J’ai des idées, il a des idées, nous avons des…. et qu’en fait on? Je propose, tu proposes, il propose…. mais à une seule condition : seul le décideur doit être informé, il ne manquerait plus que mes collègues soient au courant de mes idées.
Posons le problème autrement : la publicité des propositions est elle favorable ou nuisible à l’innovation, à l’amélioration.
A priori on pourrait dire nuisible. En effet pour être innovant il faut dans un premier temps abolir toute forme de censure et ensuite faire le tri. Et il est plus facile de proposer lorsqu’on est sur que les autres ne sauront à quel point notre esprit peut être capable de divagations. Je pense que dans cette situation on se trompe de problème : on palie au manque d’ouverture et de dialogue dans une éuquipe, on ne régule en rien un processus innovant.
Favorable ? Déjà on peut rebondir sur les idées des autres alors que dans un système « fermé » on a des idées…ou pas. Ici on peut être « vide » au départ et rebondir à la fin sur une proposition émanant d’un autre. On peut tout proposer car un autre pourra améliorer votre idée. Si le processus est « privé » on doit avoir une bonne idée de suite…pas une piste quelque peu iconoclaste. On rend également le processus innovant visible. En en faisant une « tache de fond » anonyme on ne risque pas d’impliquer les foules, alors que c’est justement du nombre et de la variété que nait l’innovation.
Il est des activités comme la créativité, l’innovation, qui ne sont valables que par le nombre, le foisonnement, la confrontation. Eviter la confrontation, la publicité est donc contre nature. En cette période pré-électorale le parrallèle est pour le moins aisé : qu’apporterait un débat qui ne serait pas public ? Et que serait d’ailleurs un processus électoral fondé sur des déclarations individuelles de projets sans confrontation. Rien.
Bref, l’innovation a flux unilatéral et caché n’a aucune chance de réussite.
Attention, je ne parle pas ici d’anonymat mais de publicité. Nuance.
Sur le sujet je vous conseille également de faire un tour chez Vincent Maurin qui m’a largement inspiré cette prose (et qui pourrait ouvrir ses commentaires et ses trackbacks 😉 )







