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C’est quoi une entreprise en 2007 ? Les partenariats changent

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images1.jpegUne entreprise ça a des partenaires. On les appelle le plus souvent les sous traitants ou les fournisseurs. Je signale également, pour ceux à  qui cela aurait échappé, que les clients sont également des partenaires (mais leur cas a déjà  été évoqué ici dans une certaine mesure).

Sous-traitants et fournisseurs suivent un peu la même dynamique que celle que j’évoquais pour les clients : plus de proximité, de transparence, de dialogue. Cela fait déjà  belle lurette que les industriels invitent leurs sous-traitants à  la table de la conception de leurs produits pour une gestion des coûts sans cesse optimisée. A ce titre il vaut mieux tout intégrer le plus en amont possible. Mais ça n’est qu’une étape, il va bientôt être question d’aller plus loin. Jusqu’à  aujourd’hui on intégrait l’autre dans son process, demain peut être dans la discussion.

Quelle différence ? Davantage de qualité et de réactivité. Car lorsqu’un client ou un fournisseur demande une modification sur une pièce (ou qu’on la demande à  son fournisseur), c’est un dialogue d’entreprise à  entreprise. L’information monte, est donnée, puis redescend. Mais qui sont les parties prenantes au débat ? Ceux qui vont résoudre le problème et ceux qui le vivent ? Des opérationnels.

Aucun besoin ne sera exprimé aussi bien que par celui qui le ressent. Personne ne sait mieux quelle action corrective mettre en place que…celui qui produit. Et même si une validation hiérarchique est obligatoire (et indispensable pour sécuriser tout process), plus tôt ces deux là  parleront ensemble plus vite on aura une solution et plus vite on aura la bonne car on évitera nombre d’aller et retour hiérarchiques.

Il existe aujourd’hui des entreprises qui réflechissent à  un dialogue plus poussé avec leur écosystème. Pas seulement des échanges, un dialogue.

Ce dialogue est essentiel ne serait-ce que pour avoir la compétence maximale à  sa dispostion. Car à  force de se rencentrer sur le coeur de métier les entreprises ont vu partir une partie de leur savoir. Je parlais dans cette note des constructeurs automobiles. La compétence en termes de conception de systèmes de freinage, d’amortisseurs, de pneus… est désormais totalement chez leurs sous-traitants. Concevoir une architecture nouvelle demande donc, en termes d’innovation et faisabilité, un dialogue resserré entre ceux qui conçoiven et innovent et ceux qui maitrisent le champ des possibles. Et ceux là , les experts des métiers périphériques, sont à  l’extérieur. De leur entente, de leur capacité à  créer une synergie, à  collaborer et échanger vite et bien, de leur capacité à  avoir une relation d’échange dans le temps, dépendra la vitesse, la faisabilité, la rentabilité et la qualité de l’innovation.

Aujourd’hui, et demain davantage, cela n’a pas de prix.

Conséquence : il faudra s’ouvrir pour avoir avec les équipes de l’autre un dialogue quasi similaire que celui que nous avons au sein de nos propres équipes (quasi… il est des secrets qui doivent rester à  la maison). Ca ne sera guère qu’une des étapes ultimes de la fameuse entreprise étendue.

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Bertrand DUPERRINhttps://www.duperrin.com
Head of Employee and Client Experience @Emakina / Ex Directeur Consulting / Au croisement de l'humain, de la technologie et du business / Conférencier / Voyageur compulsif.
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