Je suis le premier à  être convaincu que l’entreprise ne peut fonctionner sans un minimum de direction et de cadrage. L’entreprise n’est pas un parc d’attraction, les outils qu’on y utilise doivent d’abord servir des objectifs très concrêts avant même d’être « sociaux », « fun » ou « sympas ». Idem pour le comportement des collaborateurs même si on assimile trop souvent « serieux » et « performance », ce que je trouve regrettable au niveau de l’ambiance interne et de l’impact que cela a sur les résultats. Le manche a balais n’est en effet créateur de valeur que pour celui qui le vend et pour l’entreprise de nettoyage : utilisé comme norme comportementale il n’a que des effets néfastes.

Ceci étant dit, et si un juste milieu doit être trouvé, la culture innée des collaborateurs ne peut être négligée sous peine d’être bien incapables de leur permettre de délivrer leur plein potentiel dans le cadre de leur travail quotidien. L’occasion de méditer sur UPS qui a du revoir tout son processus de formation pour s’adapter aux nouvelles générations.

Nouvelle génération…parlons en justement.

Lors du dernier Webcom, Fred Cavazza signalait justement que les jeux étaient les espaces sociaux du futur. Je suis très loin d’être aussi pointu que lui sur les problématiques B2C et les tendances grand public et je dois avouer que si cela m’a un peu fait tiquer au départ, cela me semble avoir un minimum de sens.

J’aurais classé le dossier sans suite si Anthony Poncier n’avait pas remis le couvert en faisant remarquer que l’exposition aux jeux, et notamment parce que ceux-ci se pratiquen désormais en ligne et en groupe, allait nécessairement impacter le style de leadership des jeunes générations. L‘étude menée chez IBM est, sur ce point, saisissante.

Flexibilité, travail en réseau, prise de décision, prise de risque, sont donc autant que qualités que développent nos jeunes pousse, reste à  savoir comment les entreprises sauront les prendre en compte et les utiliser. Certains ont déjà  compris et utilisent des « Serious Games » pour recruter leurs cadres, comme DHL que cite Anthony.

De là  à  faire jouer les « anciens » à  World of Warcraft pour faire évoluer leur style de leadership.