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Innover c’est la santé

Premier point dont j’aimerais vous parler suite à  la convention du MEDEF, l’impératif d’innovation. Une problématique que je vais lier ici aux questions d’intelligence économique car une bonne logique de benchmarking amène aussi à  aller voir ce qui se passe à  l’extérieur de la membrane de l’entreprise.

J’ai choisi ici de vous présenter trois vidéos. Les deux premières traitent de l’innovation en tant qu’enjeu non pas seulement pour l’entreprise stricto sensu mais pour tout l’écosystème entreprenarial européen : lorsque la performance de vos partenaires voire de vos concurrents contribue à  votre propre performance. La troisième traite de l’intelligence économique vue comme source d’avantage concurrentiel, portée par le travail en réseau et l’utilisation de la connaissance.

L’innovation est en effet un enjeu plus que stratégique non seulement pour les entreprises mais à  un niveau plus global pour créer un véritable écosystème européen d’entreprises performantes. Il est en effet plus difficile d’innover lorsque ses partenaires ne suivent pas la cadence. Dans cette première vidéo, Luca de Montezemolo, pose clairement l’innovation comme un enjeu gloal pour la compétitivité européenne.



Force est de constater que la France a beaucoup à  faire en la matière comme le prouve ce benchmark. J’ai toutefois deux regrets quant à  ce qui nous a été proposé ici : l’innovation est considérée davantage sous un angle « produit » et industriel alors que nous savons que ce n’est qu’une partie d’un enjeu plus important : innovation sur les pratiques, sur les process. Ce qui m’amène à  une seconde remarque : bien entendu l’innovation scientifique reste essentielle mais ça n’est pas tout. L’innovation peut être en rapport avec nombres de domaines, je pense ici notamment à  tout ce qui touche à  l’organisation et au management. D’accord on appelle souvent cela les « sciences de gestion » ou « sciences humaines » mais elles sont trop souvent les laissées pour comptes du processus innovant. A méditer…


Vient enfin la question de la veille économique. On ne crée pas tout ex nihilo dans les murs de l’entreprise, s’ouvrir au monde extérieur est essentiel. Là  encore pour voir ce qui se fait ailleurs, mais pas seulement. Sentir les tendances, transformer l’entreprise d’aujourd’hui pour l’adapter aux enjeux de demain cela participe aussi d’un travail d’intelligence économique. Quels salariés, quelles méthodes pour quels enjeux ? En tout cas une preuve nouvelle que le marché de la connaissance externe ou interne est créateur d’avantage concurrentiel. Avec là  encore une nécessité : le travail en réseau, l’utilisation de la connaissance, la coopération voire la coopétition. Dans cette dernière vidéo, Alain Juillet pose les bases de cet enjeu pour les entreprises et Marie-Christine Oghly l’illustre par l’exemple, au niveau des PME.


Bertrand DUPERRINhttps://www.duperrin.com
Head of Employee and Client Experience @Emakina / Ex Directeur Consulting / Au croisement de l'humain, de la technologie et du business / Conférencier / Voyageur compulsif.

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