S’il est un sujet qui met mal à l’aise managers et dirigeants c’est bien celui-là : on sent bient qu’on a besoin de davantage de flexibilité, d’autonomie, mais au bout du compte on ne peut pas donner un blanc seing et laisser faire n’importe quoi, le chaos n’est tout de même pas le mode d’organisation le plus performant. Et puis nous avons nos process, nos workflow, il n’est même pas envisageable d’y toucher, surtout pour les troquer contre…justement on ne saura quoi qu’après l’avoir essayé.
Je pense qu’en la matière un grave erreur est souvent commise qui nous amène à approcher un autre aspect du paradigme de l’entreprise 2.0 : abandonner la culture du OU pour adopter celle du ET. Ou ne pas croire que toutes choses a priori opposées relèvent d’un choix alternatif mais qu’elles peuvent être complémentaires et nous amener dans une logique cumulative.
Qu’est ce qu’un workflow ? C’est la description du chemin que suit l’information dans l’entreprise et de ce qu’on doit en faire à chaque étape positionnée sur le chemin (voir ici pour quelque chose de plus approfondi). C’est une sorte de colonne vertébrale du flux informationnel et je vois mal comment on pourrait s’en passer. Que faire de l’autonomie et de la “libre connexion” chère à l’entreprise 2.0 dans ce modèle ? Doit on forcément faire table du rase de l’existant pour faire place au futur ?
Non, sauf à vouloir que le remède soit pire que le mal.
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