Le peu que j’ai retenu de « LeWeb08 »

Deux jours sans rien écrire alors même que je suis « blogueur » officiel d’une conférence cela peut surprendre. Mais ne vous en faites pas, je trouve enfin quelques secondes pour vous faire un petit compte rendu de l’évènement…qui sera sans doute suivi par quelques retours plus approfondis sur les quelques choses que j’ai pu trouver  « inspirantes ». Si d’ici là  j’arrive à  en trouver.

Les raisons de mon silence pendant deux jours sont simples. Je suis incapable d’écrire, produire voire m’intéresser à  quoi que que soit lorsque je suis transi de froid et ai les doigts engourdis, lorsque mon estomac crie famine, lorsque je n’ai aucune connexion internet valable pour communiquer et lorsque l’intérêt de ce que je vois confine au néant absolu. Manque de chance, tous ces ingrédients ont été réunis l’espace de 48h. Donc voilà  pour le coté « moins ». Inutile de s’appesantir dessus, certains l’ont fait avec plus ou moins d’objectivité même s’il faut reconnaitre que si l’on se borne à  constater les faits bruts on ne peut gère trouver de chose à  redire. Après on peut toujours discuter la forme. Toujours est il qu’on saura pour l’avenir ce qu’il en coûte de parler d’amour dans un ancien funérarium.

NB : j’étais invité à  la conférence. On pourrait penser qu’en tant que tel je n’ai déjà  pas à  me plaindre mais on peut également penser que pour être crédible il faut aussi savoir dire ce qui ne nous plait pas, même à  regret. C’est la seconde option que j’ai choisi car j’aurais vraiment préféré avoir matière à  être beaucoup plus positif sur ces deux journées finalement insipides sauf en matière de networking et de contacts « off conference », où on a atteint un niveau rare en France.

Bon, revenons en à  nos moutons, la conférence en elle même. Un plateau de choix, un thème « love » tellement loin des sentiers battus qu’il rendait tout possible et permettait un vrai appel d’air en des temps où les occasions de voir les choses sous un angle réjouissant ne sont pas forcément légion pour tout le monde. Dans une note annonçant la conférence je voyais à  minima les bases d’une réflexion sur la remobilisation des écosystèmes d’entreprise, collaborateurs, clients, sur une manière de  repenser les mécanismes de création de valeur dans une logique de pérennité de la performance humaine et financière, d’envisager les intéractions sans cesse plus fortes entre l’entreprise et son environnement, l’organisation structurée et l’humain irrationnel, avec en toile de fond ce catalyseur de transformation sociologique qu’est le web.

Alors bien sur j’ai recherché principalement dans la conférence ce qui était en phase avec mes attentes et mon propre prisme. Et voici ce que j’ai trouvé et détaillerai dans un  futur que j’espère proche.

Itey Talgam tout d’abord. A l’heure où l’on parle de transformer les organisations et de les rendre plus people-centric, on évoque souvent la nécessité d’un modèle d’engagement davantage fondé sur la volonté, l’attraction, le rapprochement, le sens, que sur la hiérarchie pure et dure. Ce qui ne veut pas dire pour autant que tout repose sur l’affectif et la bonne volonté. C’est le message que j’ai retenu de l’intervention de ce chef d’orchestre et qui peut expliquer nombre de dynamiques d’entreprise. Ca n’est pas parce qu’on ne recherche pas la contrainte que le signal provoquant l’implication ne doit pas répondre à  des attentes en termes de sens, de directives, de cadrage… On en reparlera plus tard mais en attendant vous pouvez regarder son intervention, réflechir à  la nécessité qu’un minimum de bottom up est nécessaire pour avoir un people-centrism harmonieux, et vous demander ce qui sépare aujourd’hui un orchestre de jazz d’un orchestre symphonique, si l’un est préférable à  l’autre où si nous devons rechercher un modèle d’organisation qui permet à  un orchestre symphonique de faire un boeuf lorsque l’urgence le demande.

Le leadership selon Weinberger. Quelque part son propos est simple, voire évident. Lorsque peu ont accès à  l’information le pouvoir se construit autours de la détention de celle-ci. A partir du moment où l’information est diffusée et accessible à  tous, il faut construire de nouvelles formes de pouvoir distribuées. Un sujet passionnant tout autant que l’intervenant. Je reviendrai donc sur le sujet ultérieurement. En attendant on peut d’ores et déjà  commencer à  refléchir sur la transformaton du leadership dans le contexte d’un passage du offline au online, d’un monde vertical vers un monde connecté, d’un monde où l’information est rare à  un monde où elle est largement accessible. On peut également se dire qu’il existe encore un fossé énorme entre la réalité « dans la vie » et celle de l’entreprise en ce qui concerne l’abondance d’information et son libre accès. Vous remarquerez enfin que Weinberger parle de leadership là  où je parlais de pouvoir. Je pense en effet que les notions sont totalement différentes et que contrôle et autorité d’une part et leadership d’autre part ne se confondent pas.

..et c’est tout, en tout cas selon mes propres attentes. Le « live blogging » dans une conférence est difficile car vu que tout est couvert et disponible en temps réel il n’y a guère de valeur ajoutée à  « raconter » les choses en live. En général j’essaie de trouver une ligne directrice, un message, une « lumière » qui s’est allumée pendant l’évènement et me fait dire qu’après je ne verrai plus certaines choses de la même manière qu’avant, que je dois « revisiter » certains concepts en fonction… Mais là  pour être honnête…rien. Manque de sens, de cohérence, de consistance ? Je n’en sais rien mais reste dubitatif. Peut être que ça viendra à  tête reposée mais j’ai surtout l’impression d’avoir assisté à  une énumération de lieux communs et de redites d’informations déjà  lues et relues par ailleurs.

Bertrand DUPERRINhttps://www.duperrin.com
Head of Employee and Client Experience @Emakina / Ex Directeur Consulting / Au croisement de l'humain, de la technologie et du business / Conférencier / Voyageur compulsif.

Derniers articles

Vous avez aimé ce billet ? Suivez moi sur les réseaux sociaux :