Lutter contre l’absentéisme

-

maladeVotre entreprise a des problèmes d’absentéisme? Rassurez vous, ça arrive à  beacoup de monde. Inutile de revenir sur les conséquences de ce mal profond pour une entreprise d’une part, pour la collectivité d’autre part.

Plus grave que l’absentéisme en tant que tel, ce sont ses causes qu’il faut prendre en considération. Car, au bout du compte, l’absentéisme n’est qu’une des conséquences d’un mal plus profond. Les autres faces sont le turnover excessif, le manque de motivation, une productivité aléatoire, voire une ambiance délétère.

Il peut sembler surprenant que je traite ce thème mais il n’est pas si éloigné que cela de mes préoccupations d’une part, et bénéficie d’une conjoncture favorable, inspiré par un article de presse lu a midi et d’une publicité google que je viens d’apercevoir sur un blog.

L’article (publié dans Challenges de cette semaine) traite des vacances et de la raison pour laquelle les européens en prennent moins que leurs collègues américains. Au delà  même des questions de legislation, c’est, nous dit on, une question de mentalité: pourquoi s’investir alors que les charges fiscales tuent les fruits de l’effort, pourquoi prendre des congés lorsqu’on a pas le temps d’en profiter ou que nos proches ne peuvent en prendre au même moment…les explications fusent sans qu’on sache véritablement la cause profonde de cette différence de mentalité.

La publicité concerne  Mediverif qui se propose d’aider les entreprises à  faire la chasse aux malades professionnels afin de limiter les abus.

S’il semble évident qu’il faut lutter contre cette véritable plaie, que l’européen en général et le français en particulier a un attrait spécifique pour le loisir qui les pousse à  éviter d’en faire plus quand on peut en faire moins, que l’héritage protestant des USA posent davantage le travail et la réussite en valeur essentielle, ces seules explications à  caractère sociologique ne suffisent pas à  tout expliquer.

Car lutter contre les conséquences a un prix (inférieur à  celui du laisser aller il est vrai) mais il est encore, à  mon sens, plus profitable de lutter contre les causes profondes. Une responsabilité revient aux RH, aux managers, qui oublient (par choix ou par influence du contexte) qu’un de leurs rôles et de susciter l’adhésion à  des projets d’entreprise et à  donner du sens à  l’action de chacun dans le cadre de son travail. Ca n’est pas une responsabilité individuel d’untel ou intel mais une véritable polique d’entreprise à  mettre en oeuvre. Et, s’il vous plait, pas de valeurs balancées des hautes sphères, mais du concrêt et du réel, les discours mous et consensuels personne n’y croit plus. Comment en vouloir à  une personne qui rechigne devant l’effort lorsque celui-ci n’est ni reconnu, ni valorisé, ni récompensé…et qui en plus ne sait pas quel est son rôle réel dans l’atteinte des buts de l’entreprise. Savoir de quelle manière on contribue, même pour 1% à  l’objectif final est essentiel. Même le coursier ou le personnel d’entretien contribue au résultat final…vous vous imaginez recevoir vos clients dans un dépotoir ou fabriquer dans une usine crasseuse vous? Merci le contrôle qualité!
D’ailleurs il est des entreprises qui ne connaissent ni turnover, ni absentéisme, où les salariés rognent leurs congés volontairement pour satisfaire à  un imprévu ou un gros challenge. Que d’économies réalisées  grâce à  une vision de la Ressource Humaine de l’entreprise plutot que de devoir lutter à  grand frais sur les conséquences. Car manager différemment a un avantage: ça ne coûte pas grand chose.

Bertrand DUPERRIN
Bertrand DUPERRINhttps://www.duperrin.com
Directeur People & Operations / Ex Directeur Consulting / Au croisement de l'humain, de la technologie et du business / Conférencier / Voyageur compulsif.
You don’t speak french ? No matter ! The english version of this blog is one click away.
1,743FansJ'aime
11,559SuiveursSuivre
27AbonnésS'abonner

Récent