L’avenir du manager : le connecteur chapeauté par un CCO

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Ne vous inquiétez pas, je ne vous propose pas ici de mettre au rencart les 2/3 de vos effectifs mais de dépoussiérer quelques notions. L’intraprenariat fait son chemin dans de nombreuses têtes, et ce depuis des années. Simplement le tournant que connait notre économie rend la notion de plus en plus importante dans l’entreprise d’aujourd’hui, et ce alors même que nous avons désormais des outils pour organiser tout cela qui n’existaient pas il y a dix ans.Voir Michel Hervé pour se convaincre de la pertinence de la chose.

Avec le salarié intrapreneur, doté de davantage d’autonomie et opérant en réseau, le « command and control » a vécu. Il correspondait à  la meilleure réponse organisationnelle dans un contexte donné, le contexte change et par voie de fait ce qu’il a engendré va devoir subir une cure de jouvence. C’est un peu comme la réduction des émissions de CO2 : on en pense ce qu’on en veut mais on y arrivera, c’est le sens de l’histoire qui est ainsi.

Sans le « command and control » le manager perd il de son utilité ? Rassurez vous, le roi n’est pas nu et, bien au contraire, il va s’habiller encore plus chic qu’avant, version haute couture.D’accord, pour ceux que l’ancien système rassuraient car ne laissant aucune place à  ce qu’ils ne maitrisent pas le relooking risque d’être un peu plus difficile mais comme c’est l’intérêt supérieur de l’entreprise qui commande il faudra bien qu’ils s’y fassent.

Ce qui va changer c’est que le manager va devoir devenir le facilitateur qui met les compétences en réseau, qui stimule et donne les moyens de réussir. Cela aurait déjà  dû être vrai avant mais cela va devenir essentiel : le manager est celui qui aide ses équipes, qui voit sa réussite à  travers les leurs. Peu importe qu’il soit moins expert que ceux qu’il encadre (d’ailleurs un bon manager est celui qui s’entoure de personnes meilleures que lui et sait en tirer la quintescence). Nul besoin d’etre un bon soliste pour être un excellent chef d’orchestre, et inversement non ? Exécuter et manager sont des choses bien différentes et on ne devient pas l’un à  force d’avoir été le meilleur des autres. C’est bien entendu possible mais pas systématique. De la même manière qu’on se rend compte que dans une équipe celui qui arrive à  faire bouger le groupe n’est pas celui qui est le meilleur de tous, mais celui qui a les qualités nécessaires pour le faire bouger. Bien sur, si vous avez les deux qualités, c’est encore mieux pour vous.

Le manager de demain sera donc davantage un connecteur.

Et qui pour manager les managers ? Un CCO bien sur ! Je parle bien évidemment d’un Chief Community Officer (DIC pour directeur des intéractions communautaires en français…mais ça sonne tout de suite moins bien!), chargé de donner à  tout cela un cadre organisationnel (on parle de flexibilité, pas d’anarchie…) et des outils pour que tout cela fonctionne.

D’accord tout cela est bien histoire de prospective. Mais à  la vitesse ou le changement s’opère dans notre société j’ai bien l’impression qu’il faudra que tout cela soit opérationnel d’ici 2010. Grand maximum. Bienvenue dans l’ère du management 2.0

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Bertrand DUPERRINhttps://www.duperrin.com
Head of Employee and Client Experience @Emakina / Ex Directeur Consulting / Au croisement de l'humain, de la technologie et du business / Conférencier / Voyageur compulsif.
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