pour les faire partager par le plus grand nombre, rechercher des soutiens et des partenaires et, bien sûr, dialoguer avec les membres de la communauté qu’il s’agisse de l’emploi, l’environnement, l’économie, l’éducation, la santé, la vie associative…

Il est un peut tôt pour porter un quelconque jugement mais voici, en vrac, ce que cela m’inspire: [Read more...]

Hierarchie vs. Connectarchie

Un concept très intéressant que j’ai découvert il y a peu via un article de Jon Husband : la “Wirearchy” (que l’on pourrait traduire par “connectarchie” ? ). Pas si nouveau que ça en fait (il en parle depuis un certain temps) mais suffisamment intéressant pour que je comble mon retard en la matière.

Le constat est simple : les nouveaux outils permettent la mise en place de flux d’information totalement nouveaux, dans ce sens qu’ils sont complètement régis par les individus eux-même. Ces flux permettent des interactions nouvelles entre individus, en dehors de l’organisation mise en place pour l’entreprise, ce qui crée en quelque sorte une organisation informelle. [Read more...]