Le meilleur moteur de recherche c’est vous

L’accès à  l’information et à  l’information pertinente est un double challenge, et ce pour deux raisons : l’information est le nerf de la guerre d’une part, et on en a de plus en plus d’autre part.

Google a montré l’exemple : la pertinence vient des utilisateurs. Plus on cite, plus on lit, plus on lie plus Google estime la source pertinente. Les solutions visant à  analyser le comportement des utilisateurs pour élaguer la forêt informationnelle suscitent de plus en plus d’intérêt, de réflexions.

Ce qui revient peu ou prou à  reconnaitre que le meilleur moteur de recherche n’est autre que l’individu, les moteurs “outils” les plus performants ne faisant finalement que capitaliser les comportements des utilisateurs humains. J’en parlais il y près d’un an : pour gagner en pertinence c’est le traitement social de l’information qui s’impose. Claude Malaison le confirmait dans ce podcast : pour s’y retrouver dans ses archives la NASA qui ne savait plus envoyer un homme sur la lune a du embaucher deux documentalistes.

J’en ai encore fait l’expérience hier après midi : alors qu’au bureau nous disposons d’un moteur de recherche “trois étoiles”, de ceux qui trouvent vite et bien même si vous formulez mal votre question, mon premier réflexe avant de m’en servir a été de demander à  un collègue “tu sais si on a quelque chose là  dessus ? Où ça se trouve ? “. Réponse immédiate et plus pertinente que la liste que m’aurait retournée le dit moteur.

Quoi qu’on en pense, le meilleur moyen de trouver la bonne information reste d’essayer de trouver la personne qui la connait. J’en parlais en déjeunant avec Alexis Mons dont j’espère qu’il publiera une note sur la réflexion qu’il m’a livrée, inspirée par une de ses dernières interventions dans un contexte très spécifique. Dans un monde où l’unité de mesure minimale est le téraoctet, l’organisation a compris que seul l’individu était capable de fournir une recherche vraiment qualifiée d’une part, et que la qualification de l’information était finalement totalement liée à  celle de son émetteur d’autre part.

Le rapport du Aspen Institute ne concluait il pas que “la forme la plus accessible de connaissance est la conversation” ? Reste à  faire naitre les dynamiques d’échanges informels qui permettent ces transferts de connaissance, et capitaliser le tout.

Comme le disait Anne-Marie Ducroux dans une tribune malheureusement plus disponible mais qui a été très bien analysée ici “croiser les expériences acquises dans chacun des domaines permet souvent des enrichissements possibles et même une capacité d’innovation”. Poursuivant “« Il faut renforcer la convergence des actions et des efforts de chacun, organiser de nouvelles relations entre acteurs, abolir des clivages désuets et contribuer à  la naissance de nouvelles coopérations. Cela commence immanquablement par des dialogues. D’où la nécessité de façonner leurs”creusets” : outils, moments, lieux et médiations. » elle concluait “« Les nouveaux alchimistes, au XXI e siècle, ne tenteront pas de fabriquer de l’or, mais des dialogues€¦.qui valent de l’or, pour la société. »

Ni plus ni moins que la marche à  suivre par nos organisations pour les années à  venir.

Pour les afficionados des outils, notons également que nous atteignons un point d’inflexion : jusqu’à  présent on demandait des outils à  la puissance de traitement accrue. Aujourd’hui (et même si les outils de traitement, de process, ont toujours leur raison d’être) il nous faut également des outils “sociaux” permettant aux individus d’exprimer leur propre puissance de traitement sur des domaines où les outils traditionnels montrent leurs limites. Les démarches people-centric vont donc devoir trouver leur place non en remplacement mais au moins à  égalité avec les démarches outil-centric qui resteront de mises pour les activités de traitement répétitifs..

Bertrand DUPERRINhttps://www.duperrin.com
Head of Employee and Client Experience @Emakina / Ex Directeur Consulting / Au croisement de l'humain, de la technologie et du business / Conférencier / Voyageur compulsif.
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